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13/06/2007

Parachutisme : on a niqué les Ricains !

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Cocorico !

Pas souvent qu'on est les meilleurs.

C'est même plus tôt rare.

Mais s'il y a un domaine où ces enfoirés de chinetoques les pays émergents d'Asie du Sud-Est ne sont pas prêts de nous voler la vedette, c'est bien celui du déposé en douceur sous un carré de tissu.

 

Logique.

On avait commencé à pratiquer alors que la plupart des autres pays en étaient encore, en matière de sports extrêmes, aux concours de ricochés ou aux batailles au corps-à-corps.

En 1791, un certain André-Jacques Garnerin, qui en avait quand même des grosses comme un ballon de foot, entra dans l'histoire en effectuant le premier saut en parachute.

Et pas n'importe où : le bonhomme plongea, depuis un ballon, sur le parc Monceau.

Notez bien.

Sur le parc Monceau !

Le coeur du 8e arrondissement, amené à devenir un des lieux les plus chicos de Paris.

Ça ne s'invente pas…

 

Bref. Depuis la Révolution française, la France domine le parachutisme mondial.

Et frappe régulièrement de grands coups, histoire de rappeler sa suprématie.

L'un des plus glorieux restant le saut en groupe sur Kolwezi en 1978, souvenir qui tire encore des larmes aux anciens de la Légion.

 

Disons-le tout net : les légionnaires ne sont que des petites tarlouzes en mal de sensations fortes à côté des gros couillus français qui se sont imposés depuis une dizaine d'années dans la discipline.

De grands noms qui ont renouvellé la pratique du genre.

Et pratiquent la chose avec un dédain du danger et des convenances qui n'est pas sans rappeler l'audace du pionnier Garnerin.

Un petit jeu qui a vu les Noël Forgeard (8,5 M€ en quittant EADS), Serge Tchuruk (5,6 M€ en abandonnant Alcatel-Lucent), Antoine Zacharias, Philippe Jaffré, Jean-Marie Messier, Daniel Bernard ou Jean-Marc Espalioux se tailler une réputation enviable.

 

Bonne nouvelle : ces grands du sport viennent de voir leurs efforts reconnus officiellement. 

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C'est une étude d'un cabinet de conseil européen qui, pour la première fois, rend hommage à l'intrépidité des frenchies en matière de parachutes dorés. 

Cette "première analyse statistique et comparative des rémunérations des patrons en Europe et aux Etats-Unis" révèle que nos grands dirigeants d'entreprise perçoivent en moyenne comme indemnité de départ "le double du total de leur salaire de base et de leur bonus annuel".

Ce qui les place en tête du palmarès mondial.

Largement devant les Ricains !

Quand même… Respect.

 

Une performance que le chef du gouvernement ne semble pas avoir appréciée à sa juste mesure.

Pensant se mettre au diapason de l'opinion publique, le jogger en chef a récemment annoncé la fin des parachutes dorés.

" Promis-juré, on va légiférer en la matière ", a craché le petit père des peuples.

 

Ce qui se révélerait un drame pour le sport français.

 

Sauf que…

Les paras d'affaire n'ont pas vraiment d'inquiétudes à avoir.

C'est vrai : leur mise au pas est censée être l'un des volets de la loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat", qui sera débattue cet été au Parlement.

Mais pas question d'interdire les parachutes dorés. Juste d'établir une relation entre les performances réalisées par l'entreprise en question et la somme versée à son départ au capitaine.

 

Ce qui donne tout le sel à l'histoire, c'est que l'évaluation de cette performance restera à la discrétion de l'entreprise.

Et que les conseils d'administration auront toujours le dernier mot en la matière.

 

Mutatis mutandis, comme disait ma tante qui, elle, les avait toutes petites. 

En un mot : nous resterons les meilleurs.

Ouf. 

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