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07/11/2007

Tonnerre de Brest, Nicolas Sarkozy en a des grosses comme des pastèques. Zallez voir votre gueule à la récré, bande de fielleux syndicalistes !

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On est quand même un peuple de gros cons.

Hein…

On se plaint toujours.

(Si, si)

On geint que la voix de la France s'effondre.

(Si, si)

On gémit que l'autorité morale part à vau-l'eau.

(Si, si)

On déplore que les vraies valeurs coulent plus bas que terre.

(Si, si, je vous assure !)

 

Et pour une fois…

Pour une fois qu'on a un président qui a des roubignolles.

Des vraies.

Des grosses comme des pastèques.

Des tellement massives qu'en comparaison, celles des caïds de cité passent pour les petits raisins qu'affichent délicatement les maniérés rats d'opéra sous leur justaucorps.

Ben nous, comme des abrutis…

On boude notre plaisir.

On fait les difficiles.

On crie à la facilité et à la vulgarité.

Bref : on se la joue petits joueurs.

 

Pourtant : rien à dire.

Le petit Nicolas ne demandait que ça.

Il rêvait de monter au combat, notre président.

Et d'agiter ses petits poings contre ce syndicaliste grossier, parfaite incarnation des conservatismes sociaux qui font rien tant qu'empêcher les réformes en poussant des jurons simplistes d'une voix avinée.

Mais que voulez-vous ?

L'autre n'en avait pas, de couilles.

La preuve sur cette vidéo surprenante, mise en ligne par Le Figaro.

Enregistrement qui doit faire gémir de plaisir cette France aigrie.

Convaincue que quelques rotomondades la vengeront de ses peurs et jalousies.

 

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Bref, ne cachons pas notre plaisir.

De voir le petit timonier se comporter tel le lascar moyen.

Avec une même tactique : celle d'aller au contact pour mieux provoquer.

De sortir de vains mots jamais suivis d'effets.

Comme il l'a fait face à cette foule hostile de garde-côtes à la mie de pain.

Dont un représentant, un quelconque flibustier, s'était permis un juron bien senti.

Tonnerre de Brest !

Mille millions de mille sabords !

Le moussaillon de carnaval…

 

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"Qui est-ce qui a dit ça ?", a t-il tonné.

(Et non thonnier, bande de petits malins…)

"C'est toi qui a dit ça ?"

(Remarquez le tutoiement instantané, pur police-national-style. Il n'a pas été ministre de l'Intérieur pour rien, le bougre…)

"Descends un peu le dire, descends un peu !"

(Jolie référence culturelle : toute une génération qui reprend en choeur "eh, Manu, tu descends ?")

"Si tu crois… Si tu crois… Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs."

(L'autre ne croyait rien, évidemment. Il criait juste sa haine d'une pouvoir manipulateur et menteur. Mais vlan : le voilà face à un homme qui n'a de cesse de prendre tous les problèmes à bras-le-corps, pour mieux les mettre à bas. Eh-eh : piégé dans la nasse, le pêcheur de pacotille !)

"Ben permets-moi de te dire… Mais enfin tu-tche-che… Ben, viens, viens !"

 

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Impressionnant, non ? 

Oui : ça, c'est un président !

Un vrai !

Un couillu !

Tandis qu'on devine.

Qu'on subodore.

Que l'autre n'est pas venu.

Le lâche…

Le bougre de faux-jeton à la sauce tartare.

Syndicaliste de mes fesses…

 

Remarquez : je suis difficile.

Parce que d'accord : le marin-pêcheur n'est pas descendu.

Nous privant du plaisir d'une jolie leçon de boxing présidentiel.

(Je ne sais pas pourquoi, mais je donnais les 1m50 du petit père du peuple, accompagné de son double quintal de gardes du corps, largement favoris…)

Mais il en est un autre, beaucoup plus au sud.

A Marseille, exactement.

Qui a obéi à l'injonction présidentielle.

Au pied de la lettre.

"C'est toi qui a dit ça ? Et bien, descends un peu !", avait lancé le président.

Le Burkinabé, bonne poire et sans-papiers, s'est exécuté.

Devant la police, il a sauté du troisième étage.

Comme un con.

Et il s'est écrasé.

Comme une merde.

 

Un de plus…

Juste un clandestin.

Qui avait la peur plus grande que la gueule.

Lui.

 

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Commentaires

Il n'a quand meme pas osé les traiter de "racailles" et projetté de les "nettoyer au karsher" au "propre comme au figuré"...Ceci dit vu l'etat de nerf dans lequel il a l'air de se trouver je suis sure qu'une petite ovation dans une cité le remettrait d'applomb...Viendez sarko ca fait longtemps qu'on t'a pas vu dans une zone de "non-droite"!!

Écrit par : thc2 | 07/11/2007

Il devrait faire attention, cela dit : quand on reprend des répliques de ce sketch, faut s'attendre à ce que l'autre ne descende pas, parce qu'il y a sa mère, c'est Terminator avec des boucles d'oreille. Mais comme on est au bord de l'eau tout finira bien pour Manu, peut-être pas pour Sarkozy (il est grave !) : "c'est les mouettes, c'est les mouettes".

J'ai des choses à dire. Des graves. Des importantes. D'abord qui me concerne : je considère comme inacceptable que le Président de la République méprise, voire stigmatise implicitement à chaque occasion qu'il a. Je veux bien entendu parler de sa trop tristement célèbre France qui se lève tôt. Moi, je suis de la France qui ne se couche pas, monsieur le Président ! Jamais ! Parce que moi, contrairement à toutes ces feignasses, tous ces traîne-patins qui estiment qu'il ont un droit (opposable) au sommeil, je fais comme il faut ! Je prends exemplesur les Etats-Unis, où il faut trois métiers pour boucler les mois et où le Président n'est pas un ingrat, car il trouve son pays formidable de permettre à quelqu'un d'avoir trois boulots. Sarko-mon-amour, Sarko-l'Américain comme ils disent sur CBS, ces méchants-qui-ont-des-journalistes-avec-un-premier-amendement (je pratique l'ouverture, moi aussi, je peux dire qu'il y a des mauvais côtés aux Etats-Unis), je t'en supplie, ne me discrimine pas plus longtemps, ou alors que ce soit positivement. Fous-les dehors et par la fenêtre, s'il le faut. Car enfin, c'est limpide : on m'explique depuis des mois que le chômage, c'est la faute aux 35 heures. Eh bien ! j'ai la solution au problème, c'est le passage aux 154 heures. Vois, mon petit président adoré, que je ne suis pas chien : je laisse deux heures de transit à chacun pour permuter entre ses trois boulots. On travaillera plus, ce sera un fait, et on gagnera plus que les RMistes qui ne seront bientôt plus des nôtres.

Mais il reste autre chose. J'ai toujours été un fervent opposant aux rediffusions. Et là, je vois que Président en fait, peut-être à son insu. D'abord, après avoir sainement égalé et peut-être même dépassé le félon Fillon, l'abominable retourneur de veste, pour ce qui est du salaire, voici une émulation de l'appareil génital du dévoué Hortefeux. Mais la fin de son allocution, comment dire ? il nous refait le coup de Poutine (non, amis québecquois, pas votre plat, mais soyez sûr que Président fera mieux que de Gaulle, l'ancêtre mou du genou et démissionnaire face à mai 68, il vous obtiendra l'indépendance tout seul, au nez et à la barbe de ces angliches déguisés que sont les Canadiens). Cette montée du ton, ce tutoiement, cette invite à régler ça entre hommes... et pour finir, cette langue qui se place mal et ce défaut d'élocution qui a dû persuader plus d'un juge laxiste mieux qu'une plaidoirie d'un quart d'heure. Président est ivre. Il était en Bretagne, mais c'est quand même pas une excuse, ou alors, il serait stone quand il va au Tchad.

Car oui, Déby a suivi le vieux code d'honneur : son fiston a été piqué avec une arme à feu de catégorie 1 et o a saisi 375 grammes de cannabis chez lui l'année dernière, mais la justice française veillait et il n'a eu que six mois avec sursis. Faudrait voir à s'en souvenir avant de coller des peines de travaux forcés.

Écrit par : Redolegna | 07/11/2007

C'est moi qu'ai la plus grosse, et que je pisse plus loin et

"Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré
Si tu m'crois pas
T'ar ta gueule
A la récré
T'ar ta gueule"


Tiens tu l'as vu aussi, notre courageux président. J'ai vu la vidéo hier, j'en suis restée encore une fois sur le c.l.

Combien de CRS avec lui au Guilvinec ? Combien de gardes du corps ? Il est costaud le président... avec ses prétoriens.

(Je crains un rien pour le marin... Il a été sûrement repéré. "On" pourrait bien le faire descendre tout de bon, dans un cul-de-basse-fosse, pour insulte au président...)


