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31/12/2007

Vous savez quoi ? 2008 sera pourri ou ne sera pas. Et bonne année !

 

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Dites.

Puisque les cérémonies de voeux sont à l'honneur.

Je me suis dit que je pouvais faire la mienne aussi.

(Tant qu'à faire...)

 

Oh : rien de très solennel.

Ni d'aussi percutant que la promotion à grand spectacle de notre bateleur en chef.

Juste un rapide souhait de bonne année.

Avant d'aller célébrer ça comme il se doit.

 

Donc :

2007 a été une année pourrie, dégueulasse et très désagréable.

Et bien, je suis en mesure de vous annoncer que 2008 sera encore pire.

(Voilà, c'est fait)

 

Mais quand même : bonne année (combative) à tous !

 

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Ps : je sais, je ne me suis pas foulé.

Mais aussi, je me traîne une sacré crève...

Bref, joyeux réveillon.

Et à mercredi : vous aurez droit à un billet plus consistant.

(Parce que bon... faut pas déconner non plus...)

 

28/12/2007

Avec le coup de foudre présidentiel, le fils de pub Jacques Séguéla vient de réaliser sa meilleure campagne : un conte de fée nommé désir...

 

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"Nicolas, il était très seul. Ça l'a quand même touché tout ça (le divorce avec Cécilia Sarkozy, ndlr). Il m'a dit : écoute, fais-moi un dîner de copains chez toi avec ta bande, je n'en peux plus d'être seul le soir à l'Elysée."

 

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"Moi, j'ai voulu lui faire un diner de copains de gauche et donc j'ai voulu y inviter des gens qui fassent un peu réagir et bouger. J'ai pensé à Julien Clerc, qui n'a pas pu venir parce que ce jour-là il chantait, Carla Bruni, et puis deux autres couples. Et j'ai vécu en direct le coup de foudre présidentiel. Ils ne s'étaient jamais vus et je pense qu'ils ne se quitteront plus jamais."

 

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"Ils sont repartis ensemble, mais pas pour ce que l'on croit. Il l'a raccompagnée chez lui et je sais qu'il ne s'est rien passé parce que c'était deux heures du matin, et cinq minutes après, Carla m'a téléphoné. Elle m'a dit : ton copain, il est quand même curieux, je lui ai donné mon numéro de téléphone et il ne m'a pas rappelée."

 

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"Il venait de la quitter depuis cinq minutes."

 

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PS : Quoi ?

Vous ne voyez pas le rapport ?

Rassurez-vous : vous allez comprendre.

D'abord en allant lire la narration par Jacques Séguéla du dîner qui vit le petit monier s'amouracher de la belle chanteuse écervelée.

                                     C'EST ICI.

 

C'est fait ?

Incroyable, n'est-ce pas ?

Oui : mené avec une telle impudeur, le foutage de gueule relève du grand art.

Et de la classe intersidérale.

A tel point que Jacques Séguéla, fils de pub qui n'en finit pas d'essayer de faire oublier ses accointances passées avec la gauche, signe sans doute là sa plus belle campagne.

Un chef d'oeuvre, façon conte de fée sarkozyste, qui dépasse toutes les précédentes réalisations du publicitaire.

Qu'il s'agisse du célèbre slogan "Demain, j'enlève le bas".

Du très efficace "La force tranquille".

Ou de la longue collaboration, dont sont issues les photos précédentes, avec "Carte Noire, un café nommé désir."

 

Ah...

Tiens...

Puisqu'on en parle, autant écouter l'avis d'un expert : "Carte noire a toujours raconté la même histoire: l'arôme unique et profond du café provoque un désir intense qui réunit un homme et une femme", résume Alain Roussel, manager associé d'Euro RSCG, boîte de pub créée par Séguéla.

"Carte noire est un mythe, une affirmation. Le produit n'est jamais expliqué, seul son bénéfice émotionnel est évoqué: un café unique pour des moments d'exception. Nous ne vendons pas du café, nous vendons du rêve, de la sensualité, du raffinement", y va de son petit couplet Chrystel Barranger, chef de produit Carte noire.

"Un désir intense."

"Du rêve."

"De la sensualité."

Tout s'explique, non ?

Oui.

Il n'y a que "le raffinement" qui ne colle pas avec les pseudos aventures sentimentales du bateleur en chef.

Mais on ne va pas mégotter pour si peu...

 

PPS : quand même, recycler ses campagnes de pub pour la communication présidentielle.

Ce Séguéla, quel talent...

 

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PPPS : je ne résiste pas au plaisir de vous abreuver d'une nouvelle citation de la Société du spectacle : "La société qui repose sur l'industrie moderne n'est pas fortuitement ou superficiellement spectaculaire, elle est fondamentalement spectacliste. Dans le spectacle, image de l'économie régnante, le but n'est rien, le développement est tout. Le spectacle ne veut en venir à rien d'autre qu'à lui-même."

Ce Guy Debord, quel talent...

 

27/12/2007

Pour certaines entreprises norvégiennes, c'est crève ou évolue... Preuve qu'il n'y a pas de fatalité face à la toute-puissance du marché.

 

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C'est la petite musique néo-libérale.

Et elle a définitivement pris racine dans nos inconscients.

A tel point qu'ils ne sont plus très nombreux.

Ceux qui contestent le refrain chantant la toute-puissance des entreprises.

Et l'incapacité des Etats à les réglementer.

A les contraindre.

Et à les obliger.

 

Vous en doutez ?

C'est pourtant toujours la même chose.

Qu'il s'agisse de protester contre les incroyables plus-values réalisées par les entreprises du Cac 40.

(Soupir résigné...)

De dénoncer le poids excessif d'actionnaires obnubilés par la rentabilité.

(Haussement d'épaule fataliste...)

De s'insurger contre les salaires et avantages que s'octroient certains dirigeants.

(Moue désabusée...)

Ou de regretter la vision purement comptable et financière des entreprises qui font le choix de la délocalisation.

(Molle désapprobation sans conviction...)

A chaque fois, l'indignation de façade ne sert qu'à masquer l'impuissance revendiquée.

Comme si le monde actuel ne laissait aucune latitude aux Etats.

Forcés de laisser faire.

De rester passifs.

Et d'en prendre leur parti.

 

Et ?

Mensonge !

(Bien entendu.)

Tant l'aveu d'impuissance ne traduit rien d'autre que l'acceptation enthousiaste du credo libéral.

Qui veut que l'entreprise soit reine.

Et son contrôle aussi malvenu qu'improductif.

 

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Heureusement.

Certains de nos camarades européens ne se privent pas de nous rappeller à l'occasion combien la petite musique des marchés n'est pas une fatalité.

Et s'échinent à prouver qu'une régulation est encore possible.

A l'image des Néerlandais.  

Fichus gauchistes qui avaient décidé en septembre dernier de limiter les rémunérations des patrons.

Ou plus récemment des Norvégiens.

Satanés marxistes qui n'ont rien trouvé de mieux que d'obliger les 480 sociétés anonymes du pays à féminiser leur conseil d'administration, conte aujourd'hui Le Figaro.fr.

Qui ne sait s'il doit s'étouffer ou applaudir devant cet exemple réussi d'entorse à la sacro-sainte liberté des marchés.

 

Comment ?

Vous dites ?

Il n'y a là rien de très révolutionnaire ?

C'est vrai.

Ce n'est (même si c'est déjà beaucoup) rien d'autre que la preuve de l'importance qu'attachent les pays nordiques à la parité homme-femme ?

C'est encore vrai.

Il n'y a pas là de quoi bouleverser l'ordre économique ?

C'est toujours vrai.

Sauf que...

 

Sauf que vous négligez un point essentiel.

Soit la façon dont les Norvégiens ont contraint ces entreprises à changer.

Pour cela, ni conciliation.

Ni ton compréhensif.

Ni vague incitation.

Non : les Norvégiens y sont allés carrément.

Recourant sans hésiter à l'arme absolue.

 

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Oui : rien de moins que la menace de la dissolution.

"Unique en Europe, une loi adoptée par le Parlement d'Oslo oblige les entreprises du pays à accorder aux femmes 40% des sièges de leurs conseils d'administration. Les compagnies réfractaires ont jusqu'au 1er janvier pour s'y conformer. Sous peine d'être dissoutes !", explique le journal des patrons, qui visiblement n'en revient pas.

"La voie choisie par la Norvège est « radicale », reconnaît volontiers sa ministre de l'Égalité et de la Famille, Manuela Ramin-Osmundsen. Mais, selon les gouvernements qui se sont succédé aux affaires depuis six ans, c'était le seul moyen de faire avancer les choses. « Beaucoup de gens, reprend la ministre travailliste, disent que les entreprises doivent avoir une liberté totale, que le processus doit être volontaire. Mais on voit que ça ne marche pas. Quel autre pays a d'aussi bons résultats que la Norvège ? »", poursuit le quotidien de Dassault.

Radical, en effet.

 

Je ne sais pas pour vous.

Mais ça me met un peu de baume au coeur.

De constater que, face aux entreprises, le recours au bâton n'a pas tout à fait disparu.

Et je me prends à rêver d'un gouvernement qui déciderait de mettre les grandes entreprises au pas.

En agitant la menace d'une dissolution des conseils d'administration.

Histoire de faire taire enfin cette petite chanson néo-libérale.

Qui fait rien tant que chanter les vertus du marché.

En prétend qu'il n'existe nul moyen de pression pour lutter contre ses déréglements.

 

Y a pas : ils ont la classe, ces Norvégiens.

Pour des gauchistes...

 

26/12/2007

Président, lui ? Non : c'est en gangster arriviste et en caïd à l'élégance de frimeur que Sarkozy se donne d'abord à voir.

 

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Je ne sais pas pour vous.

Mais en visionnant les images du sarko-show en partance pour l'Egypte.

J'ai l'étrange impression de voir l'un de ces films de gangsters.

De ceux qui mettent à l'honneur des mafieux à l'apparence soignée.

Dont on ne sait jamais s'ils sont d'abord classes ou surtout frimeurs.

 

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Vous ne trouvez pas ?

Tous les ingrédients sont pourtant réunis.

Les grosses lunettes noires.

La jolie pépée et le jet privé.

La chemise immaculée et la veste noire,.

Le torse bombé.

Et l'allure conquérante et le menton en avant de celui qui sait qu'il tient le monde au bout de son flingue ou de son téléphone portable.

Quelque chose qui renvoie à l'un des grands maîtres du genre.

L'extraordinaire cinéaste de la mafia asiatique.

L'illustre et très violent Kateshi Kitano.

 

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Kitano, donc.

Mais pas seulement.

Le fascinant film noir de la Sarkozye contient autre chose.

Un truc infiniment moins classe que l'esthétique travaillée de cette froide et dangereuse élégance.

Un truc qui renvoie d'abord à la vulgarité d'un mafieux russe.

Et d'un parvenu qui s'arroge les codes des gangsters sans vraiment les maîtriser.

C'est l'arrogance du nouveau riche.

Qui croit le monde à sa botte.

La morgue du chef de bande.

Qui s'est élevé en quelques années par le fil de l'épé.

Le mépris du tueur à gage.

Qui a surpris et supplanté les vieux barons des grandes familles.

L'assurance, enfin, de celui qui se sait à une place qu'il ne mérite pas.

Et compte bien en profiter sans rien lâcher.

 

Bref, Sarkozy est désormais un affranchi.

 

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Lequel ?

A tout prendre, plutôt Henry Hill.

Ce gangster arriviste, incarné à l'écran par Ray Liotta, passé en quelques années du statut d'homme de main à truand tout puissant.

Et que rien ne semble pouvoir arrêter dans sa quête de puissance.

Non plus que dans l'accomplissement de son rêve d'enfant.

"Autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être gangster", déclare-t-il dans le film.

Un peu comme cet autre, qui voulait depuis tout petit "faire président".

 

Reprenons.

Il a l'élégance du gangster arriviste.

L'absence de scrupules du caïd prêt à tout.

Et ?

Et les muscles artificiellement gonflés de Stallone.

Ces accessoires qu'il s'agit d'exhiber à l'écran pour faire croire que l'on est le plus fort.

Quoi ?

J'exagère ?

Ben... non.

Le preuve : regardez cette image.

 

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Et puis celle-ci, prise à Louxor :

 

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Alors ?

Oui : lunettes de soleil mises à part, elles sont étonnament semblables.

Sauf...

Sauf pour l'arme, bien entendu.

Mais je ne suis pas sûr que cela change grand chose.

Et je serais vous, je me débrouillerais pour que le doigt du chef de bande présidentiel ne pointe jamais dans ma direction.

On ne sait jamais...

 

 

(1) Photo AP piquée sur le bloug de Birenbaum, qui évoque la récurrence du doigt vengeur du petit monier, de Wolfeboro à Louxor.

24/12/2007

Dans la société sarkozyste, sous le haut patronage de Brice Hortefeux, les rois mages ne feraient pas fait chier longtemps. Ben quoi : ce n'est pas chrétien ?

 

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Euh... 

Il m'est arrivé un drôle de truc, hier soir.

Tellement étrange que j'hésitais à vous le raconter.

Ne voulant pas être pris pour un illuminé quelconque.

Ni pour une grenouille de bénitier sur le retour.

Et puis...

Je me suis dit que je n'avais rien à vous cacher.

Et que la chose pourrait même vous intéresser.

Bref : j'ai décidé de tout vous dire.

 

Hier soir, donc, j'errais de magasin en magasin.

Cherchant désespérement des cadeaux à offrir.

Et maudissant cette facheuse habitude de m'occupper à la dernière minute de ce que je déposerais sous le sapin.

Certain de ne pas trouver ce que je cherchais.

Et convaincu de ne pas aimer ce que je pourrais trouver.

En un mot : j'étais dans la merde.

 

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Marchant d'un pas vif.

Scrutant d'un rapide coup d'oeil les vitrines pleines à ras-bord.

Et tentant péniblement de me frayer un chemin rapide parmi l'affolante masse de gens partageant le même problème que moi.

J'ai failli ne pas les voir.

Et me taper trois gugusses de plein fouet, trois abrutis qui bloquaient toute la largeur du trottoir.

Bougonnant et maugréant, j'ai essayé de les contourner par la gauche.

Pas moyen.

De passer discrètement par la droite.

Nada.

Forcé de cesser ma course en avant, j'ai alors levé les yeux sur le trio de gêneurs.

Et...

 

Disons-le clairement : je n'ai pas été déçu du voyage.

Tant cela faisait longtemps que je n'avais pas croisé de pareils envâpés dans les rues de la ville.

Trois hommes qui ressemblaient à des échappés d'un asile quelconque.

Ou à des voyageurs d'un temps passé.

Ils portaient de longues robes.

Avaient les bras chargés de paquets.

Etaient (très) visiblement étrangers.

Et formaient un si étrange spectacle que j'en suis resté un moment bouche-bée.

 

Après quelques secondes de silence.

Moi restant interloqué face à eux.

L'un des enturlubannés a pris la parole :

 

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"Bonjour, m'a t-il dit avec un fort accent étranger, je suis Balthazar. Je viens de fort loin, des terres d'Afrique, pour apporter la myrrhe à celui qui est né pour le salut du monde."

Tel quel...

Oui : sur le coup, ça surprend...

Mais je suis un homme entraîné aux vicissitudes de la vie urbaine.

Et j'ai immédiatement adopté l'attitude conseillée face aux quémandeurs, quêteurs et autres allumés que l'on croise en nombre croissant dans nos rues.

Soit un sourire crispé et un visage fermé.

(On ne me la fait pas, à moi...)

 

Le deuxième allumé en a profité pour prendre la parole à son tour :

 

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"Bonjour, m'a t-il dit avec un évident accent d'ailleurs, je suis Gaspard. Je viens de fort loin, des terres d'Asie, pour apporter l'encens à celui qui est né pour le salut du monde."

Tel quel...

Oui : sur le coup, ça surprend aussi...

(Mais un peu moins : je commençais à m'habituer.)

Moi, tout pareil : sourire crispé et visage fermé.

 

Le troisième larron a enchaîné :

 

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"Bonjour, m'a t-il dit avec une grosse intonation pas-française-pour-un-sou, je suis Melchior. Je viens de fort loin, des terres d'Orient, pour apporter l'or à celui qui est né pour le salut du monde."

Tel quel...

Oui : ça ne surprend plus beaucoup, pour le coup.

(Je m'y étais fait.)

Tout en cherchant des yeux la caméra cachée ou l'éventuelle signe d'une opération promotionnelle initiée par le grand magasin voisin, j'ai pris mon courage à deux mains.

Et j'ai réussi à articuler quelques mots vaillants.

"Eeuuuhhh... ?"

 

Le trio a vu mon étonnement.

Et s'est fendu de quelques mots supplémentaires d'explication :

 

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"Nous sommes les rois mages. Nous avons entendu l'appel et pris la route, ont-ils asséné d'une même voix fleurant bon l'exotisme. Nous marchons depuis longtemps, suivant l'étoile. Sans prendre de repos, nous avons traversé une bonne partie du monde et nous sommes très proches de notre but. Mais nous nous sommes égarés : auriez-vous l'amabilité de nous indiquer notre route ?"

Moi : "Eeeuuuhhh."

Pour être franc, je commençais à en avoir ras la casquette.

Et je cherchais un moyen de me tirer des pattes de ces enmerdeurs importuns, fouillant mes poches à la recherche de quelques piécettes.

Quand une voix grave s'est faite entendre dans mon dos :

 

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"Police nationale, a fait le mec en uniforme avec une voix bien française. Contrôle d'identité : tout le monde sort ses papiers."

"Et que ça saute !", a ajouté un deuxième policier.

Pour le coup, ce sont mes trois empêcheurs-d'acheter-des-cadeaux-en-paix qui semblaient surpris.

D'ailleurs, ils en sont restés sans voix.

 

"Alors ?", a insisté le képi, sur un ton plus menaçant.

Silence dans les rangs...

Je ne disais rien non plus, fouillant mon sac à la recherche de ma carte d'identité, quand le flic a précisé : "Non, non, pas vous... Juste eux, ça m'étonnerait qu'ils soient en règle."

Pensant arranger le coup, Balthazar a tenté de relancer sa petite présentation.

