Avertir le modérateur

28/09/2007

Rama Yade sur la Birmanie : pendant que les manifestants se font tuer, la ravissante idiote va couler un bonze…

medium_birmanie2.jpg

 

Faut leur dire, aux bonzes et aux manifestants.

Qu'ils sachent tout de suite.

Histoire qu'ils se replient en bon ordre.

Qu'ils cessent d'agiter le drapeau de la liberté là où les balles volent un peu trop bas.

Et qu'ils arrêtent de se mettre en danger inconsidérement.

 

Donc : plus besoin de manifester, les gars.

La communauté internet a pris les choses en main.

Se mobilisant avec force et audace.

Et lançant ce qui devrait définitivement mettre fin au sale pouvoir de la junte birmane.

Soit une… (tenez vous bien !)

Une… (vous n'allez pas en croire vos yeux)

Un pétition en ligne !

Et oui…

Autant dire que les généraux de la junte doivent en faire dans leur froc grave.

medium_général.jpg

 

Ça s'appelle Stand with the Burmese Protesters (je mets le lien, mais ne vous sentez pas obligé de signer, hein).

Et ça a déjà recueilli les courageux clics de 162 210 internautes dans le monde.

Tous soucieux de peser sur le régime chinois pour qu'il s'entremette dans le conflit.

Tant nul n'ignore que les grands démocrates de la République populaire sont sensibles aux jolis élans des citoyens sur le web. 

"We stand alongside the citizens of Burma in their peaceful protests. We urge you to oppose a violent crackdown on the demonstrators, and to support genuine reconciliation and democracy in Burma. We pledge to hold you accountable for any further bloodshed", disent les pétitionnaires.

Ces fichus apôtres de la démocratie du clic et de la contestation en fauteuil.

 

Mais rassurons-nous.

Les héroïques internautes qui ont pris conscience que les Birmans "need our help" ne sont pas seuls dans leur difficile combat.

Et peuvent compter parmi les soutiens de leur contestation inutile sur l'appui de la secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme. 

Tant Rama Yade aime bien pisser au vent.

A condition d'être sûre que les gouttes ne risquent d'éclabousser personne.

 

La jolie péronnelle l'a ainsi avoué sans détours hier, lors d'un déjeuner avec la presse diplomatique.

Elle "a une espèce de passion pour Aung San Suu Kyi", figure de proue des opposants au régime.

Oui : "une espèce de passion"…

medium_aung_san.jpg

Voilà qui doit faire chaud au coeur de celle qui n'a cessé d'être assignée à résidence et emprisonnée depuis 1989.

De quoi lui remonter un peu le moral…

On dit merci qui ?

Oui : merci Rama.

 

Vaudrait d'ailleurs mieux qu'Aung San Suu Kyi se contente d'inspirer une "espèce de passion" à Rama Yade.

Parce que pour le reste…

Pour le reste, la secrétaire d'Etat a clairement signifié qu'elle s'en fichait un brin de ce qui pouvait se passer en Birmanie.

Et même qu'elle s'en battait la race avec plus de conviction que Ponce Pilate lui-même.

Paris "n'est pas l'un des partenaires principaux" de la Birmanie et "la France à elle seule n'aura pas d'impact décisif" parce que "ses relations avec la Birmanie sont très relatives", a t-elle ainsi déclaré hier.

Affichant clairement sa résolution de ne rien faire, si ce n'est s'afficher devant les caméras de télé en compagnie de Jane Birkin comme le raconte Rue 89 : "Etrangement, l'entourage de Rama Yade insiste alors, à plusieurs reprises, pour que Jane Birkin soit présente lors du rendez-vous. Un people, c'est toujours mieux pour faire passer l'info."

Comme c'est mignon…

medium_yade.2.jpg

 

Rama Yade a aussi expliqué qu'elle ne souhaitait pas le retrait de Total de Birmanie.

"Imaginez que Total sorte de Birmanie, qu'est ce que ça change ? ", s'est-elle courageusement interrogée.

Hein, on vous le demande un peu ?

Nul doute que les dizaines de milliers d'esclaves forcés de l'entreprise pétrolière auraient leur petit avis sur la question.

Mais bon…

 

Et la séduisante idiote de poursuivre : "Les Américains ont (le groupe pétrolier) Chevron qui est sur place et qui n'est pas touché par les sanctions, donc il faut savoir ce que l'on veut."

C'est vrai, quoi : il n'y a pas de raison que ces salopards de Ricains exploitent le pays et pas nous.

Exactement le genre de réflexion que l'on attend d'une secrétaire d'Etat aux droits de l'homme…

 

Bref, les militaires birmans n'ont pas trop à s'en faire.

La France ne se mouillera pas pour soutenir les manifestants.

Ce qui ne nous empêche nullement d'aller signer la pétition en ligne.

Ou de nourrir "une espèce de passion" pour Aung San Suu Kyi.

