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02/08/2008

Quand faut y aller, faut y aller…

 

                                                   

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Pfioouuuhh…

On en a chié…

Sérieux.

 

Mais ça y est : ce fichu nouveau site est en ligne.

Pas sûr qu'il casse trois pattes à un canard. 

Pas certain qu'il soit à la hauteur de nos envies.

Et possible qu'il ne passe pas l'hiver.

Mais… on va essayer d'en faire quelque chose qui nous plaise et vous agréée (ou l'inverse…).

 

Le truc se nomme Article11.

Et se veut un objet bâtard, un peu blog, un brin militant et un chouia organe de presse. 

Nous (c'est à dire les deux pelés et le tondu qui sont pour l'instant de l'aventure…) y publierons nos billets.

Ainsi que des entretiens menés avec des gens qui nous plaisent et des articles sur les sujets qui nous hérissent-défrisent-intéressent.

Bref : on en fera un peu ce qu'on en veut. 

 

Pour l'instant, il va vous va falloir rester indulgent : l'endroit ne prendra que peu à peu sa vitesse de croisière.

(Soit au fur et à mesure que nous trouverons notre rythme et prendrons nos marques.) 

De même que le site comprend encore quelques bugs et de nombreuses imperfections.

(Il est d'ailleurs optimisé pour le navigateur open source Mozilla Firefox. Pour ceux qui seraient encore sur Internet Explorer et à qui il prendrait l'envie de s'en débarrasser : Mozilla est en téléchargement ICI.)

 

Voilà, je crois que c'est tout.

Il me reste à rendre hommage au logiciel libre Spip, sans qui rien n'aurait été possible.

A remercier mille et mille fois François, tenancier de l'excellent site sur la bande-dessinée Mezkale, sans qui rien n'aurait été possible.

A vous saluer tous bien bas, en vous remerciant de votre gentillesse et de votre patience.

Et à vous convier sur Article11.

On se retrouve là-bas  ?  

 

 

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01/07/2008

Si ! Je bouge encore (mais tout juste…)

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Honnêtement.

Il ne me semblait avoir aucune raison de me fatiguer à prendre encore la plume.

Aucune nécessité de manquer de respect envers les fiers caciques de la Sarkozye.

Et aucun besoin de me montrer grossier envers notre glorieux gouvernement.

Puisque… tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

J'exagère ?

Allons donc… 

Un régime aux petits soins pour tous ses administrés, qu'ils soient pauvres ou puissants, noirs, blancs ou bruns.

Une police attentive, compréhensive et patiente, répugnant à jouer de la matraque ou du tazer.

Une démocratie exemplaire, où le citoyen est mis en avant, respecté et aimé.

Une véritable société de l'information, où les médias libres et indépendants font leur travail en conscience.

Un traitement exemplaire de la question de l'immigration, sans raccourcis malsains ni manquements aux droits de l'homme.

Une classe politique qui a su ne pas céder aux sirènes de la démagogie.

Bref, le bonheur…

 

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Donc.

Pourquoi se faire chier à s'escrimer (en pure perte) sur un clavier ?

(Hein ? Je vous le demande…)

 

Je me suis beaucoup trituré la cervelle.

Tripoté les neurones.

Et cassé la tête.

Pour dénicher une bonne réponse à cette question.

Soyons francs : je n'ai rien trouvé.

 

Mais…

(Vous savez quoi ?)

On s'en fout !

(Si, si…)

Et le Charançon commencera une nouvelle vie avant la fin juillet.

Se payant même le luxe de pousser (avec quelques rares motivés) ses faibles beuglantes sur un site tout neuf.

 

Tout ça pour dire : rendez-vous d'ici trois semaines.

(Cette fois, promis-juré-craché-si-je-mens-je-vais-en-enfer… D'ailleurs, plus moyen de faire demi-tour.)

Et merci à tous ceux qui ont eu la gentillesse de passer outre mon long silence, laissant céant d'aimables messages.

A très vite, donc, les aminches.

Et en attendant… vive le régime !

(Il le vaut bien…)

 

03/04/2008

Grâce au capitalisme mondialisé, on est tous l'immigré de quelqu'un. Hein, Alain ?

 

 

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Bordel…

C'est toujours comme ça.

