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25/09/2007

Moi ? Vous ? Eux ? Les bourreaux sont partout. Et ils ont le sourire.

Primo levi : "Ceux qui se sont adaptés à tout ont survécu, mais la majorité n’en a pas été capable et en est morte."

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On va dire qu'elle s'appelle Kristin.

Qu'elle est pleine de vie et d'enthousiasme.

Heureuse de croquer la vie.

Comme toute jeune fille de 20 ans.

 

Née en 1923 et élevée dans une famille de paysans bavarois, Kirstin ne s'est jamais posée beaucoup de questions.

Pas plus intéressée que ça à la politique.

Mais de tout coeur avec le régime.

Adolescente, elle a rejoint les Hitlerjugend.

Marchant au pas quand on lui disait.

Et criant Mort aux juifs quand on lui demandait.

 

De la guerre, elle n'a pas compris grand chose.

Si ce n'est qu'elle soutenait son pays.

A fond.

Et qu'elle se sentait pousser des ailes quand le Fuhrer rugissait à la radio.

A tel point qu'elle ne demandait qu'à participer à l'effort de guerre.

 

Kristin n'a pas eu à attendre longtemps.

Avant d'être nommée auxiliaire féminine en juillet 1943.

Et de partir pour sa première affectation.

Oswiecim, non loin de Cracovie.

 

De la Pologne, Kristin n'a pas vu grand chose.

Plaisantant dans le train avec les soldats allemands partant sur le front de l'Est.

Plus occuppée à rire et à flirter qu'à regarder par les fenêtres.  

Indifférente au paysage comme à la petite gare où elle est finalement descendue.

 

A Auschwitz, Kristin est devenue secrétaire.

Petit rouage d'une immense machine administrative.

Passant ses journées à cocher des croix en face d'une liste interminable de noms.

Avec une seule hâte : que la journée se termine.

Ou que le week-end arrive.

Histoire de s'amuser.

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De danser. 

De pique-niquer.

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Et de se reposer.

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Bref, de profiter de la vie.

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Comme toutes les filles de son âge.

 

Parce que.

Ce qui pouvait bien se passer derrière les barbelés et dans les baraquements.

Kristin s'en fichait.

Totalement.

 

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J'ai beaucoup hésité à parler de ça sur ce blog.

Tant les drames innomables abordés sur un ton sentencieux ne sont pas d'habitude mon fond de commerce.

Et tant je savais que j'en parlerais mal.

Forcément.

 

J'ai finalement décidé que si.

Parce que ces images, que Le Monde évoque dans un article intitulé Les photos de la vie heureuse des tortionnaires d'Auschwitz, sont sans doute plus instructives sur la banalité du mal que n'importe quoi d'autre.

Et que ces clichés, tirés de l'album privé de Karl-Friedrich Höcker, adjudant du commandant du camp de concentration d'Auschwitz de mai 1944 à janvier 1945, constituent un incroyable témoignage sur la capacité de l'esprit humain à passer outre l'horreur absolue.

Très récemment rendues publiques par le Mémorial de l'Holocauste de Washington, ces photos contant la vie heureuse des responsables et personnels du camp d'Auschwitz sont toutes consultables sur diaporama.

Vous y aller si vous voulez.

Evidemment. 

 

Mais je pense que tout le monde devrait voir ces femmes tout sourire prenant le soleil sur des chaises longues.

Ces jeunes gens flirtant sur un pont.

Ces officiers souriants et détendus.

Cet adjudant préparant le sapin de Noël.

Ces soldats écoutant l'aubade d'un accordéon.

Karl-Friedrich Höcker jouant avec son chien.

Ou des jeunes filles, en groupe, dégustant des myrtilles.

 

Pour ne jamais oublier que le mal est partout.

Tapi en chacun de nous.

medium_maussBon2.jpg

 

Cette capacité de chacun à se transformer en parfait rouage d'une effroyable machine.

Et à devenir bourreau anonyme parmis tant d'autres.

A d'ailleurs inspiré l'une des expériences scientifiques les plus déprimantes qui soit.

 

Psychologue américain, Stanley Milgram avait décidé, en 1960, d'étudier jusqu'où pouvait aller la soumission à l'autorité.

Et de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre contraire à la morale.