"Bonjour, a t-il dit avec un fort accent étranger, je suis Gaspar. Je viens de fort loin, des terres d'Asie, pour..."

"Toi, l'a stoppé l'uniforme, tu parleras quand on te le demandera. Pas de papiers ? Ok, on vous embarque."

"Je sens que vous n'allez pas faire long feu en France, a poursuivi son collègue. Il y a un charter en partance qui n'attend que vous. Allez : venez !"

Voilà tout : les deux flics ont embarqué les trois ahuris, les emmenant à leur fourgon.

J'ai encore entendu Melchior tenter une dernière justification : "Nous sommes les rois mages. Nous avons entendu l'appel et pris la route..."

"C'est ça, c'est ça... tu raconteras ça à tes voisins de charter", a fait le flic en le faisant monter dans la camionnette.

 

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Et ?

C'est tout.

Ils sont partis ainsi.

Et j'ai repris mes achats de Noël.

Mais tandis que je poursuivais ma quête débile de cadeaux, je n'ai cessé de penser à eux.

Et si ?

 

 

Ps : quoi ? Si je verse dans la bondieuserie ? Non. Mais c'est Noël (quand même...).

Façon de rappeler que même pendant la trêve des confiseurs, les sbires de Brice Hortefeux continuent leur basse besogne.

Et puis, c'est mon bloug : j'y fais ce que je veux.

 

Pps : joyeux Noël à ceux qui le fêtent.

Pour les autres (invités à aller faire un tour sur l'Observatoire du Kitsch, qui prône la mort des lutins et souhaite que Noël ne passe pas l'hiver), j'adresse mes voeux les plus sincères d'un heureux lundi soir. Prochain billet, mercredi.

 

22/12/2007

Vous savez quoi ? Je déménage. Et j'espère bien ne pas être le seul...

 

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Quoi ?

Euh... non, désolé.

Je n'ai pas le temps aujourd'hui.

Je déménage.

 

Pas une mince affaire.

Deux jours que je frotte, astique et brosse.

Que j'essaye de mettre de l'ordre dans mes affaires.

Et que je tente de virer toute cette putain de crasse accumulée redonner un aspect propre à un appartement qui a bien souffert avant l'état des lieux.

Bref : je suis à la bourre.

 

Pour tout dire, j'en ai presque marre.

Mais une pensée me console et m'encourage.

Quand l'envie de stopper le nettoyage se fait trop pressante.

Oui : il me suffit de penser à quelques compagnons de galère.

Qui devraient bientôt eux aussi se plonger dans les cartons.

Et jouer de la brosse.

 

C'est tout bête.

Mais savoir que nous devrions partager le même sort me rend la tâche plus agréable.

L'éponge me pèse moins.

Et le balai se fait plus efficace.

 

En un mot : j'ai choppé le coup de main.

Et j'ai acquis une expérience certaine dans l'art d'emballer et de faire reluire.

Talent dont je suis désormais tout prêt à faire profiter mes petits camarades.

Qu'ils se nomment Jean-Paul Bolufer.

Sympathique directeur de cabinet de Christine Boutin dont le seul tort est de mal connaître le cours du locatif parisien.

 

 

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Fadela Amara.

Secrétaire d'Etat à la politique de la ville qui a coeur de "maintenir la mixité sociale dans les quartiers" et accepte de se loger pour trois cacahouettes et deux noisettes parmi les pauvres et les miséreux.

 

 

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Marie-Christine Blanchard-Amelin.

Chef de cabinet de la précédente et donc à bonne école.

 

 

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Ou Jean-Pierre Chevénement.

Ancien ministre qui n'a de cesse de le répéter : "Un locataire, ça ferme sa gueule ou ça déménage."

 

 

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Hop : tous à vos cartons.

Et videz-moi ces apparts !

Je me sentirai moins seul.

 

21/12/2007

Pierre Lellouche adhère aux Don Quichotte. Mais à condition qu'il n'y ait ni "toxicomane", ni "immigré", ni "malade du Sida" dans l'association... Sacré Pierrot !

 

 

Vous le saviez, vous, que Pierre Lellouche écrivait ?

Oh non : pas des romans.

(Quoique...)

Ni des nouvelles.

Et encore moins des poèmes.

Non : réagissant à l'actualité, Pierre Lellouche pond des communiqués.

Avant de les lancer dans les médias comme un ultime espoir.

Une dernière chance de revenir dans la course politique.

 

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C'est vrai : le procédé fait un brin "plan média à la petite semaine".   

Mais il faut dire que le sort n'a pas été tendre avec Pierrot ces derniers temps.

Et que le bougre a vu toutes ses ambitions lui passer sous le nez en ricanant.

Maire de Paris ?

Raté, Françoise de Panafieu lui a été préférée.