L'indifférence a des limites…

Quand même…

27/09/2007

Sarkozy lance "MaPomme.gouv" : pas grave, la France est "fraternelle"…

medium_fraternité.jpg

 

Euh… vous savez quoi ?

La France est fraternelle.

Si, si !

Ne riez pas.

Vous l'aviez oublié, non ?

Moi-même, je le confesse, cela m'était un peu sorti de la tête ces temps-ci.

Tant, entre deux défénestrations d'étrangers et trois tests ADN, j'avais perdu de vue l'importance que la France attache à la fraternité.

Erreur.

 

Je vous rassure : c'est corrigé.

Et je sais à nouveau tout l'amour que notre glorieuse république porte à tous ses frères humains. 

Depuis hier soir même, impossible de l'oublier.

Soit depuis que je me suis enfin décidé à aller visiter le nouveau site internet de l'Elysée, ce monument de propagande technologique que Kim-Il Song lui-même nous envie et qui amuse la toile depuis deux jours (y compris Le Figaro, c'est dire…).

Bref, je voulais voir.

 

Et bien : j'ai vu.

Ou plutôt, j'ai entendu.

Car le site est ainsi fait qu'à chaque retour sur la page d'accueil, la vidéo mise à l'honneur, placée au centre de l'attention par un webmaster à l'évidence un brin sadique, se relance automatiquement.

Et c'est… l'enregistrement du discours de Nicolas Sarkozy à l'ONU.

Donc.

Arrivé sur le site, à peine le temps d'un un coup d'oeil et la voix du petit père de la nation (tellement petit que le Canard Enchaîné raconte que les services de l'Elysée ont fait "placer un marchepied devant la tribune de marbre d'où le président français devait, pour la première fois, s'adresser aux 192 pays membres de l'ONU"…) s'élève : "Mesdames et messieurs les chefs d'Etats et de gouvernements, j'adresse à tous les peuples que vous représentez le salut fraternel de la France."

medium_arkoONU.jpg

Petit coup de stress, je clique sur le premier onglet à la portée de souris.

 

Et je me retrouve devant la vidéo de l'allocution du président lors du bicentenaire du Code du commerce (je mets les liens, mais vous n'êtes pas obligés d'y aller, hein… c'est vous qui voyez…).

Où Nicolas Sarkozy figure à la tribune en compagnie de Rachida Dati, l'obstinée fossoyeuse de la séparation des pouvoirs.

Autant dire que je reclique vite-fait : rapatriement express vers la page d'accueil.

Où le petit bonhomme repart, comme un pendule remonté : "Mesdames et messieurs les chefs d'Etats et de gouvernements, j'adresse à tous les peuples que vous représentez le salut fraternel de la France."

medium_arkoONU.2.jpg

Gros coup de stress, premier onglet à portée.

 

Et vlan : la vidéo de la conférence de presse de Sarkozy au Gabon à la fin du mois de juillet dernier.

L'une des étapes de ce périple du président qui fait que les pays africains n'ignorent plus rien du paternalisme méprisant que nous leur portons.

Bref, reclic rapide : rapatriement pressé vers l'accueil.

Où le petit bonhomme se relance, automate jamais fatigué : "Mesdames et messieurs les chefs d'Etats et de gouvernements, j'adresse à tous les peuples que vous représentez le salut fraternel de la France."

medium_arkoONU.3.jpg

Panique, clic, onglet.

 

Et revlan : la vidéo de cette inoubliable interview présidentielle du 20 septembre où PPDA et Arlette Chabot campent dans les salons de l'Elysée avec la même aisance que s'ils avaient vraiment sauvegardé les apparences de leur indépendance.

Plouf-plouf, reclic désespéré : page d'accueil.

Où le petit bonhomme bille en tête, machine impossible à stopper : "Mesdames et messieurs les chefs d'Etats et de gouvernements, j'adresse à tous les peuples que vous représentez le salut fraternel de la France."

medium_arkoONU.4.jpg

Aaaarrgggghhhhhh…

 

Soyons clair : j'étais à la limite de péter définitivement les plombs.

Bavant devant mon écran d'ordinateur.

Suant sangs et eaux.

Désormais certain que les services de l'Elysée avaient réussi à inventer le mouvement communicationnel universel. 

Et que nous étions ainsi des centaines, des milliers, voire des dizaines de milliers, pris au piège des vidéos du président.

 

Et puis…

Et puis, Gilbert Montagné m'a sauvé.

Celui qui est désormais chargé d'une mission sur l'intégration des personnes aveugles et mal-voyantes était aussi en vidéo.

Tout sourire et lunettes noires en avant.

medium_montagné.jpg

Et l'inoubliable interprète de Sous les Sunlights des tropiques d'expliquer à la caméra, après avoir annoncé qu'il mettait sa carrière musicale entre parenthèse le temps de la mission qui lui avait été confiée (enfin une bonne nouvelle…) : "Je suis allé sur le site Elysée.fr. Je suis arrivé à aller sur les liens en appuyant sur Enter. Euh… Enter, c'est fait. Par contre, on m'a donné des raccourcis. Les raccourcis fonctionnent pas très bien. Mais Enter fonctionne très bien."

