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06/07/2007

Pendant 364 jours, Nicolas Sarkozy trusta les médias ; puis le 14 juillet, il décida de se reposer.

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On croit rêver.

A grand renfort de publicité, dans une déclaration reprise par tous les médias, le commandeur céleste a annoncé son intention de rompre avec la tradition du 14 juillet.

Plus qu'une rupture d'ailleurs, presqu'une révolution :

Pas de déclaration officielle.

Ni d'interview télévisée.

Ni de conférence de presse.

 

Le silence absolu, quoi.

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De la part d'un homme trustant chaque jour les médias, l'idée a déjà de quoi faire sourire.

C'est pourtant logique : quel besoin d'un rendez-vous planifié sur les chaînes de télé quand celles-ci lui font fête chaque jour de l'année ?

C'est stratégique aussi. 

A voir les articles de presse auxquels cette essentielle décision donne lieu, l'on se dit que l'über-président n'a pas fini de nous en faire baver : les journaleux sont diablement nombreux à décéler dans cette absence d'allocution officielle le signe d'une évidente modernité.

Des exemples ?

Quelques-uns  :

"Nicolas Sarkozy enterre l'interview présidentielle du 14 juillet", titre audacieusement La Tribune, qui constate par contre que le très petit père du peuple a "tenu à offrir aux Français une vraie fête populaire sous les couleurs européennes". Si c'est pas gentil…

"Nicolas Sarkozy rompt avec la tradition du 14 juillet", léchouille conscieusement Le Figaro, lequel y voit un exemple supplémentaire de "rupture tranquille".

"Pas d'interview télévisée pour Sarkozy le 14 juillet", souligne 20 Minutes, qui y dénote courageusement un signe de "rupture jusque dans la fête". Soyons fous…

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On pourrait croire que ce jour-là, exceptionnellement, on n'entendra pas du tout parler du rameur en chef.

On pourrait…

Mais bon, faut pas trop nous la raconter.

Entre la grande fête de la victimisation (avec des vrais morceaux de handicap dedans !) organisée à l'Elysée, le retour gratuit du has-been Polnareff au Champs de Mars et le défilé de toutes les bottes européennes sur les Champs Elysées, on peut être sûr d'une chose : le 14 juillet sera comme tous les autres jours.

En clair : le tambour-major ne risque pas de nous lâcher la grappe.

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Commentaires

Encore une intervention sectaire et tellement dénuée de tout bon sens que je me demande même pourquoi j'y adresse ce commentaire. Encore un qui n'a pas compris et admis que Nicolas Sarkozy était devenu depuis le 6 mai le Président de la République Française. Encore un qui tente de diaboliser le rôle des médias alors que ce ne sont pas les médias qui ont éjecté la Bécassine de Poitou-Charentes mais les français. Le Président ne veut pas faire d'allocution le 14 juillet face aux TV et alors ? Précision le Président n'a pas nécessité pour que l'on parle de lui de "truster les médias" contrairement à une autre qui va même faire payer aux contribuables de poitou-charentes la reprise et la diffusion de l'émission "Arrêt sur images". Qui truste les médias ? Qui cherche à assurer sa couverture médiatique alors que tout le monde s'en fout ? Qui annonce ses déboires conjugaux un soir d'élections ? Qui démonte tout ce qu'elle a défendu en pensant nous berner ? Qui tente de s'accrocher à l'audio-visuelle comme au radeau de la méduse ? Qui s'est clairement foutu de ses électeurs ? Allez, voyons, un peu d'objectivité sinon vous allez franchir la ligne jaune entre la bravitude et la conneritude !!! On n'est pas sur désirs d'avenir là.

Écrit par : Le Corsaire | 06/07/2007

Cher monsieur

Oui, pourquoi mettez-vous un commentaire ?

Pour ne rien vous cacher, je me passerais bien de votre intervention, comme de celles de tous ces fanas de l'UMP qui n'arrivent pas à comprendre que l'on ne partage pas leur point de vue. Quand je visite des blogs de droite, je sais que l'auteur a une vision des choses différente de la mienne et je me contente de lire, sans tenter de le noyer sous une loghorrée militante.
Ne pourriez-vous faire de même ?
S'il vous plaît ?

Et puis, essayez de vous mettre dans la tête que l'on peut être critique, voire très critique, sur le règne de Sarkozy sans pour autant être un supporteur de Ségolène. Le monde de la gauche ne se limite heureusement pas à cette Marie-Pervenche moraliste et opportuniste.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 06/07/2007

Pourquoi tu donnes du grain à moudre à ce troll? Il va falloir qu'on se fasse une raison : depuis le 6 mai ils croient que tout leur est permis et leurs interventions sont aussi nauséabondes qu'affligeantes. Que faire? S'accrocher! Se serrer les coudes! Durer! Et marteler nos idées comme tu le fais avec talent, en ignorant ces gens.

Écrit par : Lev | 06/07/2007

Lev : c'est cool.

Et t'as mille fois raison, je devrais ignorer ce type d'intervention, si ce n'est l'effacer sans scrupule.

En même temps, il y a quelque chose qui m'échappe dans l'attitude de tous ces mecs qui viennent innonder de leurs commentaires ultra-droitiers les blogs de gauche alors que leurs idées n'ont jamais été aussi plébiscitées qu'aujourd'hui. J'arrive pas à piger la logique : ils trouvent qu'ils ne dominent pas assez le monde comme ça ? Ils en veulent encore plus ? La moindre pensée divergente leur file des boutons ?

Écrit par : Le Charançon Libéré | 06/07/2007

Il était dans le coma pendant deux mois le troll ? Hééé-hooo, c'est fini, la campagne électorale ! T'as plus besoin de débiner Ségo, elle a été battue ! Bien sûr "on" t'avait dit de le faire, mais c'était avant les élections ! Tu peux arrêter maintenant ! Il faut tout leur dire...ils n'ont pas prévu de bouton "off" pour leurs trolls, à l'UMP ?
Bon. Pour en revenir au sujet, le non-14 juillet du p'tit, j'ai une explication: il veut faire exactement le contraire de ce que faisaient ses prédécesseurs. Chirac on le sortait 2 fois par an, au 14 juillet et le 31 décembre. On ne verra Sarko que 363 jours par ans. Il faut bien que "la rupture" se manifeste d'une façon ou d'une autre. Et comme tout le reste est en train de tomber en déconfiture parce qu'irréalisable (pas de baisse de la dette, bien au contraire, CNE contesté par la justice, bouclier fiscal contesté par le nouveau centre, "travailler plus" prévu en juillet mais remis à plus tard, etc, etc....), il faut bien que le "changement" promis soit symbolisé par une décision ou deux. D'où le "non-14 juillet" et la fin de la grâce présidentielle. C'est du lourd, ça, hein ?

Écrit par : Anne | 07/07/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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