Pour cela, il avait monté une expérience mettant en scène trois personnes aux rôles bien définis.

Celui de l'enseignant, joué par un volontaire recruté par annonce de presse et rénuméré.

Celui de l'apprenant, en réalité un acteur et donc complice de l'expérience.

Et celui de l'expérimentateur, meneur du jeu et revêtu d'un blouse signe de son autorité.

 

Le principe ?

Tout bête.

L'enseignant est chargé de faire apprendre à l'élève des listes de mots.

Et de sanctionner celui-ci quand il se trompe.

Chaque erreur donnant droit à une décharge électrique d'une puissance croissante.

Avec un compteur gradué de 14 à 450 volts.

medium_expérience.png

 

"Les réactions aux chocs sont simulées par l'Apprenant. Sa souffrance apparente évolue au cours de la séance : à partir de 75 V il gémit, à 120 V il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre, à 135 V il hurle, à 150 V il supplie qu'on le libère, à 270 V il lance un cri violent, à 300 V il annonce qu'il ne répondra plus. Lorsque l'Apprenant ne répond plus, l'Expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une erreur. Au stade de 150 volts, la majorité des Sujets manifestent des doutes et interrogent l'Expérimentateur qui est à leur côté. Celui-ci est chargé de les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus responsables des conséquences. Si un Sujet hésite, l'Expérimentateur lui demande d'agir. Si un Sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience, l'Expérimentateur lui adresse, dans l'ordre, ces réponses :

  1. « Veuillez continuer s'il vous plaît. »
  2. « L'expérience exige que vous continuiez. »
  3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
  4. « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer. »

Si le Sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions, l'expérience est interrompue. Sinon, elle prend fin quand le Sujet a administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes intitulées XXX situées après celles faisant mention de Attention, choc dangereux", résume Wikipedia.

 

Et que croyez-vous qu'il s'est passé ?

Oui : lors des premières expériences, 62,5% (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme, infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts.

Et tous les participants acceptèrent le principe annoncé et atteignirent au minimum les 135 volts.

 

Voilà…

Tous des bourreaux en puissance ?

Presque.

Mêmes les jeunes filles en fleurs.

Vous avez vu ?

Elles sourient sur les photos de Karl-Friedrich Höcker.

Commentaires

Vous avez oubliez un autre fait troublant ce "lien" qui anime bourreau et victime,trés bien decrit dans un film dont j'ai perdu le nom avec Charlotte tremplin,je crois "Le portier.de nuit...?
C'est aussi ces phénomenes de dependance psychique vis a vis de la hierarchie qui a permit a des gouvernements autocrates communistes de torturer ,deporter,et tuer des millions de pauvres gens Et je pense que l'on peut assimiler un certains nombre de clichés photographiques des epoques staliniennes et maoistes a ceux que vous montrez
Alors oui charançon nous sommes tous des bourreaux en puissance La dessus nous sommes d'accord Peste brune peste rouge= l'horreur

Écrit par : antimythe | 25/09/2007

"nous sommes tous des bourreaux en puissance "

C'est bien pour cela qu'il faut résister quand on tente d'entraîner les gens sur une mauvaise pente.

Et là, maintenant, en France, non seulement la pente est pentue, mais de plus "On" la savonne un peu plus.

______

"Et tant je savais que j'en parlerais mal."

Charançon, tu en as magnifiquement parlé, du fond du cœur.
Merci.

Écrit par : Françoise | 25/09/2007

@ Antimythe : à l'ordinaire, je déplore cette habitude que vous avez, à chaque billet et que cela soit le sujet ou non, de rappeller les horreurs des régimes totalitaires staliniens ou maoïstes. Ne serait-ce que parce qu'ici, nul n'a jamais songé à les nier.
Mais cette fois, vous faites bien : l'horreur des camps n'était pas que nazie, même si les hitlériens sont allés beaucoup plus loin dans la logique d'extermination.