Alors… je sais que c'est méchant.

Que je ne devrais pas.

Que cela ne se fait pas de se moquer des aveugles.

Non plus que de les faire tomber dans les escaliers.

Mais je n'ai pas pu m'empêcher…

J'ai imaginé Gilbert hochant la tête en rythme, immuable sourire aux lèvres, tandis que Nicolas Sarkozy ne cessait de répéter : "Mesdames et messieurs les chefs d'Etats et de gouvernements, j'adresse à tous les peuples que vous représentez le salut fraternel de la France."

Et ça m'a sauvé.

J'ai éclaté d'un rire sardonique.

Et j'ai enfin réussi à éteindre l'ordi.

 

Tout ça pour dire.

Elysée.fr, n'y allez pas.

Conseil d'ami.

 

PS : pour ceux qui voudraient lire un billet intelligent sur cette incroyable transformation du site de l'Elysée en copie de NS-TV, je ne peux que conseiller ce très bon et informatif billet de Versac.

26/09/2007

Sarkozy invoque la moralisation des affaires, vole au secours des exploités et dénonce les inégalités : Bozo-le-clown se taille un franc succès à l'ONU !

medium_bozzo.jpg

 

Ce qu'il y a de bien avec les grands raouts de l'ONU.

C'est qu'on peut comparer le notre à ceux des autres pays.

Histoire de vérifier que le grand chef à plume qu'on s'est choisi vaut bien le prix qu'on l'a payé (cher, très cher, hein, je vous rappelle…).

Et qu'il ne passe pas pour un poissonnier quelconque devant les grands de ce monde.

 

Et ? 

On peut être rassuré.

Car disons le tout net : à côté du notre, les autres n'ont été que d'innocentes danseuses en tutu tentant péniblement d'enchaîner quelques phrases sans souffle ni esprit.

D'apprentis discoureurs tout juste bon à enflammer une assemblée générale de troisième zone.

Et de pâles besogneux uniquement capables de radoter des idées sans intérêts.

 

La preuve ? 

Prenez Dos Santos.

Ah oui, pardon : le Président angolais, José Eduardo dos Santos.

medium_eduardo.jpg

De quoi il a parlé, Eduardo ?

De "l'élimination totale de la brûlure de gaz jusqu`en 2010 pour des fins industrielles et domestiques".

Avant d'ajouter que la priorité de son gouvernement était la protection des forêts, ainsi que le reboisement pour augmenter la capacité d'élimination du carbone dans l`atmosphère.

Je me gausse…

Personne ne lui a dit qu'il était à l'ONU, à Eduardo ?  

Qu'il fallait du souffle, du mensonge et des paillettes à agiter devant les grands de ce monde ?

Pourrait faire un effort, quand même…

Bref : Angola, la honte.

 

Ok.

Prenez Kufuor.

Ah oui (mais vous êtes nuls ou quoi ?) : John Agyekum Kufuor, le Président du Ghana.

medium_kufuor.jpg

Le mec a salué la résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement de l’opération hybride au Darfour. 

"Nous pressons les Nations Unies, a t-il ajouté, de considérer sérieusement les demandes d’assistance financière, logistique et technique de l’UA pour le déploiement de la Mission Africaine en Somalie".

Et il a conclu en appelant les pays développés à aider les pays africains à s’adapter au changement climatique.

Passionnant, hein ?

Ne mentez pas : je vous vois bailler…

Bref : le Ghana, dans les choux.

 

Allez, un dernier pour la route.

Histoire de se marrer encore un peu.

Prenez Nazarbayev.

Ah oui (c'est un peu usant, faites un effort) : Nursultan Nazarbayev, le Président du Kazakhastan.

medium_nabarzaev.jpg

Le gus a demandé que l'on adapte le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires aux nouvelles réalités.

A proposé l’adoption du Pacte euro-asiatique sur la stabilité de la fourniture d’énergie.

Et a conclu en suggérant "la proclamation d’une année internationale de la convergence entre les cultures et les religions".

Et pourquoi pas aussi un grand prix international du tricot ?

Aucun intérêt…

Bref : le Kazakhastan aux chiottes.

 

Tandis que nous…

Ah, nous…

C'est simple : Nicolas Sarkozy a été impérial.

medium_sarko.jpg

Grandiose.

Magnifique.

Incroyable.

Pour tout dire, j'en suis encore tout frémissant.

Et j'en ai les poils qui picotent et se hérissent, limite prêts à applaudir.

 

En un mot : le président français a littéralement enfoncé tous ceux qui sont passés à la tribune.

Une véritable leçon !

Et que je te dénonce les inégalités, "avec gravité".

(si, si…)

Et que j'appelle à placer "les biens communs de l'humanité sous la responsabilité de l'humanité toute entière".

(si, si…)

Et que je m'adresse "à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde. Parce que sinon, les pauvres et les exploités se révolteront un jour contre l'injustice qui leur est faite".

(si, si…)

Et que j'invoque la nécessité d'une "moralisation des affaires" et d'une "plus juste répartition des profits".

(si, si…)

Et que je te fasse pleurer l'assistance en évoquant le "regard de l’enfant martyrisé, de l’enfant qui a faim et voit ses parents humiliés".

(si, si…)

medium_enfant.jpg

                                                    

Incroyable, non ?

Je suis d'accord : connaissant le palmarès du bonhomme, on pourrait se poser des questions.

Mettre sa sincérité en doute.

Se dire que ce discours, oscillant entre une prise de parole de Che Guevara devant le conseil révolutionnaire cubain en 1960 et la prestation de Bozo-le-clown à la dernière biennale des arts comiques de Montceaux-lès-Mines, est chaque jour contredit par les iniques mesures mises en place en France.

Et penser qu'il faut un sacré culot pour appeller les autres à faire ce que l'on défait chez soi.

 

On pourrait…

Mais c'est là le truc.

Le secret.

L'atout-maître sur lequel parie Sarkozy.

Il se dit : ces bouseux de l'ONU, ils en savent rien, de ma politique.

Ces glandus du monde entier, ils sont pas au courant de ce que j'applique chez moi.

Bref, il fonce.

Pas con, hein ?

Je vous le dis : le notre, c'est le meilleur.

25/09/2007

Moi ? Vous ? Eux ? Les bourreaux sont partout. Et ils ont le sourire.

Primo levi : "Ceux qui se sont adaptés à tout ont survécu, mais la majorité n’en a pas été capable et en est morte."

medium_maussbon.jpg

 

On va dire qu'elle s'appelle Kristin.

Qu'elle est pleine de vie et d'enthousiasme.

Heureuse de croquer la vie.

Comme toute jeune fille de 20 ans.

 

Née en 1923 et élevée dans une famille de paysans bavarois, Kirstin ne s'est jamais posée beaucoup de questions.

Pas plus intéressée que ça à la politique.

Mais de tout coeur avec le régime.

Adolescente, elle a rejoint les Hitlerjugend.

Marchant au pas quand on lui disait.

Et criant Mort aux juifs quand on lui demandait.

 

De la guerre, elle n'a pas compris grand chose.

Si ce n'est qu'elle soutenait son pays.

A fond.

Et qu'elle se sentait pousser des ailes quand le Fuhrer rugissait à la radio.

A tel point qu'elle ne demandait qu'à participer à l'effort de guerre.

 

Kristin n'a pas eu à attendre longtemps.

Avant d'être nommée auxiliaire féminine en juillet 1943.

Et de partir pour sa première affectation.

Oswiecim, non loin de Cracovie.

 

De la Pologne, Kristin n'a pas vu grand chose.

Plaisantant dans le train avec les soldats allemands partant sur le front de l'Est.

Plus occuppée à rire et à flirter qu'à regarder par les fenêtres.  

Indifférente au paysage comme à la petite gare où elle est finalement descendue.

 

A Auschwitz, Kristin est devenue secrétaire.

Petit rouage d'une immense machine administrative.

Passant ses journées à cocher des croix en face d'une liste interminable de noms.

Avec une seule hâte : que la journée se termine.

Ou que le week-end arrive.

Histoire de s'amuser.

medium_auschwitz2.jpg

De danser. 

De pique-niquer.

medium_auschwitz3.jpg

Et de se reposer.

medium_auschwitz.3.jpg

Bref, de profiter de la vie.

medium_auschwitzBOnbon.2.JPG

 

Comme toutes les filles de son âge.

 

Parce que.

Ce qui pouvait bien se passer derrière les barbelés et dans les baraquements.

Kristin s'en fichait.

Totalement.

 

medium_ausch.jpg

 

 

J'ai beaucoup hésité à parler de ça sur ce blog.

Tant les drames innomables abordés sur un ton sentencieux ne sont pas d'habitude mon fond de commerce.

Et tant je savais que j'en parlerais mal.

Forcément.

 

J'ai finalement décidé que si.

Parce que ces images, que Le Monde évoque dans un article intitulé Les photos de la vie heureuse des tortionnaires d'Auschwitz, sont sans doute plus instructives sur la banalité du mal que n'importe quoi d'autre.

Et que ces clichés, tirés de l'album privé de Karl-Friedrich Höcker, adjudant du commandant du camp de concentration d'Auschwitz de mai 1944 à janvier 1945, constituent un incroyable témoignage sur la capacité de l'esprit humain à passer outre l'horreur absolue.

Très récemment rendues publiques par le Mémorial de l'Holocauste de Washington, ces photos contant la vie heureuse des responsables et personnels du camp d'Auschwitz sont toutes consultables sur diaporama.

Vous y aller si vous voulez.

Evidemment. 

 

Mais je pense que tout le monde devrait voir ces femmes tout sourire prenant le soleil sur des chaises longues.

Ces jeunes gens flirtant sur un pont.

Ces officiers souriants et détendus.

Cet adjudant préparant le sapin de Noël.

Ces soldats écoutant l'aubade d'un accordéon.

Karl-Friedrich Höcker jouant avec son chien.

Ou des jeunes filles, en groupe, dégustant des myrtilles.

 

Pour ne jamais oublier que le mal est partout.

Tapi en chacun de nous.

medium_maussBon2.jpg

 

Cette capacité de chacun à se transformer en parfait rouage d'une effroyable machine.

Et à devenir bourreau anonyme parmis tant d'autres.

A d'ailleurs inspiré l'une des expériences scientifiques les plus déprimantes qui soit.

 

Psychologue américain, Stanley Milgram avait décidé, en 1960, d'étudier jusqu'où pouvait aller la soumission à l'autorité.

Et de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre contraire à la morale.

Pour cela, il avait monté une expérience mettant en scène trois personnes aux rôles bien définis.

Celui de l'enseignant, joué par un volontaire recruté par annonce de presse et rénuméré.

Celui de l'apprenant, en réalité un acteur et donc complice de l'expérience.

Et celui de l'expérimentateur, meneur du jeu et revêtu d'un blouse signe de son autorité.

 

Le principe ?

Tout bête.

L'enseignant est chargé de faire apprendre à l'élève des listes de mots.

Et de sanctionner celui-ci quand il se trompe.

Chaque erreur donnant droit à une décharge électrique d'une puissance croissante.

Avec un compteur gradué de 14 à 450 volts.

medium_expérience.png

 

"Les réactions aux chocs sont simulées par l'Apprenant. Sa souffrance apparente évolue au cours de la séance : à partir de 75 V il gémit, à 120 V il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre, à 135 V il hurle, à 150 V il supplie qu'on le libère, à 270 V il lance un cri violent, à 300 V il annonce qu'il ne répondra plus. Lorsque l'Apprenant ne répond plus, l'Expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une erreur. Au stade de 150 volts, la majorité des Sujets manifestent des doutes et interrogent l'Expérimentateur qui est à leur côté. Celui-ci est chargé de les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus responsables des conséquences. Si un Sujet hésite, l'Expérimentateur lui demande d'agir. Si un Sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience, l'Expérimentateur lui adresse, dans l'ordre, ces réponses :

  1. « Veuillez continuer s'il vous plaît. »
  2. « L'expérience exige que vous continuiez. »
  3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
  4. « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer. »

Si le Sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions, l'expérience est interrompue. Sinon, elle prend fin quand le Sujet a administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes intitulées XXX situées après celles faisant mention de Attention, choc dangereux", résume Wikipedia.

 

Et que croyez-vous qu'il s'est passé ?

Oui : lors des premières expériences, 62,5% (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme, infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts.

Et tous les participants acceptèrent le principe annoncé et atteignirent au minimum les 135 volts.

 

Voilà…

Tous des bourreaux en puissance ?

Presque.

Mêmes les jeunes filles en fleurs.

Vous avez vu ?

Elles sourient sur les photos de Karl-Friedrich Höcker.

23/09/2007

Sarko "plébiscité" par un Figaro à contre-courant des sondages : ça ne peut être que vrai, c'est Opinion Way qui le dit…

medium_prop.jpg

 

Pas facile d'exister quand les médias chantent à l'unisson.

Encore moins de faire entendre sa voix pour vendre du papier.

 

Pour le Figaro, c'est devenu l'enfer depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

Tant tous les organes de presse se sont transformés en tendres adorateurs du régime

Venant rogner sans scrupule le fond de commerce du quotidien des patrons.

Les salauds…

C'est vrai, quoi : Le Figaro était là avant, quand même !

 

Heureusement pour les journalistes du 14, boulevard Haussmann, la vague d'adoration sarkozyste semble en (très) timide reflux.

Et le journal ne devrait pas tarder à redevenir celui qui pousse les plus hauts cris d'amour pour le président.

Place qu'il occuppera avec le brio qu'on lui connaît.

Il le prouve d'ailleurs dans son édition de samedi.

Publiant audacieusement un article intitulé Les Français plébiscitent le style et l'action de Sarkozy, basé sur une étude Opinion Way.

On y lit que "Nicolas Sarkozy a réussi son grand oral, qui tourne même au plébiscite. Ainsi, selon une enquête d’Opinion Way pour Le Figaro, 76 % des Français l’ont trouvé "convaincant" lors de l’entretien accordé à TF1 et à France 2 jeudi soir".

Et qu'au "cours de l’entretien, le président de la République avait maintenu le cap sur toutes les réformes, malgré "leur ampleur". Là-encore, une large majorité de Français semble prête à l’accompagner dans ses démarches".

medium_prop5.jpg

Bref, la grande forme sondagière habituelle pour le président.

