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31/10/2007

Quand le grand retour de la science raciale nous promet des lendemains qui déchantent grave.

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Vous êtes de quelle couleur ?

Oui, de quelle couleur de peau.

Cette question…

Je vous demande ça parce que j'ai décidé de mettre en place un calendrier éthnique de consultation de ce bloug.

Avec cette idée-forte que chaque jour sera réservé à une couleur de peau particulière.

 

Vous ne comprenez pas ?

Ce n'est pourtant pas difficile.

Je vous explique. 

 

Disons que le lundi, c'est total accès pour les lecteurs noirs.

(Les autres prendront leur mal en patience.)

 

Que le mardi, c'est free entrance pour les jaunes.

(Les autres iront voir ailleurs si les blougs n'y sont pas moins dicriminatoires.)

 

Que le mercredi, c'est absolut reserviert aux cafés au lait.

(Les autres attendront leur tour au grand tirage du communautarisme.)

 

Que le jeudi, c'est nobody else as les bruns.

(Les autres pourront toujours réviser leur anglais dans la joie et la bonne humeur.)

 

Que le vendredi, c'est consultation réservée aux blancs.

(Les autres n'auront qu'à faire une belote en attendant.)

 

Que le samedi, c'est priorité pour les rouges.

(Les autres pourront aller se faire refouler à l'entrée des boîtes de nuit, histoire de changer.)

 

Et que le dimanche, c'est… ceux qui restent, verts, bleux ou violets. 

 

Pas mal organisé, non ?

Oui : je suis assez content de moi.

Mais n'allez pas croire que je fais ça de gaieté de coeur.

Pas du tout.

J'ai juste décidé de préparer mes lecteurs à la société de demain.

 

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Je vous vois déjà monter sur vos grands chevaux.

Si, si.

Ça m'a fait ça aussi, au début.

J'ai même protesté.

(C'est vous dire.)

Et puis j'ai fait comme les autres.

Tous ceux qui s'habituent.

Qui déterrent ces bouquins que nos aïeux avaient cru définitivement enterrés six pieds sous terre, les Gobineau, Fischer et autres Chamberlain, tous ces pseudos-penseurs des différences raciales.

Et qui se préparent gaiement à replonger dans les monstruosités du passé.

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Je suis comme vous : je ne pensais pas qu'on en était là.

Naïf que nous étions…

Et puis, je suis tombé sur cet article du Monde.

La Tentation de la race, une glaciale plongée dans ce monde de la science presque raciale.

Ou le grand retour de ces savants flirtant avec le pire des tabous.

Douteux scientifiques se sentant le vent en poupe avec le regain d'un "mouvance de la droite déterministe anglo-saxonne, un vieux courant de pensée inégalitariste, scientiste et flirtant parfois avec le racisme", remarque le généticien Axel Kahn.

Et qui sont en train de nous remettre le couvert pour le pire et le meilleur des mondes.

 

Voilà.

Pas grand-chose d'autre à ajouter.

Sinon vous conseiller vivement de lire cet article.

Très vivement.

Et remarquer aussi que ce mouvement de fond n'épargne pas la France.

Glorieux pays des droits de l'homme venant d'instaurer le recours au tests ADN pour une partie de ceux qui rêvent de la rejoindre (gageons qu'ils seront de moins en moins nombreux).

Tout en légalisant la collecte de données de nature ethnique pour les études statistiques.

 

Il y en aura pour dire que ce n'est qu'un vague gloubi-glouba.

Accès de peur ne reposant (pour l'instant) sur pas grand-chose de tangible.

Ils ont raison : notre société n'est pas celle de la différenciation éthnique ou de la hiérarchisation raciale.

Mais peu à peu, les bases s'en mettent en place.

Et les grands mouvements de fonds qui agitent le pays, entre retour du communautarisme, science de la différence et discriminations étatiques, n'augurent rien de bon pour le futur.

Vraiment rien.

"La discrimination génétique est déjà une réalité, s'inquiète ainsi le sociologue américain Jeremy Rifkin dans l'Express. Toutes ces informations circulent dans l'ombre, à l'insu du grand public, qui n'a aucune conscience de ce qui est en train de se préparer: il n'y a aucun débat sur ces questions, ni dans les médias ni parmi les politiques."

 

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Ah, au fait…

C'est quoi votre couleur, déjà ?

Parce que je ne suis pas vraiment sûr que vous ayez le droit de vous trimballer sur ce bloug, aujourd'hui.

Allez hop : vos papier !

On va vérifier tout ça.

 

30/10/2007

Christian Vanneste est beau, il est grand, il est musclé, il est fort, il est intelligent… Et il vient d'être réinvesti par l'UMP.

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Trouillard, moi ? 

Je ne pense pas.

Peut-être un peu pisse-froid, de temps en temps.

Comme tout le monde.

Mais trouillard… non.

 

Pourtant, au moment de choisir mon sujet de billet.

J'ai hésité quelques secondes.

Et si finalement, j'ai décidé de ne pas m'abstenir.

Il est sûr que j'aurai le clavier moins leste que d'habitude.

Que je pèserai davantage mes mots.

Et que je surveillerai un peu plus les commentaires.

 

Non pas que j'ai peur que soient dites des choses qui me déplaisent.

Ça, je m'en fiche.

Mais ce semble pas être le cas de certaines personnes, promptes à dégainer l'acte procédurier pour faire taire les voix discordantes.

Qui donc ?

Et bien : le respectable Christian Vanneste, par exemple, élu du Nord à la finesse aussi proverbiale que l'est son respect de la différence.