@ Françoise : merci, c'est très gentil.
Mais évoquer un tel sujet, entre deux billets ironiques sur Sarko, me laisse quand même certains scrupules.
Quant au "nous sommes tous des bourreaux en puissance", nous sommes bien d'accord : c'est dans l'air du temps. Même si, et je te sais d'accord sur ce point, il est des choses qui ne sont pas comparables. Et qu'il nous reste, heureusement, beuacoup beaucoup de marge avant d'en arriver à quelque chose s'en rapprochant.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 25/09/2007

"Même si, et je te sais d'accord sur ce point, il est des choses qui ne sont pas comparables. Et qu'il nous reste, heureusement, beaucoup beaucoup de marge avant d'en arriver à quelque chose s'en rapprochant".

Nous n'en sommes pas là en effet. Mais pour certains la marge est étroite. Il suffit de lire de nombreux commentaires comme en signalait Olivier Bonnet, et bien d'autres. Il ne faudrait pas grand chose pour qu'on assiste à de bien vilaines actions de la part d'individus "décomplexés".

Écrit par : Françoise | 25/09/2007

Bonjour Le Charançon Libéré,
J'ai déjà vu à plusieurs reprises cet épisode de l'enseignant qui inflige la torture à l'apprenant et je suis à chaque fois sidéré par notre subordination humaine!
Antimythe devrait lire "Le livre noir du communisme" et "Le livre noir du capitalisme" pour comprendre que le Charençon est contre tous les crimes d'où qu'ils viennent.
Bientôt, avec notre assentiment ou à tout le moins notre passivité, des millions de pauvres gens se retrouveront sous un tapis de bombes en Iran mais nos médias n'en ont cure et continuent à nous abreuver des images de la dangerosité de l'imbuvable Ahmadinejab qui n'a guerre plus à dire en Iran que moi je n'ai à dire en Belgique.

Écrit par : Jean-Marie Belgique | 25/09/2007

Billet interessant.
Intressant mais, là, comme ça...c'est vrai que rapidement cela succite une peur et des rapprochements, raisonnements induits par l'émotion que sucite ce billet.

Chacun conduit sa peur et en arrive à une conclusion du genre...ça va tous nous arriver, l'IRAN, etc....

Je pense pour ma part qu'il est necessaire de savoir que les choses se sont passées ainsi, difficile d'en tirer une leçon mais expliquer à tous et toutes que des gens "ordinaires" peuvent aisément et suivant la conjoncture, devenir des barbares ou complices de barbares.

Les rapprochements ensuite...c'est pas terrible...un genre de raisonnement simpliste qui exploite la peur et l'émotion.

Il faudrait mettre ce billet dans une rubrique différente, hors actualité...m'enfin...c'est le taulier qui décide ;-)

Écrit par : lc | 25/09/2007

@ Françoise : oui, il y a des comportements dangereux. Mais la marge reste grande.

@ Jean-Marie : d'habitude, je suis d'accord avec vous. Je le suis encore une fois sur les exemples incroyables de notre capacité de subordination.
Par contre, je ne vois pas trop ce que l'Iran vient faire là.

@ Lc : je sais, c'est le risque. Et j'ai beaucoup hésité. Mais je me suis dit que je pouvais faire confiance à l'intelligence des lecteurs (coucou à tous…) pour faire la part des choses.
Je devrais effectivement faire une rubrique à part. Mais j'aime trop ce côté linéaire des billets, se suivant chaque jour, pour commencer à faire des rubriques et différentes parties (et puis, ça dépasse mes compétences informatiques). Au fond, ce blog se veut de réaction à l'actualité : l'exposition de ces nouvelles photos en fait forcément partie.
Mais, encore une fois, j'ai conscience d'être borderline. Et si les commentaires dérivaient trop, je supprimerai ce billet.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 25/09/2007

D'un côté la vie et de l'autre la mort tel est le quotidien de cette personne vivant sous le régime nazi. C'est clair qu'à côté de la mort, il y avait la vie. On voit ces gens heureux et insouciant qui croient en une nouvelle vie que leur propose ce régime. Aux premiers abords ces photos paraissent choquantes car on a à l'esprit la politique d'extermination voulue par Himmler et puis on se demande pourquoi ces photos n'ont pas été mises à jour plus tôt attendre 60 ans. Cependant ces photos restent "un témoignage sur la capacité de l'esprit humain à passer outre l'horreur absolue."Ce billet est très bien formulé.

Écrit par : rarouillette | 25/09/2007

je suis toute retournée....j'ai vécu enfant cette époque !