On en est à combien d'écrasés sur les trottoirs ?

Écrit par : Françoise | 07/11/2007

wech gros bien ou bien ?
ah ca c'est un prés' qui en a , le mec c'est pas une demi taffiole
pi c'est vrai quoi m'sieur, c'est pas faisant ca kaïra qu'on s'exprime serieusement

Plus serieusement, a quand le linchage public des opposants au président sous couvert de la gendarmerie et de l'opinion publique!

Écrit par : GASKA | 07/11/2007

En fait on risque quoi a foutre une claque a un roquet qui te tutoie et passe sont temps a te toucher d'un air menacant? Parce que a chaque fois que je le vois faire son chaud comme ca je me dit qu'a la place de certains jlui mettrais bien une ptite claque bien sentie derriere la tete.

Écrit par : bob | 07/11/2007

Ton billet du jour a inspiré le mien ;-)
Amitiés

Écrit par : christian lehmann | 07/11/2007

@ Thc 2: "dans une zone de "non-droite"! Bien joué… :-)
Mais c'est vrai : un petit baston, à la fight-club, le soir entre deux barres d'immeubles, lui ferait un bien fou, à l'animal. Il est à cran.

@ Redolegna : oui, un de ces jours, le mec descendra pour de vrai et lui mettra une droite pas piquée des hannêtons.
(154 heures ? Ça ne va pas être possible : ce n'est pas assez, il faudrait fournir un effort un peu plus conséquent.)

"Cette montée du ton, ce tutoiement, cette invite à régler ça entre hommes... et pour finir, cette langue qui se place mal et ce défaut d'élocution" : on est d'accord, c'est une explication de poissonières…

@ Françoise : oui, je serais bien curieux de le voir faire autant le malin, tout seul, dans un petit coin sombre. En fait, non : l'occasion ne se présenterait pas. Il prendrait direct les jambes à son cou.

@ Gaska : zyva, toi, tu me causes pas comme ça. Tu crois que c'est la teuf, ou quoi ?
:-)

@ Bob : à mon avis, tu risques gros… Style quelques années de cachot (et l'admiration éternelle de tous ceux qui ne peuvent pas blairer le petit nabot). Le mieux, ce serait de la jouer à la Noël-Godin-style, façon tarte à la crème en pleine face. Gloup-gloup…

@ Christian : très bon billet, j'applaudis des deux antennes. C'est essentiel de rapeller ce que ces tics de langage, attitudes outrancières et coups de colère représentent.

Je me contenterai de citer ce passage de ton texte, avec la photo qui va bien : "Le tout se concluant par un bégaiement de comptoir, comme si d'un coup les accus s'étaient vidés d'avoir été trop chargés, en un instant effrayant où l'on voit la mécanique se défaire, et apparaître un homme hagard, en bout de course, en roue libre." Cool.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 07/11/2007

'Tin, je ne dois pas avoir de coeur... 1) Sarkozy bégayant m'a fait pitié ; 2) J'ai ri (oui, j'ai honte, mais c'est comme ça) de l'enchaînement entre le pêcheur qui ne descend pas (ou hors champ) et l'homme de 37 ans qui est descendu trop vite hier, à Marseille...

Y aurait bien une autre explication à mon rire, remarque : je suis écoeurée. Mais bon, dans tous les cas, ça veut dire sans coeur, non ?

Bises et bon après-midi

Écrit par : Flo Py | 07/11/2007

Vous avez encore puisez vos infos dans le figaro,decidement, vous avez de bien mauvaises lectures
Moi j'ai consulté un article de Libé et figurez vous qu'un psychanalyste analyse le comportement d'agité de Sarko, et je vous le donne en mille Sarko est un grand malade
Bon ,je sais vous allez me dire que n'importe qui peut se dire psychanalyste et qu' un psychanalyste digne de ce nom ne ferait pas une analyse sauvage a l'emporte pièce
oui mais enfin si on ne peut plus dire n'importe quoi du moment que c'est du mal de Sarko ou va t-on On va s'ennuyer ferme et passer pour des gros cons

Écrit par : antimythe | 07/11/2007

Après un constat sans bavure comme celui-ci, tu trouveras toujours un CON dire que tout va bien.