A tel point que le député UMP de Tourcoing a déposé voici quelques semaines plainte contre Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP et militant de la cause gay, pour un commentaire qu'un mineur avait déposé sur son blog.

L'affaire, rapportait Blogonautes il y a peu, devait être jugée le 18 octobre dernier, sans que l'on sache comment ça s'est terminé.

Mais le site ne manquait pas de relever que Christian Vanneste avait prévenu sur son blog tous ceux qui pourraient lui manquer de respect : "Je vous informe également que tous propos qui me seront attribués à tort ou toutes interprétations douteuses de mes idées feront l’objet de poursuite en diffamation."

Bref, ce cher Christian est un amoureux de la liberté d'expression.

Si attaché à son existence qu'il ne peut s'empêcher d'en limiter l'usage.

Histoire de la préserver. 

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Vous comprendrez que j'ai décidé d'être sur mes gardes.

Et de ne pas trop m'enflammer à l'heure d'évoquer la deuxième bonne nouvelle de cette semaine, après celle du retour gagnant de la madonne de Sarcelles, la très respectable (ben oui : elle aussi) Sylvie Noachovitch.

La deuxième bonne nouvelle, disais-je : l'annonce de l'investiture prochaine par l'UMP du (très gentil et très joli) député Christian Vanneste pour les municipales.

"Christian Vanneste, annonce, dans un communiqué qu'il a été désigné, vendredi, tête de liste par les adhérents UMP de Tourcoing rassemblés en "comité de ville" en présence de l'ancien ministre délégué au Logement, Marc-Philippe Daubresse. Le maire sortant de Tourcoing, Jean-Pierre Balduyck (PS) ne devrait pas se représenter, laissant le champ libre à Christian Vanneste", rapporte le Nouvel Observateur.fr.  

Une décision faisant honneur à l'UMP, parti dont le président, Nicolas Sarkozy (très beau et très gentil lui-aussi), avait promis en janvier dernier l'exclusion de Vanneste pour propos homophobes.

Soit un énième engagement non-tenu : à défaut d'exclusion, l'élu de Tourcoing avait reçu le soutien de l'UMP aux législatives de juin dernier.

Et s'était fait élire député pour la troisième fois.

 

Cette désignation comme tête de liste a au moins un mérite.

Celle d'offrir l'occasion de revenir sur le brillant pédigree de cet ancien (très musclé et très intelligent) professeur de philosophie.

Tant l'ami Christian (que cent fleurs éclairent son chemin !) s'est fait une spécialité de la provocation et des raccourcis peu amènes à l'égard des homosexuels (assez pour être condamné en janvier pour propos homophobes, condamnation pour laquelle il s'est pourvu en cassation).

Une vision des choses parfaitement résumée par une interview donnée à TF1 en décembre 2004, après que ce brave homme (que la vie lui soit douce et le destin favorable) ait affirmé que l'homosexualité était "une menace pour l'humanité".

L'élu y expliquait que sa réflexion ne relevait que "du bon sens" : "C'est ce que tout le monde pense mais, en raison du poids de deux mamouths aujourd'hui, le lobby homosexuel et le politiquement correct, personne n'ose le dire. On n'arrête pas de mettre au même niveau le comportement homosexuel et hétérosexuel, comme si l'homosexualité était une sorte de troisième sexe. C'est à l'évidence faux."

A l'évidence…

 

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C'est tout ?

Non. 

A l'occasion, (le très beau et très tendre) Christian Vanneste peut aussi s'intéresser à autre chose qu'à la cause homosexuelle.

Et l'homme a su prendre des positions audacieuses sur la peine de mort, signant une proposition de loi suggérant de l'appliquer pour les terroristes.

Sur le téléchargement illégal, en tant que rapporteur du projet de loi Davdsi.

Ou sur la colonisation, ayant été celui qui a fait passer l'amendement reconnaissant le "rôle positif de la France" en la matière.

 

Bref : ce (noble et brave) gentilhomme a été à la pointe de tous les combats.

Et n'a cessé d'oeuvrer à l'instauration de l'ordre moral.

Une lutte de tous les instants qui lui vaut la juste reconnaissance de l'UMP.

Il n'y a là rien de choquant, n'est-ce pas ?

Non.

D'ailleurs, je me contenterai de reprendre l'une des déclarations du (fier et fulgurant) député : "Mes propos sont tout ce qu'il y a de plus normaux. Je ne critique pas un groupe, une race, une religion, je critique un comportement. Un terrorisme politique et culturel est en train de s'installer insidieusement pour nous empêcher d'exprimer des opinions - qui sont en plus partagées par la majorité silencieuse. C'est choquant."

Avant de dire combien les opinions de Christian Vanneste, ce grand ami de la démocratie, me dégoûtent.

Et m'inspirent une répulsion aussi violente qu'horrifiée.

 

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Je peux, non ?

Après tout, "mes propos sont tout ce qu'il y a de plus normaux. Je ne critique pas un groupe, une race, une religion, je critique un comportement. Un terrorisme politique et culturel est en train de s'installer insidieusement pour nous empêcher d'exprimer des opinions".

 

29/10/2007

Le club des guides suprêmes en goguette : Nicolas recevra le grand démocrate Mouammar en décembre prochain. Et alors ?

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C'est du tout cuit.

Vous allez voir qu'il s'en trouvera encore pour renâcler.

Finasser et protester.

Comme si notre petit père du peuple à nous ne pouvait recevoir le guide suprême des autres.

Sans que cela ne crée un incident diplomatique chez les bien-pensants.

