Avertir le modérateur

08/08/2007

Défense de la démocratie : main dans la main, Cuba et le Brésil remettent deux traîtres dans le droit chemin

medium_castro.jpg

 

Cela fait près d'un demi-siècle que Fidel pratique l'art de la litote.

Autant dire que ça le connaît…

Et qu'à force d'entraînement, entre interminables discours ne voulant rien dire et détournement de l'usage des mots, le leader maximo est devenu un véritable maître en la matière.

C'est même là sans doute la plus glorieuse victoire du socialisme à la cubaine : même à l'article de la mort, ce brave Fidel continue à distiller bons mots et glorieux euphémismes.

Comme si de rien n'était.

Bref : Castro ne change pas.

 

Dernier exemple en date, celui de ces boxeurs cubains, Guillermo Rigondeaux, double champion olympique et ancien champion du monde, et Erislandy Lara, qui avaient fait fait défection le 22 juillet, lors des Jeux panaméricains de Rio de Janeiro.

Avant même de combattre, ppsscchhhiiiittttt…

Les deux athlètes avaient disparu.

Ce que Fidel avait résumé d'une jolie formule à l'emporte-pièce : "Simplement, ils ont été mis KO par un direct au menton, facturé en billets verts."

Dans la foulée, le dirigeant cubain avait recommandé au Brésil de refuser aux deux sportifs toute demande d'asile politique.

Avant d'ajouter, en guise de petit hochet : "Nous souhaitons que le Brésil, un pays-frère d'Amérique latine et du Tiers-monde, obtienne l'honneur d'être le siège" des prochains jeux Olympiques.

Ce qui ne mange pas de pain…

medium_hochet.jpg

 

Et bien, bonne nouvelle !

Guillermo et Erislandy ont été retrouvés.

Il faut dire que les deux boxeurs n'étaient pas allés loin : la police militaire brésilienne les a dénichés jeudi dans la ville côtière de Cabo Frio, à 120 km de Rio de Janeiro.

Et les a immédiatement mis en arrestation, à la demande des autorités cubaines, pour défaut de titre de séjour.

Avant de les expulser dimanche pour La Havane.

Et oui : la coopération brésilio-cubaine est une affaire qui roule.

 

Pour autant, pas d'inquiétude : "Selon une source au sein de la police, ils souhaitent désormais regagner Cuba", expliquait une dépêche Reuters le 3 août.

"Un responsable de la police brésilienne a déclaré vendredi que les deux boxeurs se trouvaient provisoirement dans un hôtel de Rio, sous surveillance policière afin qu'il ne soient pas "à nouveau séduits" par des agents sportifs étrangers", poursuivait la même.

Oui, vous avez bien lu.

Blablabla… "souhaitent regagner Cuba"… 

Blablabla… "sous surveillance policière"…

Blablabla… "afin qu'ils ne soient pas à nouveau séduits"…

Blablabla… a déclaré "un responsable de la police brésilienne"…

Sans déconner ?

 

Dès leur expulsion officielle et leur retour sous bonne escorte à La Havane, le leader maximo s'est fendu de deux gentils petits messages, repris dans une dépêche AFP.

Assurant dans un premier temps qu'aucune "arrestation n'attend ces citoyens".

Avant d'annoncer par communiqué officiel que les deux boxeurs "ont été installés provisoirement dans une maison d'hôtes, où leurs familles peuvent leur rendre visite".

Et que Guillermo et Erislandy se verront à l'avenir confier des "tâches convenables, liées à la promotion du sport et correspondant à leurs connaissances et leur expérience".

Une "maison d'hôte"…

Des "tâches convenables"…

Si c'est pas mignon…

medium_geole.jpg

 

On dit merci qui ?

Oui : merci Fidel !

 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu