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12/11/2007

Luttes sociales : la gauche recule, la droite avance et la rue renaît

 

"Mais d'autant qu'il ne saurait y avoir d'espaces vides en aucun endroit de l'univers, et que les parties de la matière, étant rondes, ne sauraient se joindre si étroitement ensemble, qu'elles ne laissent plusieurs petits intervalles au recoin entre elles : il faut que ces recoins soient remplis de quelques autres parties de cette matière."

Descartes, dans Principia Philosophae.

 

medium_aflu-propagande.2.gif

 

Vous avez vu la citation plus haut ?

Classe, hein ?

Oui.

 

Citer Descartes d'entrée de jeu a deux avantages.

Autant celui de garantir que les éventuels sarkozystes de passage dans le coin, en mission d'infiltration, n'iront pas plus loin dans le texte, tant ils sont impuissants à comprendre les références trop subtiles et se montrent dédaigneux des leçons de l'histoire.

Que celui de de donner un cachet plus reluisant à une idée reçue.

A une assertion vieille comme le monde.

 

Je vous la remets, d'accord ?

"Mais d'autant qu'il ne saurait y avoir d'espaces vides en aucun endroit de l'univers, et que les parties de la matière, étant rondes, ne sauraient se joindre si étroitement ensemble, qu'elles ne laissent plusieurs petits intervalles au recoin entre elles : il faut que ces recoins soient remplis de quelques autres parties de cette matière."

 

Ce que dit Descartes ?

Simplement que la nature a horreur du vide.

Et que les déséquilibres dans l'ordre naturel ne tardent jamais à se combler.

Une règle qui vaut pour la physique.

(Enfin, je crois…)

Pour la chimie.

(On va dire que oui…)

Et pour la politique.

(Ouf : on y est…)

 

Où je veux en venir ?

Tout bête : les espaces politiques abandonnés ne sont pas laissés en friches.

Et les valeurs que certains partis ont décidé de répudier.

Que nombre d'hommes politiques ont préféré remiser au placard.

Et que la plupart des intellectuels ont lâchement abandonné sur l'autel de la modernisation.

N'ont jamais eu autant d'occasions d'être portées haut.

Brandies en étendart.

Et agitées sous le nez du pouvoir.

 

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Le moment est historique, l'instant essentiel.

Contrainte, mise à bas, soumise, dominée, rapiécée, délitée, dévorée et réduite en bouillie, la gauche a  perdu tous ses hérauts.

Ses auto-proclamés porte-drapeaux.  

Et ses ambitieux représentants.

Fielleux opportunistes qui n'avaient que le pouvoir en tête.

 

Elle s'est ainsi débarrassée de tous les filtres qui la réduisaient à de vagues idées réformistes et à de mensongers principes de gouvernement.

Et à terre et en lambeaux, elle n'a paradoxalement jamais été aussi forte.

Nue.

Entière.

Et offerte au premier qui saura la prendre et la forcer.

Pour peu qu'il se nomme peuple.

Ou se revendique de la rue.

 

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Pas convaincus ?

Le constat est pourtant sans appel.

Plus les prétendus hommes de gauche vont à la soupe sarkozyste.

Et plus le mouvement social se renforce.

Plus la convergence des luttes s'effectue.

En vertu de ce vieux principe que la nature a horreur du vide.

 

Le triste spectacle d'un Parti Socialiste incapable de se faire force d'opposition ?

Cette formation qui n'en finit plus de toucher le fond.

Avec son dirigeant fantôche.

Ses figures de proue ralliées, ministre d'ouverture devenus pantins du régime.

Et ses pseudos-réformistes internes, avides de croquer leur part du gâteau en reprenant les idées de la droite.

Bonne nouvelle !

(Si, si…)

C'est autant de poings levés gagnés pour la rue.

 

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Le mensonge politicien d'un gauche sarkozyste ?

Ces deux formations nées de la traîtrise et du ralliement, Les Progessistes de Bockel et la Gauche Moderne de Besson.

Créations opportunistes juste destinées à apporter davantage de confusion.

Et à troubler encore un peu plus un jeu électoral qui l'est déjà beaucoup.

Bonne nouvelle !

(Si, si…)

C'est autant de poings levés gagnés pour la rue. 

 

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La disparition des partis traditionnels d'extrême-gauche ?