 

Mais qu'importe les cris d'orfraies et le choeur des bonnes intentions.

Cela ne changera rien.

Puisque c'est désormais officiel : en décembre, le colonel kadhafi effectuera un séjour de deux jours à Paris.  

Histoire d'être reçu en grande pompes à l'Elysée et de signer quelques petits contrats.

Juste retour des choses, soulignent les services de la présidence : "Le président de la République s'est rendu en Libye et il est normal que le numéro un libyen lui rende la pareille."

Voilà : c'est "normal".

Il n'y a pas là de quoi y voir malice

Ni monter sur ses grands chevaux en regrettant qu'un infâme dictateur soit accueilli avec les honneurs de la République.

Compris ?

 

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Alors, c'est vrai : tout n'est pas super rose en Libye.

Et les libertés y sont balbutiantes depuis 37 ans que le "Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste" (total respect…) a pris le pouvoir.

Adossant son pouvoir à un régime policier d'une ampleur tout à fait respectable.

Où 10 000 agents des services d'espionnage politique intérieur s'assurent que le bon peuple ne s'exprime pas trop librement.

Et qu'il ne manque pas de respect au guide suprême ominpotent.

Celui dont les portraits ornent chaque rue, chaque échoppe, chaque carrefour et chaque lieu public.

Et dont le culte de la personnalité a été institué en religion d'Etat.

Mais, que diable : est-ce bien important ?

 

 

Alors, c'est vrai : le colonel a de mauvaises fréquentations.

Et n'a pas pu s'empêcher, par le passé, de faire ami-ami avec de vilains terroristes.

De ceux qui ne pensent qu'à faire exploser les avions de ligne des compagnies occidentales.

Et cultivent une étrange fascination pour les engins qui font boum-boum.

Qu'il s'agisse de les faire exploser dans une discothèque allemande.

Ou dans le cockpit d'un avion français ou américain.

Oui : boum…

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Mais, que diable : est-ce bien essentiel ?

 

Alors, c'est vrai : le colonel n'aime pas trop les voix discordantes.

Des gâcheurs du plaisir de gouverner en paix qu'il ne peut s'empêcher de mettre au secret, au fond d'un cachot bien sombre.

Quand il ne les fait pas taire pour toujours.

Et le site Politique Internationale a beau jeu de pointer les manquements au respect de la liberté d'expression.

"Quant aux tribunaux du peuple, ils continuent à déférer et à condamner tout ce qui ressemble à un opposant sans autoriser le libre choix d'un avocat. Amnesty s'avoue également "préoccupé par les pratiques largement répandues d'arrestations et de détention au secret, sans accès au monde extérieur". Ce qui "facilite la torture", elle aussi largement pratiquée. Mais il y a plus grave : dans le projet de nouveau Code pénal qui doit être entériné cette année, la peine capitale reste préconisée "pour des activités qui ne sont rien de plus que l'exercice du droit d'expression ou d'association libre", regrette l'auteur de l'article.

 

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Tandis que ces gauchistes de Reporter Sans Frontières font aussi la fine bouche, qualifiant le guide suprême de prédateur de la liberté de la presse. 

Et déplorant, dans la livraison 2007 de leur rapport, que "Depuis l’avènement de la révolution verte, il y a 37 ans, Mouammar Kadhafi a fait de nombreux écarts à son idéologie socialiste originelle. Mais les journalistes n’ont pas encore bénéficié de cette lente décrispation du régime. Ils n’ont toujours aucune marge de manœuvre et servent avant tout la machine de propagande du chef de l’Etat. Le culte de la personnalité bat son plein dans les artères de la ville comme dans les médias officiels, les seuls autorisés. La presse privée n’existe pas. Pour Mouammar Kadhafi, « la presse est un moyen d’expression de la société, et non le moyen d’expression d’une personne physique ou morale. Logiquement et démocratiquement, elle ne peut donc être ni la propriété de l’une, ni de l’autre ». Les médias étrangers sont également placés sous surveillance et leurs reporters obtiennent difficilement des visas. De nombreux journaux sont toujours confisqués à la frontière. Plus d’un an après l’assassinat du journaliste Daïf Al Ghazal, dont le corps portait de multiples traces de torture, les auteurs du crime n’ont toujours pas été identifiés. Par ailleurs, Reporters sans frontières est toujours sans nouvelles du journaliste Abdullah Ali al-Sanussi al Darrat, disparu dans les geôles libyennes depuis son incarcération en 1973."

Mais, que diable : est-ce réellement primordial ?

Hein ?

(Je vous le demande un peu)

Au pire, les petites mains de l'Elysée devront essuyer les sièges après que Kadhafi s'y soit assis.

Histoire d'enlever les tâches de sang que le despote ne saurait manquer d'y laisser.

Pas vraiment  un problème : le service de pressing de la présidence doit être très efficace.

 

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Bref, rien ne sert de faire de cette réception officielle un fromage.

Car enfin : ce n'est pas comme si Nicolas Sarkozy s'était engagé à être le président de la France des droits de l'homme.

Ou comme s'il avait annoncé sa volonté de n'être le complice d'aucune dictature dans le monde.

Si ?

Il l'a fait ?

Le 14 janvier, 2007, dites-vous ?

"Je veux être le Président de la France des droits de l'homme. (...) Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. (…) Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde", avait claironné notre guide suprême à nous.

Ah… zut…

 

 

* Photo Patrick Kovarik/AFP.

27/10/2007

Accrochez vous, Sylvie revient !

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J'ai un petit jeu pour vous.

Tout bête.

Tellement simple que même les plus ahuris d'entre vous (ne niez pas…) y parviendront.

 

Ce qu'il faut faire ?

Juste lire d'une traite et à haute voix, sans prendre le temps de respirer et en ayant l'air exalté, la citation qui va suivre.

Prêts ?

Allez-y : "Il n'y a pas une once de racisme en moi. Je n'ai jamais ressenti un tel sentiment ne serait-ce qu'une seconde de mon existence. Ce type de déclaration est hors de mon être. Ma vie est consacrée à la lutte contre l'injustice. J'ai toujours aidé des gens défavorisés, dont certaines ne parlent pas le français. Je ne peux plus tolérer cette politique politicienne. Les citoyens ont besoin de vérité et d'honnêteté, c'est ce que je suis. Je ne me laisserai plus faire, c'est fini. C'est une souffrance quand, comme moi, on aime les gens d'être taxée de racisme."

 

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C'est fait ?

Parfait. Je suis sûr, alors, que vous êtes capables de me dire de qui est cette tirade aussi approximative que puante de sincérité.

Non ?

Vraiment ?

Vous me décevez un peu, sur ce coup…

 

C'est pourtant facile.

Je vais vous donner quelques indices, histoire de vous aider un brin.

Sachez que :

- l'auteur de ces quelques mots est une femme.

- c'est une telle excitée qu'elle ferait passer Nadine Morano pour une adepte du boudhisme transcendantal.

- star médiocre du petit écran, avocate de l'émission Sans Aucun Doute, la dame a eu un énorme succès sur le net : les films de ses interventions et discours, postés sur les sites d'échange de vidéos, ont été presque autant visionnés que les enregistrements de Sarkozy au G8.

- cette femme a mené campagne lors des dernières élections législatives. Et sa candidature fut grandiose : commencée dans l'exaltation la plus totale, elle s'est terminée dans les larmes et sur une hypothètique agression au steak-haché.

- elle appartient à l'UMP.

- son époux (le pauvre…) n'a pas à s'inquiéter de se fidélité. "Moi mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des noirs et des arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne", a-t-elle déclaré en juin dernier.

- c'est un monument de médiocrité et de vulgarité, à tel point que l'imaginer élue du peuple ne peut faire que douter de la démocratie représentative et du suffrage universel.

 

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Ça y est ?

Oui, c'est bien ça : Sylvie Noachovitch est de retour.

Celle qui a failli s'imposer dans la 8e circonscription du Val d'Oise en juin dernier repart en campagne, la nomination de DSK au FMI obligeant à procéder à de nouvelles élections (et de ça aussi, Strauss-Kahn aura à rendre compte un jour).

Et elle revient plus en forme que jamais, si l'on en croit l'interview qu'elle vient de donner au Journal du Dimanche.

Je vous laisse savourer l'entretien.

Tant je suis sûr, que comme moi, vous serez partagé entre le rire et les larmes.

 

Juste.

Je me contenterai de noter que Sylvie Noachovitch a réussi, comme elle l'explique dans l'interview, à faire ôter de Dailymotion à peu près tous les enregistrements de ses prises de paroles et de ses discours.

"Il y a plusieurs procès en cours. Je ne suis pas procédurière mais il y avait des vidéos truquées. Les gens de Dailymotion ont fait leur travail en retirant ces vidéos. On y trouvait des images volées et truquées. Dans un meeting, qui peut durer trois heures, il y a parfois des moments très forts, où l'on peut paraître excitée: et bien les vidéos ne montraient que ce court moment."

Inutile de préciser que ces vidéos n'étaient pas truquées, n'est-ce pas ?

Il n'y a d'ailleurs pas besoin d'en rajouter avec Sylvie Noachovitch : la réalité est déjà bien assez sidérante comme ça.

Et les images montraient juste sans fard l'incroyable mélange de vulgarité, mensonge, manipulation, paternalisme et démagogie que déploie sur scène cette télé-évangéliste de la politique.

C'est ça que l'ancienne adversaire de DSK n'a pas supporté.

Miroir, mon beau miroir…

 

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Alors.

Plutôt que regretter que Dailymotion ait cédé au chantage de l'exaltée.

Et sans se demander si la nomination en juin dernier de l'UMPiste Martin Rogard, ancien responsable multimédia au département de l’Information du ministère de la Culture, comme directeur de Dailymotion n'explique pas le zèle du site à effacer toutes les vidéos de Sylvie.

Je vous propose de visionner cet enregistrement survivant, disponible sur… Youtube.

A voir et à revoir.

Profitez-en, tant qu'il n'a pas été effacé, lui-aussi…

 

PS : Reste une question.

Insoluble, celle-ci.

Je ne comprends toujours pas pourquoi l'UMP s'entête à investir Noachovitch.

J'ai beau chercher, je ne vois pas.

26/10/2007

Hold-up sur la République : de magouille en magouille, la mafia du Nouveau Centre finira bien par faire main basse sur le grisbi

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Vous connaissez Don CdC ?

Non ?

Rien de plus normal.

L'homme n'a pas pour habitude de s'afficher en pleine lumière.

Et il répugne, comme beaucoup de ses semblables, à se faire connaître du grand public.

 

Moi-même…

Je ne devrais normalement pas vous en parler.

Et j'aurais intérêt à boucler ma grande gueule, pour une fois.

Tant briser l'omerta à son sujet peut être lourd de conséquences. 

Mais que voulez-vous ?

J'ai la langue trop bien pendue pour réussir à me taire tout à fait.

Et je ne peux m'empêcher de vous dire ce que je connais de lui.

