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31/01/2008

Mais oui, voilà la solution ! Que les détenu(e)s meurent à petit feu, comme des chiens. Et Rachida Dati n'aura même plus à s'emmerder à prouver la constitutionnalité de ses projets de loi.

 

 " Oui, Madame !
Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir
Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol d'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil
Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
Mesrine

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
Mesrine

 
Il tourne, il tourne, et tournera toujours,
Mesrine
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Mesrine
Il tombera à terre et se laissera crever."

Trust, le Mitard.  (*)

 

 

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(**) 

 

 

On peut reprocher beaucoup de choses à Rachida Dati. 

Harpie en jupon branché qui aurait fait une très bonne ministre de la Justice sous un certain (et lointain) reich allemand.

Ambitieuse sans scrupules prête à piétiner de ses bottes élégantes les principes les plus élémentaires du droit.

Parfait petit soldat de la cause sarkozyste, aussi peu respectueuse de l'histoire de notre pays qu'amoureuse de son image sur papier glacé. 

Froide égocentrique habituée à mener à la baguette ceux qui la servent et à briser ceux qui la desservent.  

Intelligente carriériste dont le coeur a un temps balancé, avant qu'elle ne choisisse son maître et ne trouve son marche-pied pour le pouvoir. 

On peut… 

 

Mais il y a une chose qu'on ne peut nier à Rachida Dati.

Elle s'accroche.

S'entête contre vents et marées.

Et ne lâche rien, sûre de son combat et droite dans ses bottines de luxe.  

Quitte à nier la réalité.  

Hier, elle s'est ainsi refusée à se ranger à l'avis de la Commission des lois de la haute assemblée, qui avait pourtant décidé de lui faciliter la tâche en aplanissant les dispositions les plus illégales de son texte.

Prête à dire tout et n'importe quoi pour nier que la rétroactivité de son projet de loi de rétention de sûreté contrevenait à la Constitution. 

De l'argument un brin absolutiste : "J'insiste pour que le principe d'une application immédiate de la nouvelle loi soit maintenu dans ce texte."

Qu'elle a sans doute accompagné d'une moue de petite fille en colère.

Et du claquement des talons de celle qui entend que sa volonté fasse loi. 

Au justicatif complétement fallacieux : "Il s'agit que, pour un même niveau de dangerosité, deux criminels soient traités de façon identique. La date de leur condamnation ne justifie pas de différence de traitement. S'ils réunissent les conditions, ils doivent tous deux pouvoir être placés en rétention de sûreté."

Un argumentaire si débile qu'il devrait suffire à nous faire descendre dans la rue.

Tant le rôle d'une ministre de la Justice est de garantir les principes du droit français.

Et non de chercher tous les moyens pour les réduire en charpie.

 

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                                                                                                              (***)

 

 

Qu'importe : la ministre ne s'en laisse pas conter.

Même si elle fini son intervention en se rangeant à l'avis de la Commission des lois.

Réclamant un "dispositif transitoire" à défaut d'obtenir pleine et entière satisfaction sur la rétroactivité.

"Après l'entrée en vigueur de la loi, il faudra que la cour d'assises prévoie l'éventualité d'une rétention de sûreté en fin de peine."

En un dernier bras d'honneur fait aux textes fondateurs de la République.

Et puis…

 

Et puis, Rachida Dati s'est offerte un petit plaisir.

Celui de dire combien comptaient peu les oppositions.

Et les critiques des rétifs à son projet. 

En donnant une première date de mise en oeuvre pratique pour une loi qui n'est pas encore adoptée ni promulguée. 

Annonçant qu'au terme d'une "bonne coopération" entre son ministère et celui de la Santé, "le premier centre socio-médico-judiciaire sera ouvert à titre expérimental au sein de l'hôpital de Fresnes dès le 1er septembre 2008".

Soit dans à peine six mois.

Bref : c'est comme si c'était fait. 

Et les ronchons n'ont qu'à remballer leurs états d'âme.

Les fichus droits-de-l'hommistes remiser leur bonne conscience.

 

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A la prison de Fesnes, dites-vous ?

Oui.

C'est marrant.

(Enfin : façon de parler…)

C'est dans cette même prison que Lucilia, 28 ans, vient de crever (il n'y a pas d'autre mot) dans les conditions les plus abjectes.

Animal qu'on a laissé mourir à petit feu dans sa cellule. 

Malgré ses cris et ses appels à l'aide.  

Sans même accorder à cette jeune mère de famille le droit le plus élémentaire à une visite médicale.  

 

Le scandale est si poignant qu'il a pris la poudre d'escampette.

Au lieu de rester confiner, comme à l'habitude, dans l'espace délétère de la prison.

Sautant les hauts-murs des cours d'enceinte et passant outre les blocages d'une administration obtuse.

Pour éclater à l'air libre. 

Histoire de rendre à Lucilia un peu de l'humanité qu'ils lui ont nié.

 

La chose ne s'est pas faite toute seule.

Evidemment.

Ce sont des co-détenues de la jeune femme qui ont encouru les brimades des matons pour dire à l'extérieur. 

Ce qui s'était passé à l'intérieur.

Prenant la plume et rédigeant une lettre collective.

Que voici : 

 


"Chers amis et camarades,

C’est un cri de colère, de douleur et d’alerte que nous vous transmettons suite au décès de Lu SEMEDO DA VEIGA, prisonnière, âgée de 28 ans, mère d’un enfant de 11 ans.

La prison tue. Depuis le mois de novembre, Lu se plaignait de maux de tête, de nausées, de vertiges. Elle en faisait part au service médical en recevant comme seule réponse du .... Doliprane. Lu n’était pas de caractère à « jouer la comédie », elle continuait à travailler tout en disant qu’elle se sentait de plus en plus malade et ça se voyait. Tout le monde le voyait, le personnel pénitentiaire, l’infirmière, les médecins.

Trois mois se sont écoulés jusqu’au 18 janvier. A 4 heures du matin son mal de tête devient insupportable, Lu n’est plus capable de bouger et répond à peine. L’après midi précédent, elle avait signalé à l’infirmière l’aggravation de son état et demandé d’être hospitalisée). A 4 heures du matin, donc, sa co-détenue appelle la surveillante, laquelle décide, sans ouvrir la porte, que Lu pourra attendre jusqu’à l’ouverture des cellules du matin. Lu sera hospitalisée à 14 heures de l’après-midi après avoir subi un arrêt cardiaque et avoir été réanimée en prison. Nous avons appris son décès à l’hôpital le 22 janvier. Nous avons rendu hommage à Lu le soir même, à la manière des prisonnières, avec un « concert » de casseroles tapées sur les barreaux et les portes.

Dénoncer le refus de secours à une personne en danger est la moindre des choses. Ce n’est pas un accident. C’est une infraction pénale ! Mais encore, quand a-t-elle commencé cette infraction pénale qui s’appelle refus de secours, à 4 heures du matin ? Ou alors, pendant les mois où Lu a été laissé en souffrance et son état de santé a été laissé se détériorer dans l’indifférence ?

Il y en a beaucoup d’entre nous affectées par des problèmes de santé sérieux, qui sont traitées avec la même indifférence, négligence. Et la totalité des prisonnières quand elles s’adressent au service médical, sont exposées au traitement et réflexions méprisantes, et le secret médical n’est pas garanti.

Nos corps enfermés, nos vies son laissés au bon vouloir, à la « sensibilité » ou au contrariété du personnel pénitencier et médical, dont la déontologie est « cibler les détenues qui jouent la comédie » et sanctionner celles qui sont peu ou moins soumises. La mort n’est pas égale pour tous. Celle des détenus est du... laissé pour compte. Voilà la prise en considération de l’être humain à l’heure des programmes de « humanisation des prisons ». La réalité est que la prison reflète la société. Dans notre société qui se dit consensuelle, la prison offre au corps de quoi s’occuper : travail surexploité, ateliers divers, formations, activités à souhait. Tant mieux. Mais la prison, comme toute institution totale, produit plus de malaise que celui qui a entraîné les personnes à commettre les infractions.

Quelles débouchées, alors ? La réinsertion, bien sûr : chacun son « réinséré » là d’où il vient ! Dans le rôle social qui lui est assigné ! Et encore plus méprisé et « habitué » à la méprise.

Autrefois on disait « les prisons, base de luttes ». Cela n’est pas toujours possible dans l’histoire des sociétés. Ce n’est pas pour autant que nous arrêterons de dénoncer les pratiques de méprise de la dignité.

Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sur la mort de Lu et sur le service médical de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes."


 

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Bien sûr : rien ne permet de relier ce drame au projet de loi voulu par Nicolas Sarkozy, Rachida Dati et leurs sbires de peu d'humanité.

Et rien ne permet non plus de dire que la rétention de sûreté, immonde enfermement arbitraire, sera la même chose que cette mort à petit feu, dans l'isolement d'un cachot et l'abandon de tous. 

Rien…

Rien ? 

Vous êtes sûrs ?

 

 

(*) Cette chanson de Trust a été conçue comme hommage à Mesrine. 

Mais elle touche si juste qu'elle dépasse sa cible.

Et vaut requiem pour tous ceux qui sont morts en prison.

Soumis à cet arbitraire carcéral français que tous s'accordent à décrire comme indigne d'une démocratie.

 

Quant à Trust.

Nul doute que le groupe, du temps de sa grandeur, aurait botté les fesses de Rachida Dati comme elle mérite.  

Dommage : nul les a vraiment remplacés.

 

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(**) Les deux visions stylisées de Rachida Dati ont été piquées sur le blog Rimbus.

Que son tenancier en soit remercié (même si je ne lui ai pas demandé son avis…) 

 

Commentaires

Très beau billet.

Je n'ai rien à ajouter.

Écrit par : Françoise | 31/01/2008

ah sympa, mon avis c'est que c'est une bonne promotion de mes dessins, merci en retour :)

Écrit par : rimbus | 31/01/2008

Que dire de plus??? et surtout que faire.
J'ai pendant quelques années correspondu avec des détenus et leurs lettres me faisaient souvent froid dans le dos. Et toujours la même question, lancinante : que puis-je pour eux ? réponse : RIEN, RIEN, RIEN !

Écrit par : Gitana | 31/01/2008

Grand merci, Charançon.
C'est rare que je lise un de vos billets avec la gorge serrée...

Que faire ? Mais au moins parler, se faire l'écho de cette lettre, donner notre voix à ceux qui en sont privés.

Écrit par : Guy M. | 31/01/2008

@ Françoise : c'est cool, merci beaucoup.

@ Rimbus : c'est moi qui te remercie. J'aime beaucoup la façon dont tu as représenté Rachida Dati. Ainsi que toutes tes autres illustrations. Et ton bloug dans son ensemble. Bref : c'est cool aussi.

@ Gitana : au moins, tu as fait quelque chose. Et ça me paraît déjà beaucoup.

Pour le reste, la seule chose que nous puissions faire est de militer contre cette loi inique et dangereuse (je m'en veux d'ailleurs d'avoir manqué la manif organisée mercredi : http://www.latribune.fr/info/Manifestation-contre-le-projet-de-loi-sur-la-retention-de-surete-examine-par-le-Senat-181-~-AP-JUSTICE-PSYCHIATRIE-RESPONSABILITE-SENAT-$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique
Même si 200 personnes, c'est pas ça qui risque de changer grand-chose…

@ Guy M : je n'y suis pour rien, c'est l'histoire de Lucilia qui ne peut que serrer la gorge. Mais… merci, c'est cool encore.