Écrit par : MAMYNETTE | 25/09/2007

"La réalité, ce n'est pas la fiction racontée par les films ou les journaux. Les bourreaux ne l'étaient pas en permanence. Pour pouvoir faire des choses aussi horribles, ces hommes se devaient de passer sans cesse d'un univers à l'autre. La barbarie d'un côté, une vie ordinaire de l'autre. Il leur fallait en quelque sorte compenser, équilibrer leur vie avec leurs familles, leurs amis, l'amusement… Ce document est en cela d'un grand intérêt "psychologique", je dirais". De Serge Klarsfeld, dimanche dans le JDD.

Merci pour ton billet.

Écrit par : abacradabra | 25/09/2007

Trés juste commentaire Charançon...et trés juste aussi de faire confiance...aprés tout aux lecteurs...qui peuvent lire "pudiquement" ce billet.

Écrit par : lc | 25/09/2007

très beau billet, merci.

en le lisant j'ai retrouvé ce que j'ai ressenti en découvrant les images de l'exposition à la télévision.

Il suffit de pas grand chose pour que l'horreur devienne banale, et je ne crois pas qu' actuellement nous en soyons à l'abri.
il faut extrêmement vigilant, décrypter les discours, traquer la haine, car c'est elle qui peu à peu rend ordinaires les pires atrocités.
pas la haine que chacun éprouve, mais celle qui est diffusée, insidieusement, qui manipule, qui stigmatise, qui et petit à petit devient normale

Écrit par : céleste | 25/09/2007

@ Rarouillette : il semble que ces photos n'ont pas été "mises à jour" plus tôt pour des raisons pas très claires. Voir à ce sujet le billet du blog ChezMoiStrasse : http://chezmoistrasse.wordpress.com/2007/09/24/quand-les-nazis-se-la-coulaient-douce-2/

@ Mamynette : les mauvais souvenris ne sont jamais bons à être ravivés.

@ Abracadabra : oui, heureusement qu'il y a le père pour ratrapper le fils…
Pour (modestement) rejoindre Serge Klarsfeld quand il dit que "Les bourreaux ne l'étaient pas en permanence", c'est là un point qui m'a toujours turlupiné : voir des criminels contre l'humanité parler d'art avec des trémolos dans la voix ou évoquer la beauté en soupirant béatement. On se dit qu'il y a là quelque chose d'impossible, une profonde contradiction. Alors que non. C'est effarant.

@ Lc : il est des sujets qui ne peuvent être manoeuvrés qu'avec de précautionneuses pincettes et inspirent le respect à tous, je crois. La preuve en est…

@ Céleste : merci.
Et oui : la banalisation et l'acceptation sont toujours dangereux, même quand il ne s'agit pas de choses aussi essentiellement dramatiques que la Shoah. Ton billet l'illustre parfaitement.

Il ne faut jamais oublier de dire non et de lever le poing.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 25/09/2007

Merci de rappeler que les femmes ne sont pas des princesses au petit pois qui ne pensent qu'à donner et chérir la vie (sisi ! Au 21ème siècle on a encore ce genre de cliché qui circule... Soupir...)
La passivité elle est partout, quand on passe devant un SDF en faisant semblant de ne pas le voir, en ne cherchant pas un parent des yeux quand on voit un tout petit sans surveillance dans un lieu public, en ne mouftant pas dans le métro quand un morveux insulte un autre morveux, en laissant un abruti tabasser son chien dans la rue ou gifler son gamin etc.

Écrit par : Loïs de Murphy | 25/09/2007

Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas lu, je conseille le livre de Robert Merle "La mort est mon métier".

"Tout ce que Rudolf fit, il le fit non par méchanceté, mais au nom de l'impératif catégorique, par fidélité au chef, par soumission à l'ordre, par respect pour l'État. Bref, en homme de devoir : et c'est en cela justement qu'il est monstrueux."
— Robert Merle, 27 avril 1972.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mort_est_mon_métier

Écrit par : Françoise | 26/09/2007

voir le film I comme Icare pour le test avec l'electricitee

Écrit par : seurat95 | 26/09/2007

@ Loïs : oui, la passivité est partout. Et va de pair avec un égoïsme croissant de la société.
Après il y a des degrés dans la chose, heureusement.