Advienne que pourra…

 

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Sachez donc que Don CdC est un ponte du milieu.

Un maillon essentiel de l'organisation.

Homme de chiffres, expert es comptes bancaires, virtuose du boulier et financier hors pair, il est celui qui collecte et compte les billets, calcule les bilans et provisionne l'avenir.

Bref, il est trésorier.

Banalité d'un titre qui ne doit pas cacher la réalité : ses responsabilités sont aussi écrasantes que sont massives les sommes d'argent qu'il manipule chaque jour.

Impressionnant, non ?

 

Sachez aussi que Don CdC n'est pas un tendre.

Ni un rigolo.

Et il se murmure que cet austère homme de l'ombre est prêt à tout pour gonfler ses bilans et équilibrer sa comptabilité.

Un art que cet ancien de l'ENA a acquis auprès d'un maître en la matière, Alain Madelin, dont il fut directeur-adjoint de cabinet à la fin des années 1980.

Avant de peaufiner sa science à la Direction du budget, puis à la Cour des Comptes. 

Pour résumer : Don CdC est un homme à qui on ne la fait pas !

Compris ?

 

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Histoire d'enfoncer définitivement le clou, sachez enfin que Don CdC, Charles de Courson dans le civil, est membre du Nouveau Centre.

Formation qui depuis sa création relève moins du parti politique que de la Cosa Nostra, à qui elle a emprunté son sens de la famille.

Tant nul n'a oublié que cinq des proches parents d'Hervé Morin, président du parti, se sont présentés in extremis aux dernières législatives.

Histoire de garantir un groupe parlementaire et le financement correspondant au Nouveau Centre.

Et ?

Raté.

Ce qui n'a pas refroidi (il est des mots qu'il vaut mieux ne pas utiliser dans certains contextes…) ramolli les ardeurs des pontes du parti, bien décidés à toucher au grisbi.

D'où une très récente tentative de faire voter par les députés un seuil plus favorable, garantissant l'accès au financement de l'Etat.

Et ?

Caramba ! 

Encore raté…

 

Deux coups pour rien ?

Oui.

Mais je vous préviens : méfiez-vous…

Bien naïfs sont ceux qui croient s'être débarrassés du Nouveau Centre et de ses exigences : Charles de Courson et ses semblables ne sont pas hommes à lâcher l'affaire.

La preuve dans les colonnes du Point, où le trésorier profite d'une interview pour lancer un sombre avertissement.

"La question n'est pas là. Quoi qu'il arrive, nous trouverons un moyen de bénéficier de l'aide publique." 

 

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Vous avez noté ?

C'est clair, non ?

"Quoi qu'il arrive, nous trouverons un moyen."

Diantre…

Je plains ceux qui se mettront en travers de la route de Charles de Courson.

Trésorier prêt à tout pour faire toucher le pactole à son parti.

Politique maîtrisant davantage le code de l'honneur mafieux que la morale républicaine.

Et magouilleur qui a déjà trouvé une nouvelle combine pour faire main basse sur le grisbi : "La date butoir pour déclarer les députés appartenant à un groupe politique, afin de répartir les 80 millions d'euros alloués à l'aide publique, est fixée au 30 novembre, explique-t-il. D'ici là, nous pourrons toujours nous associer avec des partis centristes des DOM-TOM, par exemple."

Oui, "par exemple"…

 

Bref, tout va bien.

La démocratie se porte comme un charme.

Et je sens comme un souffle de renouveau irriguer les pratiques politiciennes.

Quelque chose de frais, de vivifiant, de décomplexé.

Ça vous ne fait pas ça, à vous ?

25/10/2007

Jean-Louis Borloo : ceux qui l'aiment prendront le train, les pauvres iront à pied

 

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Comme c'est mignon.

On va arrêter de construire tout plein d'autoroutes.

Et interdire aux vieux tacots de prendre la route.

Pas beau, le macadam.

Pas belle, la pollution.

Bouh, bouh !

 

Pardon ?

Vous n'êtes pas d'accord ?

Vous êtes bouché à l'émeri, ou quoi ?

Ce n'est quand même pas difficile à comprendre : terre qui part à vau-l'eau, pollution partout, réchauffement climatique, oiseaux qui meurent, fleurs qui se fânent, la mort qui guette, fin du monde, toussa-toussa.

Alors : d'accord ?

Oui ?

Ouf… je préfère.

Parce que pour être franc, je commençais à me poser des questions.

A me demander quelle bande de mous du bulbe, au QI même pas égal à celui d'un bullot, pouvait bien fréquenter ce bloug.

Et à m'angoisser : la révolution verte est-elle pour demain ?

Hein ? (je vous demande un peu)

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Bref, me voilà rassuré.

Tant il me semblait évident que n'importe quel lecteur intelligent ne pouvait que souscrire aux éminentes propositions du Grenelle de l'Environnement.

Premières mesures à la problématique parfaitement résumée par Jean-Louis Borloo.

Le ministre de l'Ecologie nous expliquant, repris par Le Monde, que "Le paradigme actuel, fondé sur la priorité accordée aux infrastructures routières et autoroutières et sur le développement séparé des modes de transport, doit laisser place à une logique de développement intégrée, multimodale, dans laquelle la route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours imposées par l'état des technologies ou la géographie. La capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter, sauf pour éliminer des points de congestion et des problèmes de sécurité. Il s'agit aussi de réduire l'intensité énergétique des transports. L'objectif retenu est de réduire de 20 % d'ici à 2020 les émissions actuelles [de gaz à effet de serre]."