Sauf que…

 

Sauf que : non.

Quand le Figaro décèle un plébiscite avec Opinion Way, les autres titres préfèrent évoquer les résultats d'un sondage Ifop.

Qui met en avant une conséquente baisse de popularité pour Nicolas Sarkozy.

"Nicolas Sarkozy et François Fillon enregistrent en septembre une baisse sensible de leur cote de popularité. Le président de la République perd 8 points d'opinions favorables. 61 % des personnes interrogées se disent satisfaites de sa politique contre 36 % (+7 %) qui s'estiment mécontentes. Il s'agit de son plus mauvais score depuis son élection en mai dernier", explique Le Monde.

Tandis que Le Nouvel Observateur constate que "même si elles restent très hautes, les cotes de popularité du président Nicolas Sarkozy et de son Premier ministre François Fillon ont enregistré en septembre un très net recul".

Il faudrait savoir…

 

Alors : "Plébiscite" ou "plus mauvais score depuis l'élection" ?

La réponse est dans le nom de l'institut de sondage.

Si l'Ifop est crédité d'une (relative) réputation de sérieux, il n'en est pas de même d'Opinion Way.

Louche officine de communication umpiste qui a déjà été plusieurs fois dénoncée pour son oeuvre de propagande.

medium_prop3.jpg

Pas grave, on va rabâcher.

 

Donc.

Créé en 2000, Opinion Way n'est pas un institut de sondage mais d'étude de marché.

Habile distinction qui lui permet de passer outre les gardes-fous censés encadrer la profession.

Et a fait de lui le leader des études politique on-line, artistiquement réalisées à partir d'un panel d'internautes à la représentativité inexistante.

"Ne faisant pas de sondages, il n’a pas à publier ses données brutes devant la Commission des sondages. Il n’a donc pas non plus à expliciter sa méthodologie. Utilisant Internet, il se pare d’une apparence de modernité à peu de frais", résume ainsi un article de Bêtapolitique.

Une supercherie déjà dénoncée par Marianne en octobre 2006, le magazine révélant comment Opinion Way avait produit une pseudo-enquête plaçant Royal en tête au lendemain du premier débat télévisé entre caciques socialistes : "Résumons nous : c'est donc sur la base d'un panel de 401 "sympathisants" PS, tous équipés d'Internet, ayant tous accès à des chaînes non hertziennes – et à ce titre tout à fait représentatifs de la population - bénéficiant de chèques cadeaux s'ils assurent avoir regardé le débat, que Ségolène Royal s'est donc retrouvée en tête selon LCI et Le Figaro."

C'est vrai que vu comme ça…

Bref, Opinion Way fait dans le pipotage à grande échelle.

 

L'officine est présidée par Hugues Cazenade, qui a commencé sa carrière comme chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet avant de travailler pour divers instituts de sondage puis de voler de ses propres ailes.

medium_cazenade.jpg

Sarkolâtre un temps chargé de "lexicologie" à l'UMP, celui-ci a su mêler sens des affaires et sympathies politiques pour faire de sa boîte une entreprise florissante.

A l'image d'Alexandre Basdereff, avec qui il a lancé Opinion Way et qui s'était "impliqué dans la construction de tout le dispositif 2002pourlafrance, plateforme qui se voulait fédérer les intiatives sur le Net autour de la candidature de Jacques Chirac en 2002. Ami de Jacques Chriac depuis plusieurs années, Alexandre Basdereff, qui était responsable du Service d'information et de diffusion (SID) de 1995 à 1997, lorsque Alain Juppé était à Matignon, dirige aujourd'hui l'agence de communication Optimus, qu'il a fondée il y a une dizaine d'années", explique Matthieu Rouveyre.

Bref, tout ce beau monde a toujours copiné avec la droite.

Et ne va quand même pas changer son fusil d'épaule maintenant que son poulain est à l'Elysée.

Faut pas déconner, non plus… 

medium_porpnico.jpg

 

C'est avec la campagne présidentielle qu'Opinion Way a réellement pris son envol.

L'institut fournissant chaque semaine LCI et Le Figaro en études plus biaisées les unes que les autres.

Certaines sont d'ailleurs restées à la postérité, exemples de manipulation qui pourraient bien être étudiées dans les livres d'histoire de nos petits-enfants.

Tant les ficelles en sont si grosses qu'on dirait des câbles.

Opinion Way a ainsi été le premier à donner Sarkozy vainqueur après le débat qui l'a opposé à Royal.

Comme il a été le premier (et le seul) à publier une étude, reprise partout, affirmant que les Français n'étaient pas choqués par les vacances maltaises du président.

Plus récemment, il a sorti une enquête présentant les Français comme très majoritairement favorables (74 %) à la limitation du regroupement familial aux seules personnes maîtrisant la langue.

Ce qui a permis au Figaro de titrer Regroupement familial : l'opinion veut la réforme.