@ Françoise : oui, à rapprocher de la plaidoirie d'Eichmann, qui lors de son procès se présentait comme un rouage de la machine, exécutant qui s'est contenté d'obéir aux ordres.

@ Seurat 95 : un film magnifique. Je crois qu'il y a aussi un film de Costa-Grava qui évoque cette expérience.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 26/09/2007

ce sujet fait froid dans le dos
malheureusement

Écrit par : mary | 26/09/2007

Un must cette expérience de Stanley Milgram !

Alors reveillez vous ! On est libre de dire non et de vivre une autre vie !

La liberté a un prix !

Écrit par : NicoM | 26/09/2007

La Chute

Je m'étais fait exactement la même réflexion au moment des critiques qui avaient entourées la sortie du film "La Chute", sur la fin de Hitler. Il était vivement reproché au film de montrer un Hitler "plus humain" qu'ordinairement dépeint.
Dans ces moments là, ce qui semble vraiment insupportable aux détracteurs, c'est bien cette idée que, en puissance, il y a en chacun de nous un tortionnaire, un monstre froid, un être terriblement dangereux et éloigné des la morale qui nous est enseignée.

Écrit par : Mandrin | 26/09/2007

intéressé curieux je viens de l'être mais il le fallait puisque vous vous êtes cassé la tête a le mettre sur le site. Votre expérience de bourreau ne m'a malheureusement pas étonné par ailleurs. Et il est toujours bien de continuer à parler de l'holocauste pour en éviter d'autres et même si les photos sont difficiles parfois à regarder. Il est vrai que ça parait toujours incroyable pour nous qui ne l'avons pas vécu.
Merci encore de ce témoignage.
Gérard

Écrit par : Gastel | 27/09/2007

Pour moi, cela ne me surprend pas, je me souviens d'un livre sur un camp d'extermination en Pologne hallucinant, le summum étant le mariage entre deux jeunes juifs du sonder commando avec la participation de l'administration ss du camp.
Ceci entre tuerie par les SS d'un convoi et ensevelissement des suppliciés par les juifs dudit sonder commando.
Le livre témoignage se termine par l'élimination de tous le personnel du camp SS juifs et SS par d'autres SS.
Le tout sous le regard bienveillant des paysans polonais.

L'instinct de vie est supérieur à tout autre sentiment.

Écrit par : toni 83 ans | 27/09/2007

Après la bataille (J'ai une excuse : j'avais randonnée) mais quand même : je trouve ce billet très très bien.
Et à sa place ici, les pincettes de rigueur étant activées.

Des courbettes

Écrit par : Lémi | 27/09/2007

J'avoue que j'ai cliqué sur votre article par hasard. L'avoir lu en long et regardé les photos m'ont fait froids dans le dos. On n'ose même pas imaginer ce qui pouvait se dire et qu'elles n'étaient pas au courant de ce qui pouvait se passer, c'est affreux et ça fait revenir sur une période dont on aura pas finit d'entendre parler car je pense qu'il y a beaucoup de choses qui ont étés cachés et qui refinissent par remonter

Écrit par : addy | 27/09/2007

@ Mary : oui. Il ne faut jamais oublier qu'avec l'homme, on n'est jamais au bout de nos (mauvaises) surprises.

@ NicoM : viendra un temps où les peuples sauront reconquérir cette liberté. Bientôt.

@ Mandrin : c'est vrai que c'est difficile à acepter. Comme d'imaginer un Goebbels expliquant que certains grands classiques de la musique pouvaient l'émouvoir aux larmes. Et pourtant…
Vous avez raison, il faut toujours se méfier de ceux qui veulent tout simplifier. Car cela revient souvent à méconnaître le mal.

@ Toni : l'instinct de vie et le mensonge, la duplicité et l'aveuglement.

@ Lémi : louanges de ta part valent consécration. J'en frétille.
Courbettes aussi.

@ Addy : "On n'ose même pas imaginer ce qui pouvait se dire et qu'elles n'étaient pas au courant de ce qui pouvait se passer".
Elles l'étaient, évidement. Et pourtant souriaient, flirtaient, s'amusaient, faisaient l'amour et regardaient les étoiles en formant des voeux.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 27/09/2007

j'ai peur

Écrit par : gab | 15/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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