"au moins parler, se faire l'écho de cette lettre, donner notre voix à ceux qui en sont privés"
C'est exactement ça.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 31/01/2008

Une piqûre de rappel. La prison rend vraiment malades des personnes qui étaient déjà souvent fragiles et elle leur fait développer des affections somatiques ou psychiatriques qui n'auraient sans doute pas vu le jour aussi vite avec un peu d'attention. C'est le monde de l'oubli où la seule issue semble être la destruction de soi.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article409
On devrait relire Tocqueville chez les prétendus libéraux... Un Etat se juge selon son système carcéral.

Écrit par : Dominique | 31/01/2008

"On devrait relire Tocqueville chez les prétendus libéraux... Un Etat se juge selon son système carcéral."

Tocqueville, je ne sais pas... Mais je leur conseillerai aussi de lire Michel Foucault, "Surveiller et Punir" et les articles ou déclarations de la période du Groupe Information Prisons, qui doivent se trouver dans "Dits et Ecrits".

Les "Dits et Ecrits" ont été édités par (entre autres) F. Ewald, qui a oeuvré, après la mort de Foucault, au Médef d'Ernest Antoine, aux côtés de Denis Kessler... Mais que pèse un "converti" face aux diagnostics de Foucault ?

Écrit par : Guy M. | 31/01/2008

Yep!
petit hs:
aujourd'hui grève dans les hypers et les supers:
soyons solidaires faisons la grève des courses!

big up à toi et à vous!

Écrit par : skalpa | 01/02/2008

Bonjour,
J'avoue avoir lu avec interêt nombreux de vos billets, sans forcement prendre le temps d'y repondre, de laisser mes impressions, nombre de vos lecteurs le font biens, certainement mieux que moi et je ne veux pas repeter ce qui à déjà été dit.
Mais pour celui ci, je pense qu'il faut quand même ecrire quelque chose. Le texte de la chanson est d'abord très beau, et je me suis permis de le subtiliser pour le faire passer a mes amis. Quand à l'histoire de Lucillia, c'est ici que je l'apprends, sur ce blog, hors il me semble que ce devrait être le genre d'information relayés autre part, et non pas sur un site ou on cherche les informations (cependant je ne suis pas en France actuellement, donc mes infos ne viennent que d'internet et cela aurait pu etre diffusé à la television).
Enfin tout ca pour dire que j'ai trouvé ce billet particulierement beau, et que je tenais a vous remercier pour tous ces billets fort interessant et bien construit.
Manu

Écrit par : Manu C. | 01/02/2008

Trés beau billet, qui m'a beaucoup touché.
Ca faisait longtemps que je voulais laisser un post sur ce blog.

Cette loi sur la rétention de sureté est probablement l'une des attaque les plus violente contre le droit tel qu'on le défini depuis deux siècle. Voir une telle loi passer, avec finalement aussi peu de réaction me déprime.
Je laisse pour info l'avis de la CNCDH (intéressant parcqu'il y a plus que la rétention de sureté dans cette loi, mais une confusion de celle-ci avec des questions de responsabilités pénales et de psychiatrie) :
http://www.ldh-france.org/actu_nationale.cfm?idactu=1596.
Il y a aussi une pétition à signer :
http://www.contrelaretentiondesurete.fr/
(je pense qu'on l'a déjà signalée ici, mais c'est pour le rappel).

Sinon, cette histoire de Lucillia me touche beaucoup et me révolte profondément. C'est pour moi la démonstration du mépris avec lequel l'administration pénitentiaire (AP) traite les personnes qui sont sous sa responsabilité. Je pense trés sincèrement que les prisoniers ne sont même plus des hommes aux yeux de la plupart des membres de l'AP et de beaucoup de gens avec qui ils sont en contact durant leur détention, et à mes yeux cette situation est directement lié au système pénitentiaire lui-même et pas à la qualités des gens qui interviennent;l c'est le système lui même qui est deshumanisant et barbar.

Merci beaucoup pour ce très beau post, je lis ce blog depuis un certain temps et il est vraiment réjouissant.
Daniel

Écrit par : Daniel | 01/02/2008

Pour l'avis de le CNCDH l'adresse est :
http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1596.
Désolé
Daniel

Écrit par : Daniel | 01/02/2008

@ Dominique : c'est marrant comme on semble s'éloigner de ceux qui ont fondé notre état de droit. Tocqueville, j'en ai entendu parler à toutes les sauces pendant mes études, comme l'un des fondements de notre démocratie actuelle. Laquelle semble bien loin de ceux qu'elle s'entête à citer en référence.

@ Guy M : je n'ose l'avouer, mais... je n'ai jamais réussi à lire Foucault. Je sais que je devrais pourtant. Bientôt, promis.

@ Skalpa : hs bienvenu. Cette profession est sans doute l'une des plus emblématiquement écrasée de notre monde moderne : règne des petits chefs, respect du code du travail limité à sa plus simple expression, déshumanisation du labeur… Peut-être que je me trompe. Mais je ne crois que je n'aimerais pas faire ce boulot.

@ Manu C : faites comme vous le sentez, mais toute intervention est toujours la bienvenue. Et s'il vous en prend l'envie, n'hésitez pas à apporter à nouveau votre petite touche, ça enrichit le débat, ça participe à faire vivre l'endroit et ça fait plaisir au taulier. Alors… :-)

Pour l'histoire de Lucilia, elle a été rapportée par Libération (qui des fois fait quand même son boulot) et par quelques blogs. Mais vous avez raison : elle devrait faire la Une de tous les journaux. C'est tellement désolant.

Pour les gentillesses, merci beaucoup. J'en ai les chevilles qui frétillent.

@ Daniel : "Ca faisait longtemps que je voulais laisser un post sur ce blog"
Cool. N'hésitez pas à rééditer. Et merci pour les liens.

"l'une des attaque les plus violente contre le droit tel qu'on le défini depuis deux siècle"
Oui. Et je suis comme vous, je n'arrive pas à comprendre pourquoi la chose ne soulève pas plus de réaction. Cela devrait soulever tout le monde, enflammer chacun, bien plus que les ridicules pamoisons de Sarko pour Bruni. Mais…

Et je suis encore d'accord avec vous, évidemment, sur la déshumanisation causée par le système carcéral. Plutôt que redire ce que vous venez d'écrire à juste titre, je vais renvoyer (sans doute le connaissez-vous) sur l'un des écrivains à avoir le mieux décrit cette spirale de l'enfermement : Edward Bunker.
Multi-récidiviste, ayant passé une grande partie de sa vie en taule, l'homme a été sauvé par l'écriture. Et a produit des bouquins magnifiques, écrits dans une langue sèche et superbe, dénonçant comme aucun autre l'absurdite des longues peines et du système carcéral. Entre autres dans "Aucune bête aussi féroce" et "La bête contre les murs". Des bijous qui font froid dans le dos.

Merci pour les gentillesses, j'en ai les chevilles qui gonflent.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 01/02/2008

Classement Wikio du mois : le Charançon libéré atteint la 52e place des blogues politiques et il continue sa progression. Il surclasse VGE sur le fil ! Les chevilles vont pouvoir encore gonfler.

Écrit par : Dominique | 01/02/2008

Eheh, oui, j'ai vu, ça grossit sec au niveau des jointures entre pieds et mollets… :-)

VGE était l'objectif pour ce mois, c'est passé de justesse. Maintenant, je vise les blougs de Bernard Anthony et de Valeurs actuelles. Ça va chier pour leurs gueules…

Écrit par : Le Charançon Libéré | 01/02/2008

@ charançon: vas-y nique Bernard Anthony !!!!

Écrit par : skalpa | 01/02/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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