Tandis que Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'Opinion Way, expliquait dans les colonnes du quotidien que l'immigration est " un thème sur lequel Nicolas Sarkozy obtient une totale adhésion des électeurs de l'extrême droite et ne fait pour autant pas fuir ceux du Parti socialiste".

medium_propsarko2.jpg

Carton plein, quoi…

Enfin… surtout pour les finances de l'institut.

 

En mai dernier, Cabinet de Subversion s'indignait de "l'arnaque Opinion Way".

Et espérait un sursaut : "Maintenant, il va falloir que la presse et l’ensemble de l’appareil médiatico-spectaculaire cesse toute collaboration avec cette dépendance de l’UMP, sans quoi ils ne pourront pas se défendre d’ignobles collusions".

Au Figaro, le message n'est toujours pas passé.

Comment disent-ils, déjà ?

Ah oui : "le plébiscite de Nicolas Sarkozy"…

22/09/2007

Réconciliation sur l'oreiller : après sa première dispute de couple, François Fillon a retrouvé le sourire

medium_couché.jpg

 

C'est étrange…

A force de s'opposer.

De détester leur politique.

Et d'haïr leur façon de faire.

On finit par oublier que les membres du gouvernement sont bêtement humains.

Et aussi sujets à la déprime, en manque d'amour ou en attente de compliments que vous et moi.

 

Enfin…

Nous, on finit peut-être par l'oublier.

Mais il y en a un qui s'en souvient bien.

Et Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de distribuer les bons points aux plus méritants des membres de son équipe lors de sa prestation télévisée.

Une volonté de flatter les égos que n'ont pas manqué de relever Le Monde, 20 Minutes ou le tenancier de Technologies du Langage.

Cela a été dit et redit : rien de neuf sous le soleil.

medium_bonpoint.4.jpg

Moins souligné a été l'effet de ces compliments à tire-larigots.

Si ce n'est par Le Figaro : dans un article intitulé Requinqué, Fillon s'offre une journée en Corse, un journaliste du quotidien revient sur l'influence des éloges présidentiels sur la bonne humeur du Premier ministre.

Et ?

Et c'est la fête pour François Fillon.

Tant l'un des hommes les plus puissants de France est tout guilleret de savoir que Nicolas Sarkozy s'est rendu compte qu'il "fait (...) son travail de façon parfaitement remarquable".

Le Premier ministre affiche ainsi "le sourire de l'homme politique le plus heureux de France", à qui "les compliments de Nicolas Sarkozy ont apporté du baume au coeur".

Signe que "le premier accroc dans la vie du nouveau couple exécutif est clos".

"Couple", rien de moins…

C'est vrai : François Fillon se comporte comme une jeune mariée, heureuse d'une réconciliation qui suit sa première vraie dispute conjugale.

Et va jusqu'à minauder à propos de son "agacement" passé : "On peut parler d'autre chose. Cette histoire est un détail."

medium_réconciliation.2.jpg

 

Au fond, c'est rassurant de voir ces hommes politiques avoir les réactions affectives d'un gamin de 12 ans.

Et presque mignon tout plein.

Enfin…

L'infantilisation des membres du gouvernement ne devrait pas prêter qu'à sourire.

Et la preuve de cette mainmise psychologique du Président sur des hommes censés ne penser qu'à l'intérêt de l'Etat est surtout profondément inquiétante.

21/09/2007

Brice Hortefeux : "Ils n'ont qu'à passer leur brevet de pilote, tous ces salopards d'étrangers."

medium_pilote.jpg

 

C'est toujours la même chose, avec ces clandestins…

Ils n'ont pas les nerfs assez solides.

Sont sujets au vertige.

Et ne connaissent absolument rien à l'art délicat de la plongée en piqué.

Résultat ?

Ils s'écrasent bêtement, avec une régularité désolante.

 

Une propension au crash que ne peut que regretter le chef d'escadrille, Brice Hortefeux. 

Celui qui est colonel de réserve dans l'armée de l'air (on le découvre au détour d'un article putassier du JDD) l'a pourtant martelé sur tous les tons : pas de pitié si pas de licence officielle.

Des rappels à l'ordre qui n'ont pas été entendus, explique Libération.

Ni par Sébastien, un jeune Congolais qui s’est jeté du deuxième étage des locaux de la PAF à Lyon le 4 août.

Ni par Ivan, 12 ans, tombé du quatrième étage en voulant fuir la police à Amiens le 9 août.

Ni par un jeune Tunisien sautant par la fenêtre du quatrième étage, à Roussillon le 12 septembre.

Ni par cette chinoise quinquagénaire qui a plongé hier du premier étage d'un appartement parisien à l'arrivée de la police.

C'est balaud…

Hein Brice ?

medium_saut.jpg

 

Mais il ne sera pas dit que le colon restera insensible à cette détresse.

Et nul doute qu'il va pondre un communiqué compatissant pour déplorer ce nouvel accident.

Tant le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale est expert à se défausser de toute responsabilité en exprimant des officiels regrets.