Pas mal, non ?

Oui : je trouve aussi.

Et j'apprécie d'autant plus que cette déclaration, pour anecdotique qu'elle soit, traduit à la perfection ce qui pourrait bien devenir l'une des plus grandes arnaque du siècle.

Et rester dans l'histoire comme le plus ambitieux des hold-ups sociaux, celui effectué au nom de l'écologie.

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En un mot : une nouvelle extension du domaine de la lutte des classes au transport.

 

Mouais…

Pas convaincu ?

Ok, reprenons quelques-une des premières mesures annoncées par les joyeux réformateurs du Grenelle de l'Environnement.

"L'achat de voiture propre bénéficiera d'une ristourne. Son montant n'est pas arrêté, mais elle sera financée par le malus annuel infligé aux véhicules les plus énergivores", nous dit 20 Minutes.

Là, les choses sont claires.

On va faire raquer ces salauds de pauvres qui possèdent des guimbares de 20 ans d'âge.

D'antiques tacots ne valant plus un rond.

Tandis qu'on donnera un petit coup de pouce financier à ceux qui ont les moyens d'acheter neuf et propre.

Authentiques patriotes qui, en sus de sauver la planète, font tourner à fond nos industries automobiles.

Logique ?

Non : écologique.

 

Mais là n'est pas l'arnaque essentielle.

Celle-ci se niche ailleurs.

Joliment dissimulée dans l'ambition affichée de mettre en avant le tout-TGV.

En même temps que Jean-Louis Borloo a audacieusement annoncé un "moratoire" sur la construction des autoroutes, le Grenelle de l'Environnement a en effet décidé que "pour favoriser les transports en commun, 2 000 kilomètres de lignes de TGV doivent être construites avant 2020", souligne Le Figaro.

 

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2 000 kilomètres !

Rien que ça…

Et autant de moins en terme d'offre Corail et TER, bien entendu.

Tant le développement des lignes à grande vitesse signifie la disparition des tortillards et autres wagons lambinants.

Et quoi : on est au 21e siècles, ou pas ?

 

Problème : les tarifs ne sont pas (mais alors pas du tout) les mêmes.

Largement supérieurs pour ceux qui voyagent vite, très vite.

Sur la ligne TGV-Est, mise en service il y a quelques mois, l'augmentation du prix moyen des places est ainsi de 30 %.

Un tel scandale que même les membres du Conseil économique et social de Lorraine, pourtant pas une assemblée de gauchistes, ont jugé bon de protester, d'autant plus énervés que la ligne a été financée à hauteur de 23 % par les collectivités locales.

Sans que cela change grand-chose : les usagers, à qui on ne laisse plus le choix de voyager moins cher, restent les dindons de la farce

Et l'entreprise ferrovière, qui réalise pratiquement ses seuls profits avec la grande vitesse, se frotte les mains.

"C'est un business de plus en plus européen, de plus en plus dense. La rentabilité est très forte, principalement grâce au fort taux de remplissage des trains, de l'ordre de 75% aujourd'hui, avec un objectif de 80% dans trois ans", avoue ainsi Anne-Marie Idrac, présidente de la SCNF.

Un "business" creusant l'inégalité. 

Comme le fera l'écologie si elle ne va de paire avec le social.

Mais ça…

Comment dire ? 

C'est le cadet des soucis de jean-Louis Borloo.

 

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Bref : vive le Grenelle de l'Environnement !

Et qu'importent les pauvres.

Ils iront à pied.

C'est bon pour la ligne, après tout.

24/10/2007

Noël Forgeard ou la défense du glouton : petit précis biologique de la gourmandise de l'ancien dirigeant d'EADS

Définition du glouton dans Wikipedia : "Carcajou est la prononciation en vieux français du nom Kwi'kwa'ju, nom donné à l'animal par la tribu des Micmacs, (des indigènes du Canada), qui signifie « esprit maléfique » en langue Micmac. Le glouton étant plus rusé que le renard et doué d'une force peu commune, il possède des facultés hors du commun pour échapper aux chasseurs et s'il se fait prendre, tente par tous les moyens de s'échapper ; il possède avant tout un instinct de survie des plus impressionnant, d'où le nom d'« esprit maléfique » que les Micmac lui donnèrent."

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C'est un animal rare sous nos latitudes.

Et il faut profiter de ses moindres apparitions.

Tant il est d'ordinaire discret et secret.

N'aimant rien tant que s'empiffrer loin des sunlights et des regards.

 

Pourtant, contraint et forcé, le glouton n'hésite pas à monter à la tribune.

Et sait s'y montrer aussi tenace que pugnace.

 

Voilà de quoi situer le cadre biologique de ce billet.

Et maintenant, tout de go, la question : Noël Forgeard, qui vient de s'offrir une longue interview-plaidoyer dans Le Figaro, est-il, stricto sensum, un glouton ?

Hum…

Qu'en dites-vous ?

Plutôt oui ?

Oui : moi aussi.

Mais pour que personne ne m'accuse de raccourcis trop faciles, on va vérifier ensemble que le bonhomme possèdebien bien les principaux traits de caractère du glouton.

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Donc.

"Bien adapté à la vie de charognard, le glouton a des dents et des mâchoires robustes qui lui permettent de broyer de gros os et de manger de la viande gelée. (…) Par contre, on l'a déjà observé en train de s'attaquer à des proies beaucoup plus volumineuses", nous dit Wikipedia.

Des proies volumineuses ?

Là, on y est : le père Noël n'a pas froid aux yeux.