Tu penses être tranquille chez toi.

Peinard.

A la fraîche.

Décontracté du gland.

Et dégagé de toute obligation blouguesque pour quelques jours encore.

Et vlan !

Il tombe une info si risible.

Pathétique.

Et incroyable.

Que tu n'as d'autre choix que de réendosser le harnais.

Histoire de pousser ta petite beuglante dans le désert.

Bref : au boulot ! 

 

Ne nous leurrons pas, les aminches : c'est aussi ce qui rend notre époque si passionnante.

Cette capacité à nous surprendre.

Quand on pensait avoir tout vu.

A nous indigner.

Quand on pensait avoir touché le fond.

Et à nous réveiller.

Quand on pensait avoir tout accepté.

En un mot, cette question revient toujours, sonnant comme un réveil : diantre, mais jusqu'où iront-ils ?

Les saligauds…

 

Ainsi d'Alain Leclercq, infortuné salarié d'une petite PME lilloise et en instance de licencement. 

Ouvrier à qui son patron a gentiment proposé une alternative de reclassement. 

(Preuve qu'il en est des attentionnés, hein…)

Soit un CDI au Brésil, payé la jolie somme de 315 €.

(Oui : par mois… Mais on ne sait pas si les tickets restos sont compris.)

Ou un contrat tout aussi indéterminé en Turquie, rémunéré à hauteur de 230 €.

(Oui : par mois aussi… Mais on sait pas si le treizième mois est payé sous forme de chocolats ou de dragées fucas.)

 

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Et ?

Ce qu'a choisi Alain, des chaudes contrées du Brésil ou des riantes plaines de la Turquie ? 

Rien.

Il n'a rien choisi, le bougre. 

L'outrecuidant père de famille a refusé.

Arguant de raisons toutes plus évasives les unes que les autres, listées dans une interview au bloug de Libé Lille.

 

Ces justifications ne sauraient faire écran : Alain est un mauvais salarié.  

Incapable de saisir les opportunités qu'on lui offre sur un plateau. 

Et assez idiot pour ne pas voir que c'était là l'occasion rêvée de découvrir d'autres façons de vivre et de travailler.

Bref : ce paresseux méritait bien de se faire licencier.

Bon débarras !

 

Au fond, ce n'est pas Alain qui m'intéresse.

(Et partant : vous non plus.)

Non plus que son patron.

(Dont il s'agit juste de savoir ce qu'on en fera, le grand soir venu : le pendre par les oreilles ou simplement émasculer le peu de virilité qu'il lui reste.)

Le vrai débat est ailleurs.

Et ne s'articule qu'autour d'une bête question de temps.

Celui qu'il nous reste avant que de tels foutages de gueule ne deviennent une règle absolue.  

Avant que les usages du capitalisme mondial le plus débridé ne président défintivement à nos destinées à tous.

Avant que patrons et actionnaires n'aient débarrassé leur conscience des maigres traces de pudeur qu'il pouvait leur rester.

Et avant que salariés indiens, français, brésiliens ou turcs ne se retrouvent une fois pour toute sacrifiés sur le même autel, celui du profit à tout prix.

En un mot : avant que nous ne devenions tous des Alain.

 

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Je ne sais pas pour vous.

Mais je dirais que c'est l'affaire de quelques années.

Tout au plus…

En gros : je ne donne pas cher de notre peau.

 

Mais à quelque chose, malheur est bon.

(Si, si…)

Tant on peut espèrer qu'un jour, même nos compatriotes les plus obtus comprendront qu'ils partagent une communauté de destin avec ceux qu'ils se plaisent à considérer comme un danger ou un concurrent. 

Alors qu'ils sont juste les mêmes rameurs d'une même galère.

Et (puisqu'on parle immigration), je ne résiste pas au plaisir de vous balancer quelques lignes de L'Insurrection qui vient, bouquin du Comité Invisible paru aux éditions La Fabrique et dont je ne saurais trop chaudement vous recommander la lecture.

Donc :

"Un éclat de rire déflagrant, c'est la réponse ajustée à toutes les graves questions que se plaît à soulever l'actualité. Pour commencer par la plus rebattue : il n'y a pas de question de l'immigration. Qui grandit encore là où il est né ? Qui habite là où il a grandi ? Qui travaille là où il habite ? Qui vit là où vivaient ses ancêtres ? Et de qui sont-ils, les enfants de cette époque, de la télé ou de leurs parents ? La vérité, c'est que nous avons été arrachés en masse à toute appartenance, que nous ne sommes plus de nulle part, et qu'il résulte de cela, en même temps qu'une inédite disposition au tourisme, une véritable souffrance. Notre histoire est celle des colonisations, des migrations, des guerres, des exils, de la destruction de tous les enracinements. C'est l'histoire de tout ce qui a fait de nous des étrangers dans ce monde, des invités dans notre propre famille (…). Nous avons été expropriés de notre langue par l'enseignement, de nos chansons par la variété, de nos chairs par la pornographie de masse, de notre villes par la police, de nos amis par le salariat. A cela s'ajoute, en France, le travail féroce et séculaire d'individualisation par un pouvoir d'Etat qui note, compare, discipline et sépare ses sujets dès le plus jeune âge, qui broie par instincts les solidarités qui lui échappent afin que ne reste que la citoyenneté, la pure appartenance fantasmatique à la République. Le Français est plus que tout autre le dépossédé, le misérable. Sa haine de l'étranger se fond avec sa haine de soi comme étranger (…). Nous en sommes arrivés à ce point de privation où la seule façon de se sentir Français est de pester contre les immigrés, contre ceux qui sont plus visiblement des étrangers comme moi. Les immigrés tiennent dans ce pays une curieuse position de souveraineté : s'ils n'étaient pas là, les Français n'existeraient peut-être plus."

 

Voilà : tous enfants de rien et de nulle part.

C'est bien la seule morale positive à tirer de ce qui arrive à Alain. 

Il ne reste plus qu'à espérer que ces salopards qui composent l'opinion finissent un jour par le comprendre.

 

Et puisqu'il faut bien les y aider : 

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PS : ceux qui aiment manifester au son de la tekno devraient être enchantés de savoir que des sons participeront à la manifestation.

Histoire de danser pour une bonne cause.

 

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PPS : au fait, les aminches : coucou à tous !

20/03/2008

Eh, Princen, mon pote : je t'ai facilité le boulot. Pour la diffamation, y a plus qu'à se baisser, mon grand. Fais-toi plaisir…

 

 

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Hé Nicolas !

Oui : toi, Princen, mon poteau. 

(Tu permets que je te tutoie, n'est-ce pas ?)

(Maintenant qu'on fréquente les mêmes terres blouguesques, hein…)

(C'est comme si on était ami, non ?)

 

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Donc : hé Nicolas ! 

Toi, le glorieux shériff du web sarkozyste.

J'ai une bonne nouvelle pour toi.

Empressé que je suis de te faciliter les choses et de te prêter main-forte.

Et conscient que tu auras besoin de soutien pour réaliser la jolie mission qui t'a été confiée. 

Tant il n'est pas facile pour un seul homme, fut-il diplômé de HEC, de contrôler l'ensemble du web français.

Bref : je vais t'aider.

 


Comment je compte m'y prendre ?

Oh : pas en dénonçant mes petits camarades qui manquent de respect à notre prestigieux guide à talonnettes. 

(Et pourtant, j'en connais un paquet…)

Ni en te livrant sur un plateau les billets anti-sarko les plus évidemment attentoires à la dignité du chef de l'Etat.

(Et pourtant, j'ai en stock un max d'URL qui pourraient t'intéresser…)   

Non : je vais me contenter de commettre, sous tes yeux embués de reconnaissance, quelques évidentes infractions.

Injures ciblées et diffamatoires que tu pourras rapporter à ton patron, la truffe fièrement levée et le poil luisant.

Oui : ici.

(Si, si…) 

Oui : tout de suite.

(Si, si…) 

Oui : à l'instant.  

(Si, si…) 

 

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(Si c'est pas du teasing, ça…) 

 

Donc.

(Accrochez-vous, les aminches)

Juste pour toi, Nicolas.

Je n'hésite pas à l'écrire haut et fort :

 

Nadine Morano n'est qu'une quiche sans cervelle.

Et imaginer qu'une femme aussi vulgaire puisse devenir secrétaire d'Etat est une si vibrante insulte à l'intelligence.

Qu'elle devrait suffire à faire descendre tous les citoyens de bonne volonté dans la rue.

Indignés que cette poissonnière sans talent puisse prétendre les représenter ou les diriger. 

 

Eheh…

Alors, qu'est-ce que tu en dis, Nico ?

Oui, je sais : ce n'est pas mal.

De l'injure franche et gratuite, de quoi remplir tes bons offices de rapporteur.

Mais pour toi, mon poteau, j'ai mieux.

Lis-moi ça :

 

Yves Jégo n'est qu'un poireau sans scrupules ni conscience.

Et imaginer qu'un homme aussi méprisant et procédurier envers les blougueurs qui lui manquent de respect puisse devenir secrétaire d'Etat est une non moins vibrante insulte à l'intelligence des citoyens.

Même s'il faut avouer que cette nomination a au moins un avantage : les fonctionnaires du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer ne risquent pas d'être dépaysés.

Tant Estrosi et Jégo ont au moins un point commun, celui d'afficher sans honte une même bêtise crasse.  


Eheh…

Je sens que ça commence à t'intéresser, mon petit Nico.

Et à titiller ta fibre de premier de la classe désireux de se faire bien voir du principal en chef.

C'est un brin gras.

C'est un chouïa vulgaire. 

Et c'est si franchement diffamatoire que nul ne pourra réellement l'excuser.

Bref : c'est le cas idéal pour que tu puisses commencer à te faire les dents.  

Même si, pour être bien sûr que tu ne sois pas déçu, je vais en rajouter une dernière couche. 

Lis-moi ça :

 

Nicolas Princen n'est qu'un triste corniaud sans envergure.

Jeune homme qui, s'il n'était né en nos bonnes terres franchouillardes, aurait pu faire une jolie carrière dans l'Empire du midi. 

Chez ceux-là même qui savent si bien contrôler ce qui se dit sur le web. 

Et punir comme ils le méritent les naïfs qui osent revendiquer la liberté d'expression. 

 

 

Eheh…

Ça te va, Nico, mon poteau ?

Oui ?

Je pense aussi : c'est largement suffisant.

Ne me remercie pas, je suis content d'avoir pu te rendre service.

Et j'en profite pour te souhaiter une longue et belle carrière.

A bientôt, mon grand.

 

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PS :  pour ma longue absence sans un signe de vie, je ne peux que présenter mes plus plates excuses.

Et très sincèrement remercier Françoise, Dominique, Flo Py et Skalpa pour leur sollicitude : cela me va droit au coeur.

(Bien la première fois que l'évocation d'une pétition m'a réellement touché…)

Donc : merci beaucoup, vraiment. 

 

Ce bloug va reprendre un peu vie.

Mais devrait continuer à tourner au ralenti pendant trois ou quatre semaines.

Le temps de peaufiner, avec le fraternel tenancier de l'Observatoire du Kitsch et quelques autres rares bonnes volontés, un projet de site alternatif.

Objet mal identifié à la frontière du bloug et de la revue.

Et qui devrait notamment héberger des billets charançonnesque. 

Voilà : à plus, les aminches.  

 

07/03/2008

Le soleil brille, le ciel est bleu, les oiseaux chantent et le chômage ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Ben quoi ? Demain, on rase gratis…

 

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Ouf !

La bonne nouvelle !

La boonnne nnoouuveeellleeee !

(Quand même…)

 

Tenez : j'en suis tout regaillardi.

Guilleret à bloc.

Et joyeux tout plein.

Tant cette annonce présidentielle m'a fait plaisir.

Et m'a rassuré sur la capacité de la France à affronter les grands enjeux économiques et financiers de ce monde globalisé qui fait rien tant que nous poser des problèmes.

 

Alors…

Les plus sceptiques auraient beau jeu de lier cette grandiose proclamation à la proximité des municipales.

Evidemment…

Et ils feront comme d'habitude.

Mettant en cause la sincérité du petit monier.

Et l'accusant de grossière manipulation.

Les salauds…

 

Mais il ne sera pas dit que je participerai à cette curée de mauvaise foi.

Ni que je me prêterai au petit jeu malsain de cette gauche qui fait rien tant que multiplier les "atteintes à la démocratie".

