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18/06/2007

Les soirs de défaite, Evita-Ségolène Peron aime se gratter le nichon droit (mais personne n'a le droit de le dire)

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Une fois le soir venu, après avoir longuement harangué les ouvriers et les paysans, Evita-Segolène Peron avait coutume de s'étendre à l'ombre des magnolias en fleurs.

 

Langoureusement couchée dans un hamac surplombant la capitale, la belle attendait que le colonel de son coeur rentre du boulot en croquant quelques grains de raisins. Evita-Ségolène laissait alors ses pensées vagabonder au gré de ses humeurs ambitieuses et de ses stratégies de conquête politicienne.

 

Et quelquefois…

 

Quelquefois, seulement…

Sa main s'égarait discrètement entre ses jambes de starlettes.

Ses doigts s'activaient doucement.

Et fermant les yeux, autant emportée par son doux plaisir que par le parfum des magnolias, Evita-Segolène Peron poussait quelques gémissements en rêvant à la façon dont elle s'approprierait le pays, un jour.

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C'était toujours à ce moment que le colonel rentrait.

Qu'il poussait la porte sans délicatesse et apostrophait l'icône télévisuelle, comme n'importe quel rustaud à galonnette :

"J'en ai ras-le-cul, Evita-Ségolène, disait-il invariablement. Les démocrates et les gauchistes m'ont encore cassé les couilles en évoquant les libertés individuelles. Ils ne comprennent rien au socialisme-national, ces abrutis."

Qu'il s'approchait du hamac et posait ses larges mains de militaire sur les petits seins de la belle évanescente, lui soufflait dans le cou et ajoutait :

"Tu es très belle, ce soir, amore mio. Tu sais, j'ai très envie de décharger ma semence de caudillo de gauche dans ton corps de rêve."

Et que toujours, Evita-Ségolène répondait, en échappant à ses griffes d'avide besogneux :

"Tu peux te brosser, colonel de mon cul. Pas demain la veille que tu mettras quoi que ce soit au fond de moi."

 

Ce qui, quand même, n'était pas très gentil.

 

Ceinture pour le colonel : la chose n'était un secret pour personne. Maints ragots couraient dans le pays sur celle qui était désomais au centre d'un véritable "culte de la personnalité, son nom et son image apparaissant partout". Et l'histoire officielle prétend aujourd'hui qu'en "privé, la vie du couple était extrêmement tendue. Les Peron n'ont d'ailleurs jamais eu d'enfants, ce qui a donné lieu à quelques controverses sur la pauvreté, voire l'absence de vie sexuelle dans le couple présidentiel".

Il se murmurait alors, dans les centres de décision comme dans les faubourgs de la capitale, que les rapports intimes du couple s'étaient réduits au fur et à mesure que les ambitions de la belle montaient.

C'est vrai : la starlette politicienne n'a bientôt plus eu de frissons intimes que sur les plateaux de télévision, d'où elle s'adressait directement au peuple, son amour.

 

Au fond d'elle-même, Evita-Ségolène le savait : un jour, elle serait vizir-en-chef à la place du vizir-en-chef.

 

Alors : elle attendit le bon moment.

Parée à l'abordage, tapie en pleine lumière.

Décidée à défendre fièrement ses chances.

 

Toute à sa stratégie, Evita-Ségolène ne laissa rien passer.

Aux journalistes qui eurent le culot de parler de ses non-affaires de fesse avec le colonel, ainsi que de l'affirmation de ses ambitions personnelles au détriment de celles de son compagnon, l'icône des plateaux intenta un procès.

Culottée, elle exigea des dommages et intérêts d'un montant astronomique, décidant que seuls 150 000 € pourraient laver la "diffamation" et la "violation de l'intimité de la vie privée" subis après la publication du livre La Femme Fatale.  

Particulièrement visé, ce passage du livre insinuant que le colonel Hollande "avait une liaison avec une journaliste".

 

Comment ?

Une liaison ?

Le colonel Hollande ?

Mais enfin : vous délirez, mon ami.

Retirez-ça tout de suite, ou je vais devoir sévir.

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Non que cela soit faux.

Mais ce n'était pas le bon moment.

 

Et maintenant ?

Maintenant, c'est différent.

Sous les sunlights des plateaux télé, en apothéose d'une campagne socialiste des législatives aussi pathétique que l'a été celle des présidentielles, alors que des millions d'électeurs de gauche se demandent à quelle sauce ils vont être mangé par le Parti du jogging, là d'accord : c'est le bon moment.

 

Hier donc, Evita-Ségolène Royal officialisait sa séparation d'avec le colonel de son coeur, en même temps qu'elle affichait son ambition de prendre définitivement le parti.

En promo, elle annonçait surtout la publication d'un livre sur son ascension, autorisé celui-là.

Et ?

Oh, rien.

Juste que dans Les Coulisses d'une défaite, l'ambitieuse écervelée déclare notamment : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux. "

 

Donc : pas de liaison, mais une liaison quand même.

Pas de rupture, mais une rupture quand même.

Une atteinte à la vie privée, mais pas d'atteinte à la vie privée.

Comprenne qui pourra. Mais cela valait bien un procès.

Non ?

 

Ah, une dernière chose : longue vie à Evita-Ségolène Royal, protectrice infaillible de la liberté de la presse et chantre indécrottable des vrais valeurs de la démocratie, sans démagogie ni instrumentalisation !

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PS : Un brin perdus, nous nous retirons dans nos appartements voir si les magnolias n'y seraient pas en fleurs.

Et peut-être (je dis bien peut-être) que nous passerons un petit coup de fil à notre conseiller conjugal.

Histoire de. 

Juste comme ça.

Des fois que les choses ne soient pas si claires dans notre couple que nous l'imaginions.

On ne sait jamais : il y a peut-être un peu de thunes à se faire…

Commentaires

N'étant pas d'une hostilité illimitée envers Evita-Ségo, je préfère retenir d'elle qu'une nouvelle fois de plus, prenant le contre-pied des éléphants pesamment vissés sur leurs molles habitudes, elle a pris tout le monde de court au sein de ses propres rangs en faisant cette annonce.
Femme libre, disait-elle.
Au moins ne peut-on pas l'accuser de changer de rôle en cours de route…

Écrit par : Théo | 18/06/2007

La croire ou ne pas la croire quand elle dit qu'elle avait interdit aux journalistes de rendre public la nouvelle pendant la soirée électorale ?

Dans ce cas elle n'a pas réussi à faire en sorte que les journalistes tiennent leur promesse... Y en a qui virent les journalistes pour moins que ça (ou un peu pareil) gnark...

Écrit par : alb | 21/06/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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