Et a su prélever sa part du gâteau sur des pièces de gibier imposantes.

D'autant plus impressionnantes qu'elles n'étaient pas encore tout à fait mortes.

Rappellons qu'en juillet 2006, quand le bougre quitte la présidence d'EADS, après avoir fermé les yeux sur les retards de l'A380 aussi longtemps que possible, il ne part pas la queue entre les jambes.

Non : le père Noël s'arrache avec 6 M€ de stock-options, 2,5 M€ au titre de la clause de non-concurrence et une retraite chapeau de 100 000 € par mois.

La cagnotte est si copieuse au-regard des résultats dont le polytechnicien a fait preuve que l'affaire fait scandale et que l'opinion s'indigne.

Ce qui avait poussé Sarkozy, alors en pleine campagne présidentielle, à promettre de rendre illégaux les parachutes dorés pour les chefs d'entreprise, "n'acceptant pas qu'on ait à la fois la grosse rémunération et le gros parachute" (engagement sans suite, évidemment…)

Mais on s'égare : revenons à nos moutons… euh… gloutons.

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Poursuivons.

"Comme il n'est pas très efficace à la chasse, le glouton dévore souvent des animaux pris au piège", précise Wikipedia.

Un allusion aux options que le coprésident d'EADS n'a pas hésité à lever alors que l'avenir de l'entreprise était déjà, pour les intimes du dossier, gravement compromis ?

Sans nul doute.

Tant c'est visiblement s'empiffrer que d'avoir, trois mois avant l'annonce publique de la non-tenue des délais, "acheté la bagatelle de 162 000 actions à un prix moyen de 16,52 € pour les revendre aussitôt au prix de marché, soit 32,01 €, raflant, au passage une juteuse plus-value de 2,5 millions d'euros", résume l'Express.

De la simple gourmandise ?

Admettons.

Mais elle devient gloutonnerie quand il apparaît que Noël Forgeard a également acheté 127 998 de ces actions, "en empruntant, pour faire une donation à chacun de ses trois enfants, ce qu'il trouve "légitime à l'approche de la soixantaine". Il leur a ensuite cédé ces titres devant notaire, à charge pour eux de rembourser la dette correspondante. La revente de ces titres, entre le 15 et le 17 mars, leur a laissé à chacun une plus-value de 400 000 €", poursuit l'Express.

On est en plein dedans, non ?

Oui : c'est aussi l'avis de l'Autorité des Marchés financiers.

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Un petit dernier, pour la route ?

Soit : "Le glouton étant plus rusé que le renard et doué d'une force peu commune, il possède des facultés hors du commun pour échapper aux chasseurs et s'il se fait prendre, tente par tous les moyens de s'échapper", dit Wikipedia.

Un point sur lequel le père Noël a déjà prouvé tout son talent, depuis le milieu de l'année 2006 et le début du scandale.

Droit dans ses bottes, le bonhomme n'a cessé d'afficher la même ligne de défense.

"Je suis un bouc émissaire", une litanie qu'il ressert sans se lasser et sans craindre de lasser, affirmant que "la vente de ses stock-options est un malheureux hasard".

Ce qu'il nous engage à croire sur parole.

"Sur le fond, je peux vous affirmer qu’il n’y a pas eu de délit d’initiés de la part des dirigeants d’Airbus ou d’EADS, redit-t-il au journaliste du Figaro. J’ai connu toute cette période. Je sais de quoi je parle."

Et si monsieur Forgeard le dit…

Cela ne peut être que vrai.

La preuve : "Les accusations dont je suis la cible ne correspondent pas à ce que je suis. Je ne suis pas âpre au gain. Je suis avant tout un industriel. J’ai travaillé dans l’acier, la défense et l’aéronautique. À la tête d’Airbus, j’ai pris pour 300 milliards de dollars de commandes et créé 16 000 emplois pérennes. Si je symbolise quelque chose, c’est une volonté industrielle persistante au service de mon pays plutôt qu’une mauvaise conduite dans une affaire où je n’ai pas commis de faute."

La main sur le coeur…

Le grand patriote économique lève les yeux sur le drapeau…

 

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Comment disait Wikipedia déjà ?

Ah oui : "Il possède avant tout un instinct de survie des plus impressionnant, d'où le nom d'« esprit maléfique » que les Micmac lui donnèrent."

Les indiens Micmac ?

On n'aurait pas trouvé mieux comme conclusion.

Sans même être sûr que Noël Forgeard en sorte perdant, de ce grand micmac d'EADS.

23/10/2007

Brice a vaincu parce qu'il en a des grosses comme des ballons et qu'il parle au nom de la France profonde, nous dit Le Figaro.

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Il faut que je vous avoue.

Brice, je ne l'aimais pas trop jusqu'à maintenant.

Il m'horripilait un brin.

Et sans me déplaire absolument, le personnage ne m'inspirait guère de sympathie.

Pour tout dire, j'avais même surpris quelques-uns de mes poils (les plus à gauche) se hérisser quand j'entendais la voix du ministre du l'immigration et de l'identité nationale.

Pas le grand amour, quoi.

 

Mais ça, c'était avant.

Avant que je ne tombe sur cet excellent article du Figaro.

Habilement titré "Hortefeux remporte sa bataille de l'immigration".

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[ Juste en passant : je le trouve d'ailleurs un peu mou sur ce coup, Le Figaro.

Limite gauchiste…

Ça manque de punch, d'allant et d'instinct guerrier, ce titre.