Et ne sait rien dire d'autre que son éternel "discours de la revanche".

Foin de ces attaques malvenues.

J'ai décidé de ne pas bouder mon plaisir.

Et de prendre les heureuses nouvelles pour argent comptant.


Bref : si le très petit père du peuple me promet que demain on rase gratis, je ne discute plus.

Je prépare juste mon blaireau préféré et ma bombe de mousse à raser pour en profiter.

 

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Et si le même me garantit une magnifique embellie sur le front de l'emploi, assurant que "nous aurons prochainement des chiffres qui montreront une baisse sans précédent du chômage dans notre pays", je ne discute pas davantage.

Battant juste des mains, un sourire niais aux lèvres et les yeux émerveillés.

Tel le ravi de la crèche moyen.

 

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Et je me contenterai de répéter, encore et encore :

 

Ouf !

La bonne nouvelle !

La boonnne nnoouuveeellleeee !

(Quand même…)

 

 

PS : cet optimisme bienvenu du chef de l'Etat me fait penser à ce bref passage de Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits.

L'auteur, Christian Salmon, y cite l'écrivain Don DeLillo :  

"Mais si tu as besoin de te sentir à l'orée d'un merveilleux changement, que ce soit le cas ou non, la chose à faire c'est de l'annoncer aux gens. <Je m'apprête à un merveilleux changement. Je suis sur le point de faire un truc fascinant. Les fibres de tout votre être en seront électrifiées, Monsieur, quand je vous dirai ce que je me propose de faire.> L'exprimer en mots, c'est voir émerger la possibilité. Peu importe laquelle. Ne te casse pas la tête pour cela. Pour le propos de cette discussion, ce pourrait être l'escalade en montagne, dont nous parlons, ou cet ami de Jack, ce minable souvent cité qui a l'intention de traverser la Mer du Nord en nageant de la main gauche (…). L'important semble être de se sentir à l'orée de quelque chose."

Encore une fois ?

"Je suis sur le point de faire un truc fascinant. Les fibres de tout votre être en seront électrifiées, Monsieur, quand je vous dirai ce que je me propose de faire."

On s'y croirait…

 

PPS : quant à ceux qui ne pourront s'empêcher de jouer les mauvais esprits.

(Je vous connais, hein)

Ils auront tout intérêt à se reporter à cet article du Monde démontrant que les baisses successives du chômage s'expliquent d'abord par la progression du sous-emploi et du travail précaire.

Sans surprise…

 

05/03/2008

Quand les vieux barbots de la droite se mettent à causer "lutte des classes", c'est que le grand jour approche… (vieux proverbe maoïste)

 

 

"Je crois au retour de la lutte des classes. On laisse se développer un véritable prolétariat étudiant, des situations sociales très dures, et jamais le moral des Français n'avait été aussi bas. Nous allons vers une aigreur, une animosité, une irritation qui peuvent mal tourner."

 

 

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Euh…

Ça surprend.

Surtout venant d'un sarkozyste repenti, ancien ministre et pilier du centrisme.  

Mais… bienvenu chez nous, camarade.  

 

(On ne va pas mégoter, hein…)

 

 

Ps : je sais, c'est maigrelet.

Mais je suis un peu pris par le temps.

Et il faudra encore un ou deux jours avant que ce bloug ne reprenne sa vitesse de croisière.

D'ici là : toutes mes excuses.  

03/03/2008

Tranche de vie : le retournement de veste saisi sur le vif. Ou quand un sondage donne les noms des futurs ralliés au gouvernement.

 

 

Coucou !

Vous avez de la chance.

J'ai déniché pour vous une image exceptionnelle.

Photographie très rare d'une veste qui a entamé la phase finale de son cycle de retournement. 

Patient processus qui la verra, une fois la mue terminée (soit d'ici quelques semaines), entamer une nouvelle carrière.

Bref : une photo choc.

Un vrai moment de vérité saisi sur le vif. 

Et vous avez intérêt à le savourer comme il se doit.  

Voici la bête :

 

 

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Impressionnant, hein ?

Oui.

Ça pète…

 

Quoi ?

Vous n'avez pas bien vu ?

Pas de problème, la voici à nouveau :

 

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Toujours aussi impressionnant, n'est-ce pas ?