Ces voix traditionnelles de la contestation devenues inaudibles, le Parti communiste et Lutte ouvrière.

Formations ruinées, au propre comme au figuré.

Et incapables de profiter de la mise à bas de la gauche réformiste pour monter au créneau.

Bonne nouvelle !

(Si, si…)

C'est autant de poings levés gagnés pour la rue.

 

medium_abarricade.jpg

 

L'extinction des grandes figures intellectuelles de la gauche ?

Ces hommes d'idées et d'influences qui n'avaient de cesse de parler en son nom.

Pour mieux lui dicter ce qu'elle avait à faire.

Et qui l'ont l'abandonnée au moment où elle avait le plus besoin d'eux.

Bonne nouvelle !

(Si, si…)

C'est autant de poings levés gagnés pour la rue.

 

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Place nette a été faite.

La gauche est vierge, désormais.

Elle est à nous.

A tous ces cortèges revendicatifs qui vont monter en puissance dans les jours.

Les mois à venir.

Poussant le cri du peuple.

 

Commentaires

L'homme politique Sarkozy, après l'échec de son couple, n'a plus aucune sensibilité. Il est devenu incontrolable...pour le malheur de la France.

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 12/11/2007

Puisqu'on en est aux citations :

"La parole est au peuple. La parole du peuple, c'est la parole du souverain".
 — Charles de Gaulle, Extrait d'un Discours (25 août 1944).

"Les régimes, nous savons ce que c'est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas".
 — Charles de Gaulle, Extrait d’un Discours à Dunkerque (Septembre 1959).

De Gaulle qui, malgré tout ce qu'on en a dit, était plus démocrate que beaucoup (suivez mon regard... euh... non, c'est trop difficile).

Tu vois NS et les autres partir d'eux-mêmes s'ils sont désavoués, d'une façon ou d'une autre ?

"Le chantage à la rue, ça ne marchera pas. La rue, elle fera pas plier parce que nous sommes dans une démocratie. Le droit de grève, c'est un droit qui est reconnu, mais je vais vous dire quelque chose: le chantage à la rue, ça ne marchera pas "
 — Nicolas Sarkozy, 26 octobre 2007.

http://www.dailymotion.com/tag/rue/video/
x3ayzz_sarkozygrevistes-tensions

C'est ça la démocratie dans la rue :

http://www.richard-lioger.com/dotclear/public/crs.jpg

Voir les photos en bas de page...

http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-759.html

Écrit par : Françoise | 12/11/2007

Si je puis me permettre, je ne suis pas sûre que la référence à Miss Tic soit la plus pertinente : Miss Tic a récemment décoré l'intégralité du pourtour du ministère décentralisé de Christine Boutin à Lyon, magnifique opération de communication et de squat de la place Bellecour. Je suis tombée des nues en découvrant ça, et je dois même pouvoir vous trouver des photos si ça vous intéresse.

Écrit par : Pask | 12/11/2007

Magnifique billet !

C'est à peu près ce que j'ai pensé (en moins positif, parce qu'on ne se refait pas) en entendant Ségolène Royal, sur France Inter, ce matin ! La gauche, c'est nous, c'est toi, c'est moi ! Sans parti pour nous représenter, nous sommes aussi plus libres de parler, de penser et d'agir. Mais ça signifie aussi que ce sera forcément plus violent, et moins facile à maîtriser. (C'est là que mon pessimisme pointe le bout de son nez...)

Bises et bon après-midi !

PS : association d'idées (violence -> émeute...) : j'ai lu un article super intéressant sur Rue 89, ce matin. "Violences urbaines de 2005 : qui doit payer la facture ?"

http://www.rue89.com/2007/11/10/violences-urbaines-de-2005-qui-doit-payer-la-facture

Bises !

Écrit par : Flo Py | 12/11/2007

@ Allain Jules : peut-être (et encore…). Mais là, je ne vois pas trop le rapport…

@ Françoise : on est d'accord, il y a des hommes de droite beaucoup plus respectables que d'autres. Et tellement plus classes.

Que le petit père du peuple parte de lui-même ? C'est vrai que ça paraît difficile. En même temps, si crises et blocages étaient vraiment profonds. Pourquoi pas ? (Mais c'est clair qu'il va s'attacher au pouvoir plus étroitement qu'une palourde à son rocher).

Et pour la contestation des avocats : si mêmes eux s'y mettent, il reste peut-être une chance…

@ Pask : bien sûr que vous pouvez vous permettre. C'est même très bienvenu. Et je suis preneur avec intérêt de toute info sur ce récupérage bidon (mais j'aime quand même bien ce graphe, je dois l'avouer).

@ Flo Py : merci. :-)
Oui : au grenier, Ségolène, François, Emmanuel et tous ces fantôches de la fausse gauche ! De toute façon, plus personne ne les prend au sérieux.
"Mais ça signifie aussi que ce sera forcément plus violent, et moins facile à maîtriser." C'est clair. Mais peut-être qu'il faudra en repasser par là, un jour.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 12/11/2007

Magnifique billet ... et tellement vrai.
Il est vrai que lorsque tout s'effondre, il devient alors possible de recréer quelque chose de plus solide.

Écrit par : john citizen britz | 12/11/2007

Bravo ! j'adore j'adhère.

Écrit par : Solveig | 12/11/2007

Vivement que tu viennes tater de la réalité du terrain
te coltiner les 200 malheureux pelés aux manifs de sans-papier
ou les refrains neuneus des étudiants séchant les cours.
On est un peu loin de la Commune ou de Dany le rouge, par ici...

Ceci dit j'adhère totalement au message.
Même si je n'y crois pas tant que ça: si ça bouge, ce ne sera pas pour les bonnes raisons.
Mais bon,
j'hope quand même que tu as raison.
Comme on dit dans la capitale : Charançon du soir, espoir.

"Aujourd'hui, rien" (journal de Louis XVI, 14 juillet 1789)

Écrit par : Lémi | 12/11/2007

@ John Citizen : merci.
Comme disait l'autre, "Du passé faisons table rase". Ou était-ce "Cours camarade, le vieux monde est derrière toi" ?
Dans tous les cas : ça ne pourra pas être pire…

@ Solveig : merci aussi. :-)

@ Lémi : eheh, ça roule ?

Mon propos n'est pas tellement d'annoncer la révolution pour demain. Même si je pense que, à part le cas de manifestations de soutien aux sans-papiers sans doute pas assez sexy pour mobiliser, le léger souffle de fronde qui se lève sur plusieurs fronts peut assez vite se transformer en vent de révolte.
Mais on est d'accord : ok, la "commune refleurira". Sauf que d'ici là, on sera sous perfusion en maison de retraite…

Le principal, c'est que la gauche est devenu une "terra incognita", un territoire vierge déserté par ses décideurs, ses partis, ses intellectuels, ses formations… bref, elle est débarrassée de tous ces carcans qui la contraignaient. Et ce qui était perçu comme une défaite peut très vite devenir un atout essentiel.

"La France s'ennuie" (Pierre Viansson-Ponté, éditorial du Monde le 15 mars 1968)

"C'est mort, on se fait chier" (Gravé sur la tombe du teufeur inconnu, décédé en 1992 en Bretagne, deux jours avant que les Spirals Tribes ne débarquent à Rouen )… :-)

Écrit par : Le Charançon Libéré | 12/11/2007

Les petits poings du charançon et de ses coreligionnaires sont levées et vont donc faire trembler la France entière
Quand a Sarkosy ,c'est sur il est mort de peur,hops je veux dire mort de rire
Ah,les belles envolées lyriques, bien charançonnée ,sur le grand soir avec des trémolos dans le texte et tout et tout,
Tient j'en ai presque la larme a l'oeil
Bon,le lendemain ce sera la gueule de bois mais,qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse
Allez charençon encore un petit coup de cette vinasse gauchiste juste pour la route et a bas Sarko,et vive le Tché

Écrit par : antimythe | 12/11/2007

C'est joli comme billet et ça redonne un peu d'espoir... Surtout que ces derniers temps, tes billets pretaient plus à pleurer qu'à rire.
Merci d'apporter ta touche d'humour, ça fait du bien par les temps qui court!

@ antimythe : Pourquoi "faire trembler la france entière" ? Une minorité a peur pour ses acquis, certes ... :
"Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété est abolie pour les 9/10 de ses membres : si cette société existe, c'est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes.(...)En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité c'est bien ce que nous voulons."
Marx, Manifeste du parti communiste

Mais l'immense majorité a simplement besoin d'appréhender le fait qu'une autre société, une autre façon de penser, d'être, d'agir non pour soi mais pour les autres, est possible. Certes, ça prendra du temps et je ne pense pas le connaitre un jour... (même sous perf!)

Bonne continuation charençon, continue à nous ouvrir les yeux!

Écrit par : Earane | 12/11/2007

@ Antimythe : "Allez charençon encore un petit coup de cette vinasse gauchiste juste pour la route et a bas Sarko,et vive le Tché"
Rien à dire, j'aime bien votre style. Enlevé et vivant. Et si j'arrive à vous mettre la larme à l'oeil, à vous, c'est que je suis sur la bonne voie…
(Sans compter que la vinasse, c'est plutôt mon truc. Lever le coude en levant le poing, voilà mon credo.)

Ps : on se voit sur les barricades ?

@ Earane : merci, c'est gentil, je vais essayer de garder un ton optimiste. Mais ça ne devrait pas trop durer, à mon avis : je suis un indécrottable gueuleur pessimiste.
Même si… "L'immense majorité a simplement besoin d'appréhender le fait qu'une autre société, une autre façon de penser, d'être, d'agir non pour soi mais pour les autres, est possible." Voilà tout : c'est exactement ça. Et si un jour, on s'en rapproche, je rangerai tout mon fiel au placard.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 12/11/2007

C'est marrrant, Charançon, qu'un journaliste du Monde ait écrit ça en mars 68...

Parce que la citation est, si mes souvenirs de cours de l'année dernière sont bons, originellement attribuée à Tocqueville en 1846 ou 1847 à la Chambre. Peu avant que ça pète, là aussi.

Donc, je réfute cette idée que l'opposition socialiste ne nous sert plus à rien. Il suffit qu'un député bien inspiré balance ça au micro un mercredi et les lendemains chanteront !

Écrit par : Redolegna | 12/11/2007

Je crois que c'est dans un courrier des lecteurs de Libé qu'on a pu lire recement quelque chose comme "le ps : de la lutte des classes à la lutte des places"...

Merci pour ce billet peut etre un peu optimiste sur la fin mais tant pis ca fait du bien

Écrit par : thc2 | 13/11/2007

"Et offerte au premier qui saura la prendre et la forcer."
Charançon, incurable macho, t'es sûr que c'est de ça qu'elle a besoin, la gauche ? Tu ne crois pas que c'est plutôt de réflexion, d'entr'aide et de compréhension, qu'elle a besoin ? Tu rêves de quoi ? d'une prise de pouvoir par un soudard opportuniste ? c'est déjà fait...
Merde ! fais gaffe aux mots ! les mots expriment la pensée, même (et surtout) quand elle se lâche.
À part ça, j'aime beaucoup tes billets.

Écrit par : Alexandria | 13/11/2007

@ Redolegna : si seulement il suffisait qu'un député socialiste prononce cette phrase pour tout déclencher, ça serait bien. :-)

Je ne savais pas pour Tocqueville. Mais j'en prends acte comme d'un indice concordant. Tant que ça va dans le bon sens…

@ Thc2 : "Le ps : de la lutte des classes à la lutte des places…" J'aime beaucoup. Et c'est exactement ça.
Sinon, merci. Et puis, foin de pessimisme : j'ai décidé de voir les choses en rose ! Euh… non… en rouge vif, plutôt.

@ Alexandria : désolé, c'est vrai que ce n'était pas très heureux comme image. Dieu sait pourtant que j'ai la fibre féministe : les femmes au pouvoir ! Donc : je fais amende honorable.

Soudard opportuniste ? Ok, c'est déjà fait, depuis que le Petit Nicolas a aussi fait main basse sur la gauche. Mais ce n'est bien sûr pas à lui que je pensais en parlant de "prendre et forcer". Mais au peuple et au pouvoir de la rue.

A part ça : merci.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 13/11/2007

Bravo Charançon, voilà très bien dit ce que je pense depuis un certain temps.
ceux qui placent encore le PS à gauche sont soit naïfs, soit faux-cul, a choix.

à Antimythe,
que voilà encore de bonnes lectures : Karl Marx - Manifeste du Parti Communiste mais surtout "Le Capital" car il ne faut as oublier que Marx était avant tout un brillant économiste!

Écrit par : Jean-Marie Belgique | 13/11/2007

les images sont sympas...
see ya

Écrit par : skalpa | 13/11/2007

Lu sur un site de propagande:
http://lille.indymedia.org/spip.php?article10893

"Nous étions 4 étudiants pour accompagner les lycéens de Fénelon dans l’organisation de leur mobilisation ce matin à 7h15......
...Après l’intervention du référent de l’Interlutte, de deux représentants étudiants et d’un étudiant de Lille 1, pour expliquer l’objet des nouvelles réformes et l’intitulé du vote, les élèves ont eu à se prononcer POUR ou CONTRE le blocage. La cour a été divisée en deux pour chaque opinion."


et

Nous avons cette semaine un gros mouvement au niveau des lycées. Depuis lundi se sont lancés dans le mouvement les lycées suivant :
- F- Q- P- M- V

S’ils ne sont pas encore tous bloqués, ceux qui le sont auront très vite besoin d’un soutien conséquent. J’engage tous ceux qui étaient pour que les lycées nous rejoignent qu’ils s’engagent à venir chaque matin (s’ils sont dispo, au lieu de dormir) s’inquiéter de ce qui s’y passe entre 7h et 9h.

Nous avons déjà des échos d’hostilités déclarées, comme à Fenelon pour jeudi où il existe un risque d’intervention policière. Il est possible que la directrice ait reçu des pressions du rectorat. Face à ces intimidations de mauvais goût, il serait bon de s’organiser pour qu’aucun établissement ne soit débloqué par la force dans notre métropole !!

J’invite donc chacun à se lever le matin pour venir spontanément soutenir les sites mobilisés.

EST IL NORMAL QUE DES MAJEURS EMBOBINENT DES MINEURS?
QUE DES EXTERIEURS AUX ETABLISSEMENTS Y PENETRENT??

Écrit par : isabelle | 22/11/2007

"Occuper l'espace". C'est le rôle de toute opposition contrôlée. Occuper l'espace pour borner le débat.

Je crois que la contestation d'un pouvoir quel qu'il soit passe également par la contestation de son opposition contrôlée. Ce que tu fais très bien dans ce billet :)

Écrit par : Fares | 23/11/2007

Et quand tout le monde ira dans les facs privées pour pouvoir étudier en paix qui bloqueront ils les syndicats bolcheviques?????
jolie pub pour la catho!!!

Écrit par : isabelle martin | 23/11/2007

Ils ont un peu paniqué mais ça y est les petits démocrates ont trouvé la solution....

Lu sur le site poubelle indymédia.


http://lille.indymedia.org/spip.php?article10923


“l’administration pousse au conflit et cela est inaxeptable, en nous prenant pour des moins que rien. il faut absolument bloquer ce vote et voler les urnes s’il le faut , ils veulent jouer et bien on jouera. venant de la part des directeurs d’ufr, c’est tout simplement honteux, maintenent je comprends mieux pourquoi mr sarkozy a été élu.”



Tout simple…les bolcheviques annoncent que si il y a vote,s ils ne peuvent l empecher,ils voleront les urnes….

Écrit par : isabelle martin | 23/11/2007

@ Jean-Marie : cool, merci. :-)

@ Skalpa : tout pareil : cool.

@ Isabelle : comment dire… oui, c'est normal. (ehehehe)

@ Farès : clair que le PS n'illusionne plus personne. Ces fades fantôches mériteraient le pal…
(merci)

@ Isabelle Martin : les syndicats bolchévique ? Comme vous y allez…
Vous n'êtes pas de ceux qui pensent encore que l'armée rouge risque d'envahir la place de l'Etoile ? Faut se réveiller, hein : la guerre froide est finie depuis longtemps et les bolchéviques n'existent plus que dans vos fantasmes…

Écrit par : Le Charançon Libéré | 23/11/2007

J ai posé cette question à L unef,et à d autres rigolos du genre..

"Et quand tout le monde ira dans les facs privées pour pouvoir étudier en paix qui bloqueront ils les syndicats bolcheviques?????
jolie pub pour la catho!!!"

J attends toujours la réponse...

Mais à ce train,certain que personne ne voudra financer ce genre de fac dépotoire......
C est bien parti avec ces abrutis de syndicats.......

Écrit par : isabelle martin | 23/11/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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