Moi, j'aurais choisi "Coupe du monde de l'immigration : Hortefeux 1, l'humanité zéro"

Ou bien : "Guerre à l'immigration : le colonel Hortefeux fout une sanglante déculottée à ses adversaires".

Mais ce n'est que mon avis, hein… ]

 

Bref, Brice aurait tout gagné, ces dernières semaines.

Et ce "grand blond bien élevé" se serait sorti comme un chef de tous les sombres pièges tendus par l'intelligentsia et la bien-pensance de gauche.

(Je résume)

Réussissant à faire passer sa loi sans perdre des plumes au grand jeu des sondages.

Et à garder l'estime de ces intellectuels que le monde nous envie : Max Gallo, Thierry Mariani, Alain Marleix et même Manuel Valls.

C'est dire…

 

Donc : tout va pour le mieux.

Brice a la super patate, nous dit Le Figaro.

Brice a laminé toutes les oppositions à sa loi sur l'immigration, nous dit Le Figaro.

Brice n'a fait qu'une bouchée de cette abjecte bien-pensance qui voyait dans les textes ADN une sombre menace pour notre démocratie, nous dit Le Figaro.

Brice en a des grosses comme des melons, nous dit Le Figaro.

Brice est tout-puissant, nous dit Le Figaro.

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C'est tout ?

Non.

Le Figaro (dont on peut à cette occasion vérifier que ses journalistes sont pourvus d'un stock de salive plus important que la moyenne, histoire de pouvoir enchaîner les coups de langue à une cadence très élevée), Le Figaro donc nous met sur la piste de l'extraordinaire succès de Brice Hortefeux.

Une même explication, fournie à deux reprises, au fait que le ministre de l'Identité nationale enregistre de bons scores sondagiers, gagnant même "huit points dans le baromètre Ifop de Paris Match"

D'abord : "« Ce qui se dit à l'intérieur du périph est moins important qu'à l'extérieur », résume un sondeur."

Et puis : "« La gauche caviar en action, la France profonde n'aime pas trop », appuie son ami Alain Marleix, actuel secrétaire d'État aux Anciens Combattants, pour expliquer le « pari gagnant » d'Hortefeux."

 

Comprendre : le combat de Brice (couilles) était soutenu par la France profonde.

Par la France d'en bas.

Par celle qui regarde TF1 et ne kiffe pas tellement les envolées humanistes de BHL, de la rive gauche et des humanistes de comptoir.

Et par celle qui n'apprécie pas de recevoir des leçons de démocratie par un éditorialiste du New-York Times (qu'est-ce qu'ils viennent encore nous faire chier, ces sales Ricains ?).

Ce n'est quand même pas difficile à saisir, non ?

 

Tout ça pour dire.

Si vous faites partie de "la gauche caviar".

Alors : cassez-vous de mon bloug, espèce de sale progressiste détaché des réalités.

Et si vous appartenez à la petite cohorte des droits-de-l'hommistes.

Alors : tirez-vous d'ici, salopard d'humaniste faux-jeton.

Car n'ont rien à faire ici ceux qui n'ont pas compris que…

"La terre, elle, ne ment pas".

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Et : vive la Révolution nationale !

22/10/2007

D'un écran de fumée l'autre : Sarko commence à regretter son divorce

 

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Mais qu'est-ce qu'ils fichent, à l'Elysée ? 

Tous ces conseillers spéciaux, ces mentors occultes et autre gérants des water-closets présidentiels.

Ces 65 membres du cabinet de Sarkozy, dont pas un n'a su lever le petit doigt pour donner un peu plus de relief à l’adoption, vendredi à Lisbonne par les 27 Etats membres de l’Union européenne, du traité simplifié.

Ils sont payés à rien faire ou quoi ?

 

C'est quand même dingue.

Il suffisait de décrocher le téléphone, histoire de réserver les 20 h de TF1 et de France 2.

De procéder à un coup d'éclat en conférence de presse européenne, par exemple la lecture de la lettre de Guy Môquet.

Ou d'organiser un petit footing d'après négociations avec José Manuel Durao Barroso.

Pour donner à cet accord historique l'éclat lui revenant.

Mais non : rien.

Nul clairon ni trompette.

 

Sarko l'a eu mauvaise.

Forcément.

Et a fait dire son amertume par son premier Ministre : "Pour des raisons diverses et variées, cet événement très important ne nous a pas semblé avoir dans les médias et l’opinion la dimension qu’il méritait", a regretté François Fillon, cité par Libération.

Allusion non voilée au divorce présidentiel.

La séparation de Cécilia et Nicolas ayant fait un peu trop d'ombre médiatique à l'accord de Lisbonne.

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Et là…

Quand même…

On se dit que c'est jouissif de voir le petit père du peuple se plaindre de la diversion qu'il a lui-même mise en place.

De regretter cet écran de fumée marital, pourtant instrumentalisé pour plomber le mouvement social.

Qui fait rien que lui gâcher son plaisir.

Et qui l'empêche de se tresser en public les lauriers qu'il aimerait se voir décerner.

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Heureusement, tout s'est bien terminé.

Sarko s'étant trouvé un public pour chanter ses louanges.

Facile : puisque l'opinion et les médias boudaient son "succès" européen, c'est devant les cadres de son parti que le président est allé faire reluire ses mollets dimanche.

Une première dont l'inconstitutionnalité n'a pas grande importance.

Tant il faut imaginer ce qui se serait passé si le président ne s'était trouvé un public.

Et n'avait pu se décerner de satisfecits.

 

Oui : la panique montante.

Les sueurs froides.

Et le court-circuit général à brève échéance. 

Il a eu chaud.

 
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