Oui, je trouve aussi.

Ça claque…

 

Comment ?

Vous voudriez la voir encore une fois ?

Ok, mais c'est bien parce que c'est vous.

Profitez-en bien :

 

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Pardon ?

Vous en voulez encore ?

Ah non : ça commence à bien faire.

Et si vous souhaitez continuer à savourer ce phénomène de retournement de veste.

Il faudra que vous alliez dénicher vos images par vous-mêmes.

ICI, par exemple.

Ou encore ICI.  

 

Amusez-vous bien. 

 

 

PS : je sais, je ne me suis pas foulé.

Mais on est lundi.

Et le lundi, c'est servici minimi.

Alors…

 

Quant à ce sondage qu'évoque aussi Guy Birenbaum.

Il a au moins le mérite, outre d'être bidon, de poser clairement les choses.

Et d'annoncer à l'avance la couleur du prochain remaniement gouvernemental.

Jack Lang, donc.

Et Claude Allègre.

 

Pas vraiment une surprise.

Et c'est un brin dommage : les retournements de veste sont devenus aussi prévisibles que les résultats d'une élection russe. 

Plusieurs semaines avant, on connaît déjà les futurs élus.  

On parie ?

29/02/2008

Commando d'élite dans la jungle colombienne ou général en chef dans les zones tribales afghanes : Sarkozy est l'homme d'action qu'il nous manquait… Vive la France !

 

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Mazette !

Quel homme !

 

On dira ce qu'on voudra.

Qu'on l'aime ou qu'on le déteste.

Mais…

Il en a quand même des grosses comme des melons, notre béret vert présidentiel.

 

Rompu aux sports de combats les plus sanglants.

Habitué des stages commandos en milieu hostile.

Et plus à l'aise dans le jungle que Prédator, Crocodile Dundee et Mowgli réunis. 

Le très (glorieux) petit père du peuple vient de prendre la seule décision qui s'imposait dans le dossier Bétancourt.

Soit : puisque Ingrid ne vient pas à lui, lui va aller à Ingrid.

Pas con…

 

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En Sarkozy dans le texte, cela donne : "C'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire (…). Je suis prêt à aller moi-même chercher Ingrid Betancourt à la frontière entre le Vénézuela et la Colombie."

Ça pète, non ? 

"Je suis prêt à aller moi-même chercher Ingrid Bétancourt" !

La classe…

Autant dire qu'à côté de ça, le père Poutine est enfoncé.

Tant l'autocrate russe ne se se proposait que de "buter les terroristes jusque dans les chiottes" quand le notre est prêt à aller affronter la moite torpeur de la jungle hostile. 

Couillu, le gars.

Hein… 

 

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Enfin, je dis : "la moite torpeur".

Mais il n'y aura pas que ça.

Il faudra aussi compter avec la diarrhée, endémique dans la région.

Et avec les membres des Farc, pas mal démiques eux-aussi.

 

Heureusement, les seconds ne devraient pas poser trop de problèmes à notre héros en talonnette.

Qui n'en fera qu'une bouchée. 

A coup sûr… 

Je vois même ça d'ici.

Un guérillero des Farc à l'horizon ?

 

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Pas de problème : position de combat, nekoashi-dachi, léger déplacement vers la gauche, balayage latéral, ensei-dachi, botte de Nevers, prise secrète presque mortelle (combinaison coup de boule et répartie glaciale : "Casse-toi alors, pauvre con…")

Et hop : le guérillero rentre chez sa maman, calmé pour la vie.

 

Un second guérillero qui se radine la bouche en coeur ?

 

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Fingers in the nose : position de combat, gyaku-zen-kutsu, bond en avant, carpette sautée vrillée, jigo-dachi, coup de Trafalgar, prise secrète presque mortelle (combinaison ma main dans ta face et répartie foudroyante : "De l'air alors, espèce de tanche")

Et hop : le fier rebelle colombien ramasse ses dents à la petite cuillère.

 

Le grand chef des Farc, Manuel Marulanda Vélez, qui se pointe l'air méchant ?