Ainsi du 9 août, quand Brice Hortefeux apprenait avec "émotion et tristesse l'accident tragique dont a été victime un jeune resortissant étranger".

Ou du 11 août, quand il disait se tenir "régulièrement informé de l'état de santé du jeune Ivan".

 

Mais c'est vrai, non ?

Ce n'est quand même pas sa faute si les clandestins s'entêtent à sauter dans le vide.

Comme ça.

Sans précautions… 

Les Echos : un nouveau coup du destin pour les salariés. Mais que fait Max Weber ?

medium_poing.jpg

 

Il y a au moins ça de bien avec le capitalisme outrancier.

Il y a toujours moyen de rigoler.

Ainsi des salariés des Echos, toujours en lutte, qui ont dû se poiler sec en apprenant lors d'une audience en référé le sort qui les attendait.

Au détour d'une plaidoirie, révèle Rue 89, ils ont découvert le montage imaginé par Bernard Arnaud (aussi propriétaire de La Tribune) pour les racheter sans se retrouver en  situation de monopole sur le marché de la presse économique quotidienne.

Simple : le patron du groupe LVMH veut faire appel à un porteur.

Qui ?

La banque de financement et d'investissement du Crédit Agricole, Calyon.

 

Oui : la même que celle qui a annoncé mardi dernier avoir découvert un trou de 250 M€ dans ses comptes.

Un épisode sur lequel un journaliste du quotidien écrivait mercredi : "Après que Calyon, la banque de financement et d'investissement du groupe, a reconnu avoir essuyé quelque 250 millions d'euros de pertes provenant des activités de trading pour compte propre de sa succursale de New York, les analystes financiers sont extrêmement critiques. "L'événement va probablement soulever des questions sur le contrôle des risques dans la division banque d'investissement", commente Goldman Sachs (…). Eric Hazart, de chez Exane BNP Paribas, fait la même analyse, soulignant les "doutes sur l'efficacité du contrôle des risques"."

Déjà que journaliste aux Echos ne devait pas être spécialement un job marrant.

Mais là…

medium_condoléances.jpg

20/09/2007

Loi sur l'immigration : trop nombreux pour faire une belote, les députés de gauche ont "riposté" grave !

medium_belotebon.jpg

 Ah ça !

On allait voir ce qu'on allait voir !

Le retour de la vraie gauche.

La refondation d'une force d'opposition efficace.

L'émergence d'un mouvement de résistance durable à Nicolas Sarkozy.

Cool, non ?

 

Relancé à grand renfort de publicité par les dirigeants des quatre principaux partis lors de la fête de l'Humanité, le comité de riposte allait enfin faire entendre une vraie voix de gauche.

Allait faire obstacle à Nicolas Sarkoz, qui "a annoncé toute une série de réformes qui vont démolir le modèle social français, dans une attaque frontale sans précédent depuis des années", a avancé mardi soir Marie-Georges Buffet.

Et allait "trouver les moyens d'une riposte intelligente" à des annonces qui "aggravent l'inquiétude des citoyens et des salariés", a renchérit Benoît Hammon.

C'est qu'on "ne combat pas la politique de Sarkozy avec des photos de famille, il faut qu'on arrive ce soir à une déclaration commune", a résumé Olivier Besancenot.

Bref, fini de rire !

Les barricades refleuriraient dans les rues de paris, ce n'était qu'une question de minutes.

medium_barricade.jpg

 

En effet, la "riposte" n'a pas traîné.

Et les députés de gauche n'ont pas manqué de faire entendre leur voix à l'occasion du vote de la scélérate loi sur l'immigration.

Faisant littéralement feu de tout bois pour faire obstacle au projet de Brice Hortefeux.

Enfin… feu de tout bois…

Disons : quasiment.

 

La riposte ne s'est pas faite sur les tests ADN.

Amendement adopté.

Ni sur les test de langue.

Amendement adopté.

Ni sur le recensement des origines ethniques.

Amendement adopté.

Ni sur l'autorisation de régularisations par branche et secteurs, quand le besoin de main d'oeuvre se ferait sentir.

Amendement adopté… à l'unanimité.

 

Rien d'étonnant, me direz vous.

N'est-ce pas ?

Puisque la gauche est en état de forte infériorité numérique à l'Assemblée. 

Oui.

Mais…

Quand les députés sont passés au vote de l'ensemble du projet de loi, à 4 h 20 du matin, ils n'étaient plus que 23 dans l'Hémicycle.

Soit juste une petite vingtaine à avoir eu le courage de veiller…

Dont Patrick Braouzec, élu communiste dont Le Monde nous dit qu'il a regretté le vote, en pleine nuit et par quelques députés, d'un texte "qui va avoir des conséquences graves pour des milliers de personnes".

Euh… 

T'es gentil, Patrick, mais faudrait voir à pas trop bousculer le rythme de sommeil des élus de la nation.

Quand même.

 

La gauche ?

Une bande de guignols.

Comité de riposte de mon cul.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu