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27/02/2008

Alerte à la rage en Seine-et-Marne : pas un chien, mais un blaireau !

 

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Il a l'air sympa, non ?

Doux ?

Et gentil ?

Oui, oui…

Mais méfiez-vous : les blaireaux ne sont pas toujours si amicaux que leur apparence pourrait le laisser croire.

D'autant qu'en bon carnivore qui se respecte, le meles meles (blaireau européen) est pourvu d'une dentition respectable. 

Jugez donc :

 

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Impressionnant, non ?

Oui : s'il lui en prend l'envie, le blaireau peut vous découper les doigts en deux secondes cinq dixième. 

Et pour cool qu'il puisse sembler, faut pas trop le chercher non plus…

 

Pourquoi je vous raconte ça ?

Tout bête : une alerte à la rage touche en ce moment le département de la Seine-et-Marne.

Et je sais de source sûre (évidemment…) que les secours font fausse route.

Quand ils affirment que c'est un molosse, depuis euthanasié, qui aurait transmis le virus à une petite fille. 

Pas de chien, donc : c'est un meles meles qui est à l'origine de la contamination.

Et l'animal, toujours vivant, vaque encore en liberté. 

Ignoré de tous.

La bave aux lèvres.

Et prêt à faire de nouvelles victimes.

Autant dire que si j'habitais le coin, j'y regarderais à deux fois avant d'aller me balader dans les bois…

 

J'exagère ?

Je joue la dramatisation ?

Même pas…

Tant il ne faudrait pas oublier que la Seine-et-Marne est la zone d'élection d'un meles meles particulier.

Plus imposant et dangereux que ses congénères.

Et beaucoup plus sauvage et sanguinaire.

La preuve : l'animal, déjà élu député dans le département, a été nommé porte-parole de l'UMP.

C'est dire…

 

Méchant, donc.

Et d'autant plus que de nombreux signes semblent indiquer que ce meles meles extraordinaire pourrait récemment avoir été contaminé par le virus de la rage.

Tant il a multiplié ces derniers temps les déclarations à l'emporte-pièce.

Présent sur tous les fronts pour secourir son saint-patron, victime d'une "forme de lynchage", d'une "chasse à l'homme" et d'une "campagne savamment orchestrée depuis quelques semaines" par "les forces les plus rétrogrades de ce pays", heureuses de trouver "un bon prétexte pour essayer de solder leur bile, voire leur haine".

Bref : un véritable climat de guerre civile.

Qui explique qu'un visiteur du salon de l'agriculture ait osé ce crime suprême de refuser la main tendue du président.

Suscitant cette "réaction humaine".

Si humaine…

 

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En un mot : notre meles meles sait se montrer compréhensif.

Tout au moins à l'égard du monarque.

Même si c'est vrai qu'il l'est beaucoup moins envers les fantôches qui tiennent lieu d'opposition.

A commencer par ces abominables anarcho-syndicalistes qui ont signé l'appel à la vigilance de Marianne.

Faisant ainsi oeuvre de "méthodes staliniennes".

Rien de moins…

 

Les signataires de l'appel à la vigilance ne sont pourtant pas les pires.

Tant ceux qui s'opposent au projet de rétention de sûreté du chef de l'Etat.

Condamnant sa volonté affichée de "passer en force" en piétinant au passage la Constitution et les valeurs républicaines. 

Sont de biens plus infâmes personnages.

Et sans doute des pédophiles en puissance.

"Contrairement au PS, nous ne voulons pas que des prédateurs sexuels […] menacent nos enfants", a ainsi déclaré le porte-parole de l'UMP.

Déclaration qui devrait valoir à l'impétrant le grand prix du démagogue de l'année.

Quand même…

 

C'est tout ?

Même pas… 

Car si notre meles meles n'a que peu de tendresse pour l'opposition.

Il en a encore moins pour ces fichus blougueurs qui ont l'outrecuidance de parler de lui en des termes peu amènes. 

Allant jusqu'à poursuivre Yves Poey, tenancier du bloug Flamberge, pour injures et diffamation, après que celui-ci ait osé suggéré qu'il aurait pu "grenouiller dans diverses officines, cabinets et autres distributeurs d'emplois publics réservés" et qu'il serait "un apparatchik de parti".

Oui : ça ne mange pas de pain.

Mais diantre : celui qui "a été le premier sur les antennes nationales à justifier au nom de la liberté d'expression et du droit au débat le terme de « dégueulasse » utilisé par Fadela Amara" aime beaucoup moins cette même liberté d'expression quand elle peut lui porter ombrage, ainsi que le souligne Yves Poey.

On ne se refait pas…

 

 

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Voilà.

C'était juste histoire de vous prévenir.

Si vous allez faire un tour en Seine-et-Marne, soyez sur vos gardes.

La rage y menace toujours.

Et un dangereux meles meles continue à roder dans ces riantes contrées.   

Gaffe !

 

 

 

PS : Ben oui, je ne donne pas son nom.

Pas fou…

L'homme est procédurier.

Et mon billet n'est pas particulièrement flatteur.

Si ce n'est complétement injurieux.

Donc : motus.

(D'autant qu'il n'est pas vraiment difficile de savoir de qui je parle…) 

 

Pour le reste, je n'ai pas de scrupules.

Que voulez-vous ?

Je "solde (ma) bile".

Voire "(ma) haine"… 

 

Commentaires

Monsieur le Charançon, je proteste : vous insultez les blaireaux qui sont des animaux sympathiques, utiles, travailleurs et intelligents (plus intelligents que les renards par exemple) ! Le seul défaut du blaireau est son cri perçant qui lui vaut sa mauvaise réputation.

Écrit par : Dominique | 27/02/2008

Votre article ne vaut pas mieux que le 'Casse-toi...' de Sarko

Pauvre France

Écrit par : AA | 27/02/2008

Tu nous l'aurais écrit en vers c'était (presque presque) une fable à la La Fontaine.

Ne pas dévoiler le nom, c'est du grand art. :)

Et puis qu'est-ce qui ressemble le plus à un blaireau si ce n'est un autre blaireau ? Dominique a raison, car le "vrai" blaireau n'est pas de l'espèce dont tu parles, il ne se reproduit pas assez vite pour former un troupeau.

Écrit par : Françoise | 27/02/2008

@ Dominique : vous avez raison, je manque cruellement de respect envers ces sympathiques animaux en les comparant au porte-parole de l'UMP. Et je m'en excuse…
A ma décharge, c'est plus le sens argotique du mot que l'animal qui m'intéressait.

@ AA : vous avez raison. Sauf que…

(Moi, je ne suis pas président. Et je n'incarne pas plus l'image de la France que le respect des institutions.)

@ Françoise : "Ne pas dévoiler le nom, c'est du grand art. :) "
Merci. Mais il faut bien que j'avoue que c'est là la volonté de ne pas faire sortir le blaireau de son terrier : il semble qu'il soit bien peu compréhensif face à ceux qui lui manquent de respect.

Écrit par : Le Charançon Libéré | 27/02/2008

mais que lis-je Charençon, tu manquerais de respect, toi ?
C'est vrai que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, là je m'égare.


Mais
prévenir ses concitoyens qu'un animal enragé (à mon avis il n'y à pas que lui) est en maraude c'est du CIVISME, chose rare de nos jours. Pfft

Écrit par : Gitana | 27/02/2008

Alors, si je dis "qui veut noyer son blaireau, l'accuse de la rage", paf! délit d'opinion ?

Écrit par : Guy M. | 27/02/2008

@ Gitana : "tu manquerais de respect, toi ?"
Il faut que le confesse : il m'arrive de me laisser emporter par le dégoût que m'inspirent certaines pratiques et personnes. Je sais que je ne devrais pas, mais… :-)

"à mon avis il n'y à pas que lui"
Clair. C'est les trois quart des pontes de l'UMP qui semblent touchés par le virus en ce moment, tous pressés d'énoncer les débilités les plus grosses pour afficher leur soutien au très petit père du peuple.

@ Guy M : exactement comme ça : paf !
(A mon avis, la citation à comparaître devrait arriver demain matin dans votre boîte aux lettres…)

Écrit par : Le Charançon Libéré | 27/02/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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