Ministre de la Défense ?

Encore raté, Hervé Morin était mieux placé.

Secrétaire d'Etat à l'industrie de défense ?

Toujours raté, le maroquins promis n'a pas été créé. 

Président de la Commission parlementaire de défense ?

Zobi, un autre a été choisi.

"Que reste-t-il à l'ami Pierrot ? Pas grand-chose si ce n'est un blog généralement dédié aux questions internationales et plus précisément à la Défense : depuis le 02 mai il n'y publie plus rien. Ca fait longtemps qu'il avait senti la vacuité d'un tel appel du pied", résume perfidement le site Fluctuat.net.

 

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Bref : c'est la dèche.

Et l'encore député de la quatrième circonscription de Paris est bien loin du poids politique dont il rêvait.

Désormais réduit à jouer les seconds rôles. 

Et à briguer une peu reluisante mairie du 8e arrondissement.

 

D'où : Pierrot est prêt à tout pour exister.

A tout ?

Oui.

Ou au moins à instrumentaliser la mort d'un SDF.

Après la mort d'un homme dormant sur la place de la Concorde, le député a ainsi pris sa plus belle plume pour dénoncer "un événement indigne et intolérable".

"Il est proprement incroyable que le maire de Paris s'en tire jusqu'à présent en se défaussant sur Christine Boutin", s'est indigné le bouillant Pierrot, invitant tous les maires d'arrondissement à ouvrir leur mairie "tous les soirs pour prodiguer repas chauds et places de couchage à ceux qui en ont besoin, à l'instar de ce que Françoise de Panafieu et Jean-François Legaret ont mis en place".

Pas mal, non ?

Oui.

Pour un peu, Pierre Lellouche adhérerait aux Don Quichotte.

Et reprendrait le créneau abandonné par l'abbé Pïerre.

 

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Problème.

Pierre Lellouche n'est pas vraiment un perdreau de l'année.

Et le bonhomme n'a pas toujours eu autant de commisération pour les sans-logis.

Loin de là...

En 2002, le député avait ainsi pris la tête d'une fronde de riverains s'opposant à l'implantation d'une structure d'accueil d'urgence, dit centre Fromentin.

Affaire qui avait alors fait grand bruit.

 

C'est que Pierrot n'y était pas allé avec le dos de la cuillère.

Transformant, pour complaire aux riverains atteint du syndrôme Nimby (en gros : aider-les-miséreux-on-veut-bien-mais-not-à-côté-de-chez-nous-et-not-in-notre-backyard) et à des fins politiciennes, ce qui devait être un centre accueillant "de manière temporaire des familles, des couples ou des personnes seules en situation de détresse urgente" en un centre de soins pour toxicomanes.  

Histoire de faire trembler dans les chaumières.

Et de convaincre les Parisiens de la nécessité pour la structure de se trouver un autre point de chute.

Si possible, loin, très loin des beaux quartiers.

Plutôt classe, non ?

 

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Mais il ya mieux : prêt à tout pour emporter définitivement le morceau, Pierre Lellouche avait eu cette phrase magnifique, reprise par Act-Up : "Rien ne nous dit que ce ne seront pas des drogués, des immigrés ou des malades du sida."

Tant Pierrot est prêt à loger les SDF.

A les protéger des froids extrêmes de l'hiver.

Et à les empêcher de mourrir comme des chiens.

A condition qu'ils ne soient ni "drogués".

Ni "immigrés.

Ni "malades du sida".

C'est vrai, quoi : la charité a des limites.

Quand même...

 

Bon.

Je ne devrais pas être surpris (et vous non plus) de cette envolée pleine de compassion de Pierrot.

Le bougre s'étant aussi fait connaître par ses prises de position anti-homosexuels.

Allant jusqu'à lancer en plein hémicycle, lors des débats sur le Pacs : "Stérilisez-les !"

Mais voir un homme qui s'est battu il y a cinq ans pieds et ongles contre l'implantation d'un centre d'accueil pour SDF.

Exploiter aujourd'hui de manière éhontée la mort de l'un d'entre eux.

Me file le bourdon.

Et me met les nerfs en pelote.

Je n'y peux rien : c'est "indigne et intolérable".

N'est-ce pas, Pierrot ?

 

20/12/2007

Sympas, les orques ? Que dalle : ce sont des salopards de prédateur prêts à bouloter tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin. Et les policiers de Villiers-le-Bel ? Euh...

 

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Qu'est-ce que vous en pensez ?

Oui : il a une bonne bouille.

Un côté rassurant.

Et un aspect si gentil qu'on en ferait bien sa peluche préférée.

En un mot : l'orque a plutôt l'air cool.

 

D'ailleurs, des millions d'enfants sont tombés dans le piège.

Plébiscitant le film Sauvez Willy.

Scotchés devant les aventures de Jesse, un petit garçon instable, et de Willy, un orque tout ce qu'il y a de plus sympa.

Et si heureux de voir que les deux héros du film réussiront  "à se sauver mutuellement d'un monde dur où triomphe le cynisme" (dixit Allociné).

En un mot : l'orque est si cool qu'il peut même devenir le meilleur pote d'un gamin complexé.

Oui : ça en jette.

 

Sauf que... non.

En fait, pas du tout.

Dans la vraie vie, l'orque n'est pas un gros cétacé sympa et attendrissant.

Ni ce succédané d'un psy compréhensif, ne demandant pas mieux qu'aider les mômes mal dans leur peau à trouver leur moi profond.

Non : dans la vraie vie, l'orque est un fichu prédateur.

Un gros salaud à aileron prêt à boulotter tout ce qu'il trouvera sur son passage.

Et capable de mettre en oeuvre de redoutables tactiques de chasse pour y parvenir.

 

Vous ne me croyez pas ?

Ok : allez donc voir ces deux enregistrements récemment mis en ligne par Le Figaro.

Vidéos démontrant combien l'orque est retors.

Malin.

Et sans pitié.

Jusqu'à mettre au point une tactique diabolique pour ne pas rater l'heure du casse-croûte :  "Pour déloger un phoque cramponné à une plaque de banquise, les orques se rassemblent et provoquent une vague suffisamment puissante pour balayer le refuge du pauvre mammifère, le faire tomber à l’eau, et, bien sûr, le dévorer."

 

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C'est fait ?

Parfait.

De quoi abandonner toute illusion abêtie sur ce gentil Willy, n'est-ce pas ?

Oui.

Et plus que ça : voici une parfaite illustration de la différence qu'il peut exister entre la nature profonde d'un être vivant et l'image qu'on cherche à lui donner.

Bref : il y a loin de l'animal attachant au prédateur toujours affamé.

 

Où je veux en venir ?

Patience, on y arrive.

Tenez :

 

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Qu'est-ce que vous en pensez ?

Oui : ils ont une bonne bouille.

Un côté rassurant.

Et paraissent prendre leur tâche au sérieux.

A tel point qu'on aimerait leur faire confiance.

En un mot : les policiers ont plutôt l'air cool.

 

D'ailleurs, des millions de Français sont tombés dans le piège.

Encore convaincu que les policiers sont fidèles à la mission qui leur est assignée, celle de concourir "sur l'ensemble du territoire à la garantie des libertés et à la défense des institutions de la république, au maintien de la paix et de l'ordre public et à la protection des personnes et des biens".

Et assez naïfs pour penser que l'institution policière assure ses mission en repectant son code déontologique.

Lequel précise que "le fonctionnaire de la police nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial".

Ou encore qu'il a "le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques".

Oui : ça en jette.

 

Sauf que... non.

En fait, pas du tout.

Dans la vraie vie, le policier n'est pas forcément loyal aux institutions de la République.

Ni cet homme intègre et respectueux du code de la déontologie.

Non : dans la vraie vie, le policier peut être un fichu menteur.

Un gros embobineur de première prêt à raconter n'importe quoi.

Afin de masquer ses agissements et de maquiller ses manquements à ses devoirs.

 

Vous ne me croyez pas ?

Ok : allez donc écouter cet enregistrement récemment mis en ligne par France Info.

Reportage prouvant combien le policier peut être retors.

Et manipulateur.

Jusqu'à mettre au point une fausse version officielle du dramatique accident de Villiers-le-Bel : "Ce ne serait pas une, mais deux voitures de police qui se trouvaient dans le périmètre de l’accident ce soir-là. Jamais la présence de deux voitures de police au moment de la collision n’a été mentionnée par les autorités. Pourtant, des témoignages recueillis par le collectif des familles de Villiers-le-Bel affirment qu’un second véhicule se trouvait "dans le périmètre" des lieux de l’accident. L’information pourrait s’avérer capitale dans l’enquête sur la mort de Mohsin et Lakamy, les deux jeunes de 15 et 16 ans tués le 25 novembre dernier alors qu’ils circulaient à mini-moto dans une rue de Villiers-le-Bel, dans le Val d’Oise."

 

C'est fait ?

Parfait.

De quoi abandonner toute illusion abêtie sur la confiance à accorder à la police nationale, n'est-ce pas ?

Oui.

Et plus que ça : voici une parfaite illustration de la différence qu'il peut exister entre la nature profonde d'une institution et l'image qu'on cherche à lui donner.

Bref : il y a loin du fonctionnaire intègre au policier maquillant la réalité des faits.

 

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Ok, ok...

Je sais, le parallèle est tiré par les cheveux.

Mais il ne faut en retenir qu'un seul point : malgré toutes les promesses et tous les serments de tirer au clair le dramatique accident de Villiers-le-Bel.

Et après l'empressement mis par l'institution à se dédouaner de toute responsabilité.

Il apparaît que les policiers ont menti.

Une fois de plus.

Une distortion de la réalité qui autorise toutes les hypothèses.

Légitime les interrogations de ceux qui doutaient de la version officielle.

Et prouve qu'au fond, l'orque restera toujours un foutu prédateur affamé.

 

18/12/2007

Bonne nouvelle : les jeunes des cités n'ont pas de problèmes d'emploi, ils ne souffrent pas de discrimination et ils aiment la police. Une seule cause à leur mal-être : l'ennui... Le "plan anti-glandouille" est bien parti.

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Vous vous rappellez ?

C'était il y a une dizaine de jours, après les événements de Villiers-le-Bel.

Comment ?

Non : rien à voir avec Marne-la-Vallée.

(Vous ne seriez pas atteint de Brunite aïgue, vous ?) 

Re-comment ?

Non : Sarkozy n'y a pas emmené sa nouvelle conquête en balade.

(Euh... puisque vous aimez tant les contes fée, allez donc faire un tour ICI... Et ne revenez pas !)

 

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Reprenons : Villiers-le-Bel, les deux jeunes tués en mini-moto, les émeutes, des dizaines de policiers blessés, toussa-toussa.  

Ça vous revient ?

Parfait.

Souvenez-vous : notre tambour-major avait fait cette déclaration délirante, juste après les deux soirs d'émeutes.

"La violence des banlieues ne traduit aucun problème social, mais est une forme de voyoucratie", avait-il asséné.

Au fond, un commentaire sans surprise.

Nicolas Sarkozy n'aimant rien tant que fustiger les symptômes plutôt que traiter les raisons de la crise.

Et dénoncer les fauteurs de troubles plutôt que chercher à comprendre les origines de leur colère.

Pas de "problème social", donc.

 

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Et bien : j'ai une bonne nouvelle pour vous.

Fadela Amara est sur la même ligne d'analyse.

Grosso-merdo, hein.

Et la sémillante secrétaire d'Etat à la ville l'a révélé à l'occasion de la première annonce de son "plan anti-glandouille".

Ce plan Marshall des banlieues dont on nous serine sur tous les tons qu'il va faire des cités l'endroit rêvé pour couler des jours heureux.

Et vivre dans un bonheur sans nuage.

 

Enfin... révélé.

Elle ne l'a pas dit aussi clairement que son mentor présidentiel.

Mais le coeur y était.

Tant l'analyse dressée suite aux 12 000 commentaires (déposés à 90 % dans la première semaine d'existence du bloug : on appréciera la représentativité...) laissés sur le skybloug de la secrétaire d'Etat à la ville et suite aux 90 "rencontres territoriales" organisées dans les départements ne vaut pas une roupie de sansonnet.

Et encore...

 

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Ce que nous apprend Fadela Amara ?

(Accrochez-vous bien...)

La secrétaire d'Etat s'est rendue compte que les jeunes des cités s'ennuyaient.

Qu'ils s'emmerdaient sec.

Et se faisaient royalement chier.

Les jeunes "nous disent qu'ils s'ennuient. Nous allons les aider à devenir les acteurs de leurs quartiers", a promis la secrétaire d'Etat.

"Le manque d'activités est l'une des principales préoccupations" et "l'expression d'un ennui quotidien va souvent de pair avec une forte demande d'équipements sportifs", a renchérit Sébastien Roché, sociologue appelé en renfort et chargé d'analyser les commentaires.

Laquel souligne aussi que les jeunes ont insisté sur les thèmes du "cadre de vie" et de la "vie en société".

Oui : cela valait bien un skybloug.

 

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Par contre.

A en croire l'analyse sociologique des commentaires, les jeunes des cités n'ont pas de problème  "d'emploi".

Se fichent comme d'une guigne de "l'action de la police".

Ne se sentent pas concernés par "les discriminations".

Et se contrebalancent du problème "du logement".

Surprenant, hein ?

Oui.

Mais cela devrait vachement faciliter la tâche de Fadela Amara.

Quand même...

 

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Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Et c'est désormais une chose certaine.

Le "plan anti-glandouille" ne sera qu'un énième miroir aux alouettes de plus.

Un vague saupoudrage de subventions et d'actions illusoires.

Qui ne risquent pas de changer quoi que ce soit au sort des banlieues. 

On parie ?

 

 
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