 

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A l'aise, Blaise : position de combat, kumo-dachi, feinte latérale droite, double épaulé-jeté, moroashi-Dachi, sixte fendue, prise secrète presque mortelle (combinaison mes pieds dans tes roubignolles et répartie écrasante : "barre-toi alors, fichu naze")

Et hop : le chefaillon des rebelles compte ses abattis.

En un mot, ça va chier.

Et je préfère vous le dire tout de go : ils ne vont pas voir le feu, ces abrutis de guérilleros.

 

J'y pense…

Une fois qu'il aura libéré Ingrid.

(Incessament sous peu…)

(Juste une question de minutes…)

(Vous allez voir ce que vous allez voir…)

(Si, si…) 

Ça serait bien que notre commando présidentiel ne s'en tienne pas là.

Et qu'il continue à jouer le héros aux souliers vernis.

 

Même…

On pourrait l'envoyer en Afghanistan.

Où mine de rien, la France intensifie sa présence militaire. 

Ainsi que le rapporte benoîtement Le Monde : "Paris réfléchit au déploiement de centaines de soldats supplémentaires hors de Kaboul, où est actuellement concentré le contingent français. Leur destination serait des zones de combat potentiellement intense, de préférence la région est de l'Afghanistan, face aux régions tribales pakistanaises."

"C'est à l'occasion du prochain sommet de l'OTAN, en avril, à Bucarest, que Nicolas Sarkozy devrait faire des annonces sur une extension de l'engagement militaire français, qui s'élève actuellement à près de 1 900 hommes si l'on compte les soldats basés au Tadjikistan voisin", précise le quotidien. 

Qui souligne que "l'approche du chef de l'Etat tient à la conviction que l'action des Occidentaux en Afghanistan relève de la défense des valeurs des démocraties face au terrorisme djihadiste".

Voilà…

 

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Eh ! 

Je ne sais pas si vous l'avez aperçu.

Mais je viens de voir passer ce vieux comique de Samuel Huntington.

(Si, si… là, juste au-dessus.) 

Penseur de supermarché et stratège de pacotille qui n'est pas pour rien dans la décision de Sarkozy de renforcer la présence française en Afghanistan.

Tant l'auteur du Choc des civilisations, brouet géopolitique simpliste à l'usage des faibles d'esprit et autres retardés du bulbe rachidien, a marqué notre président.

Convaincu que ces musulmans qui font rien tant qu'égorger des moutons dans les baignoires vont très bientôt déposer des bombes pleines de clous et de matières nucléaires un peu partout sur notre fier sol occidental.  

Ce qu'il avait notamment théorisé le 27 août dernier, dans son discours aux amabassadeurs.  

Expliquant que l'un des défis de la diplomatie française était de "prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident, voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que ce siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre idéologies".

Avant de longuement développer ce qu'il voit comme "la menace d’une confrontation, entre l’Islam et l’Occident. Nous aurions tort d’en sous-estimer la possibilité : l’affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur".

 

C'est clair, donc : on passe à l'action.

Histoire de protéger le bloc occidental et ses racines chrétiennes de tous ces sanguinaires enturbannés.

Et vous savez quoi ?

On n'est pas sorti de l'auberge.

Tant il serait étonnant que les efforts à fournir pour "la défense des valeurs des démocraties" ne montent en puissance au fil du temps.

 

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A moins que…

… Sarkozy n'aille lui-même régler le problème en deux secondes trois dixièmes après avoir sauvé Ingrid.

Se faisant tout autant commando des croisés que commandeur des chrétiens.

Après tout, il maîtrise : position de combat, nekoashi-dachi, léger déplacement vers la gauche, balayage latéral, ensei-dachi, botte de Nevers, prise secrète presque mortelle…

Et hop : ils nous feront un peu moins chier, tous ces salopards d'islamistes en puissance.

 

 

De la magie des sondages bidons : rions un peu avec Le Figaro…

 

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Mouahahah.

Mouahah.

Mouah.

 

 

Voici qu'Opinion Way reprend du service auprès de sa majesté.

Permettant au quotidien de papa Dassault de titrer habilement :

 

 

Les médias jugés excessifs contre Sarkozy

 

 

Mouahahah.

Mouahah.

Mouah.

 

(Excusez-moi, c'est nerveux…) 

 

PS : pour un billet sur Opinion Way, rendez-vous ICI.

(Attention : pub perso) 

 
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