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 07/11/2007

Avoir raison ou faire croire qu'on a raison: c'est ce qui fait que certains soutiennent leur opinion, même aprés avoir perçu qu'elle est fausse

Écrit par : antimythe | 07/11/2007

ha ha ya une photo plutot marrante de Sarkozy sur cette page du figaro, un vrai rappeur

photo sur laquelle on voit aussi qu'il a toujours son alliance, enfin ceci ne nous regarde pas.

Écrit par : massi | 07/11/2007

@ Flo Py : au contraire, il faut avoir du coeur pour rire des choses les plus tristes. Quand on ne rit plus, c'est que tout est mort à l'intérieur, que tes vaisseaux sanguins se sont desséchés, que ton foie est bilieux, que tes intestins sont bouchés et que tu votes à droite… Quoi, j'exagère ?

(Mais je ne dois pas valoir plus que toi : je suis content que ça t'ai fait rigoler…)

@ Antimythe : oui, vous lisez Libération, moi Le Figaro, et nous y puisons chacun nos sources d'indignation. Le monde est bien fait.
Ceci dit, vous finirez par en être convaincu : Sarko est malade. Vraiment. Instable. Et. Psychologiquement. Dérangé.

@ Allain Jules : le bon côté des choses, c'est qu'ils sont de moins en moins nombreux à dire que tout va bien. Qu'est-ce que ça va être dans deux ans ? La révolution ? Eheh…

@ Massi : oui, le lascar dans toute sa puissance.
Quant à l'alliance : vous voulez sans doute parler de celle qu'il a conclu avec l'axe du mal ? Obiwan Kenobi dans sa face !

Écrit par : Le Charançon Libéré | 07/11/2007

Et dire qu'il va falloir tenir encore comme ça un bon bout de temps.

Que Maître Yoda nous aide et que la Force soit avec Nous !

http://www.lefigaro.fr/assets/photo/starwars.jpg

(Hé hé ! On trouve tout dans le Figaro... )

Écrit par : Françoise | 07/11/2007

@ charançon "Ceci dit, vous finirez par en être convaincu : Sarko est malade. Vraiment. Instable. Et. Psychologiquement. Dérangé."

Je ne suis ni médecin ,ni psychologue,donc pas compètent ,pour pouvoir émettre un avis sur la santé mentale de notre président

Après le caniche de Bush, le dictateur,le nabot,l'agité,l'alcoolique,le cocu, l'incompétent ,le sous doué intellectuel ,
voici l'heure du malade mental
Navrant,

Écrit par : antimythe | 07/11/2007

à Antimythe, notamment :
«Et sans doute notre temps ... préfère l'image à la chose, la copie à l'original, la représentation à la réalité, l'apparence à l'être ...Ce qui est sacré pour lui, ce n'est que l'illusion, mais ce qui est profane, c'est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l'illusion croît, si bien que le comble de l'illusion est aussi pour lui le comble du sacré.»
Feuerbach, Préface à la deuxième édition de « l'Essence du Christianisme»
[ exergue du premier chapitre de« la Société du Spectacle » de G. Debord]

Écrit par : leveto | 07/11/2007

@leveto Une citation en vaut bien une autre

Citation de Georges Bernanos


Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au dehors, mais lui ronge, ainsi qu'un cancer, le coeur et les entrailles

Écrit par : antimythe | 08/11/2007

Celle ci est pas mal non plus
«Etre informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.»
[ Georges Bernanos ] - La France contre les robots

Écrit par : antimythe | 08/11/2007

@ Antimythe : j'aime vous navrer, cela me redonne de l'enthousiasme.

@ Leveto : "si bien que le comble de l'illusion est aussi pour lui le comble du sacré". C'est quand même autre chose que Bernanos !

@ Antimythe (bis) : et puis, laissez donc un peu ce pauvre Georges reposer en paix. Que vous a t-il fait, pour que sans cesse vous troubliez son sommeil de bon chrétien en ressortant ses citations comme des phrases de la Bible.

(Ceci dit, j'aime bien la dernière : «Etre informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.» Il y a un fond bouvarien-pécucheste de vérité là-dedans)

Écrit par : Le Charançon Libéré | 08/11/2007

Bernanos conteste l'idée selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l'humanité, car, selon lui « il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l'homme que ses besoins ». D'autre part « un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne » : préfiguration étonnante de ce que seront les soucis de la délocalisation soixante ans plus tard.

Ceci il l'a écrit en 1947 ,alors comédie de boulevard chez Bernanos,on peut rire de tout,mais Bouvard et Pécuché pour Bernanos
Navrant

Écrit par : antimythe | 08/11/2007

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