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06/12/2007

Bozzo-le-clown est partout. Et il m'a tiré de ma léthargie blouguesque.

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Coucou !

Ça va ?

Tout roule ?

Parfait.

 

Quoi ?

Oui : je reviens la bouche en coeur, mine de rien.

Comme si je n'avais pas passé six jours loin de la blougosphère.

A ne trouver rien à dire.

Ni à ne savoir sur quoi rebondir.

Bref : je n'étais pas inspiré.

Et mon clavier en a profité pour prendre des vacances.

 

Pour tout dire, je me sentais tellement peu dans le coup.

Que j'ai même pensé mettre en sommeil ce bloug.

Et tirer ma révérence.

Et puis…

 

Et puis, ce matin, j'ai survolé quelques journaux en ligne.

Vite fait : les titres lus en diagonale, quelques articles plus dans le détail.

Et c'est venu à nouveau.

Quoi ?

Ben… l'envie de rire.

 

Je me suis d'abord sévèrement poilé en découvrant que les socialistes s'étaient trouvés un nouveau responsable de pataugeoire.

Jeune pousse prometteuse qu'ils se sont empressés de nommer secrétaire national… à la riposte.

Carrément.

 

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Autant dire que ça va chier des bulles.

Et que les socialistes, qui n'en peuvent plus de faire joujou avec les mots plutôt que leur donner du sens, vont riposter grave.

Sous l'égide du fier et courageux lieutenant Razzye.

Mouarf…

 

Je me suis poilé aussi en tombant sur une vidéo dénichée par le Nouvel Obs.fr.

Qui prouve combien Sarkozy a eu raison de se précipiter.

Pour "féliciter chaleureusement" le petit maître du Kremlin.

Tant le film d'une matrone russe bourrant conscieusement les urnes.

Non plus que les exactions croissantes du régime.

Ne sont grand chose au regard de la stabilité retrouvée du pays.

Mouarf…

 

Et j'ai même rigolé sec en découvrant que le petit Nicolas avait enfin écrit sa lettre au père Noël.

Une jolie missive vidéo adressée au chef des Farcs pour demander la libération d'Ingrid.

Un enregistrement très émouvant.

Et si touchant que je vois d'ici Manuel Marulanda écraser une larme en le visionnant.

Sangloter en entendant le petit piètre de la nation évoquer cette flamme "en train de s’éteindre dans cette femme dont l’énergie, dont l’audace, dont le courage forcent l’admiration de ceux qui la connaissent. Où est donc passé son sourire ?".

Et se rouler par terre en gémissant à l'apostrophe finale de Nicolas : "Vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez sauver cette femme, vous pouvez montrer au monde que les FARC comprennent les impératifs humanitaires."

Tant il est évident que le chef de la guérilla n'y avait jamais réfléchi.

Et que ce message de notre président devrait lui ouvrir les yeux.

A moins qu'il ne soit destiné qu'à faire pleurer dans les chaumières françaises ?

Mouarf…

 

Bref, on n'a pas fini de rire.

Et je me suis rendu compte que je ne voudrais manquer ces grands moments de poilade pour rien au monde.

Vous savez quoi ?

On va dire que vous aussi.

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04/12/2007

Ultimes remparts, Maurice et François montent leurs barricades. Sans convaincre…

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Vous entendez ?

 

Gnnniihhhhh…

 

Il y a comme un bruit, un cri indistinct.

Vous le percevez aussi, hein ?

Oui.  

Vérifions : prêtez à nouveau l'oreille.

 

Ggggggnnnnniiiiiiiiiihhhhhhhh…

 

C'est cela : un vague gémissement.

Qui monte dans les aigüs.

Et finit en gargouillis incohérents.

 

Vous vous demandez ce que c'est ?

Pareil pour moi.

Au début, je ne comprenais pas d'où ça venait.

Et j'ai passé un bon moment à en chercher l'origine.

Jusqu'à ce que je tombe sur un article du Figaro.fr.

Et que la lumière se fasse.

 

Reprenons.

 

Ggggnnnniiihhhhh…

 

Que je vous explique : ce bruit indistinct n'en est pas un.

Pas du tout.

C'est un coup de gueule poussé, tout dentier dehors, par un (très vieux) pilier de la vie intellectuelle française.

Ecrivain quasi-sénile qui s'en prend à ces saligauds de médias anglo-saxons.

Qui font rien tant que rabaisser la culture française.

Et mentent a tout-va en prétendant que la France n'a plus rien produit de marquant depuis… ouh, disons : depuis moultes.

Une attaque sacrilège, commise par le Time.

Qui vient de faire sa Une sur The Death of french Culture.

 

Donc, un article du Times.

Et ce gémissement en retour, dans les colonnes du Figaro : gggnnniihhhh…

Soit le cri d'horreur poussé à la lecture de l'article blasphématoire par le fauteuil numéro 30 de l'Académie française.

L'inamovible Maurice Druon, en poste sous la Coupole depuis 1966.

 

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Gloire éternelle de notre culture officielle, 89 ans aux prunes, qui n'aurait manqué pour rien au monde l'occasion de souligner que…

Non, la culture française n'est pas morte !

 

Une tribune libre que vous lirez si vous voulez.

Mais je ne vous le conseille pas plus que ça.

Tant cet agrégats de poncifs enfilés à la va comme je-te-pousse n'a d'autre intérêt.

Que de souligner aux lecteurs du Figaro que Maurice n'est pas encore décédé.

Lui…

 

Certains ne manqueront pas d'ironiser sur une culture si moribonde.

Qu'il faille sortir un mort en sursis du placard pour prendre sa défense.

Et les mêmes souligneront que la tribune de Maurice.

Est l'illustration parfaite de cet avis de décès culturel que publie Le Times.

Soit.

 

Je me contenterai de noter.

Que les grands cris d'orfraies poussés par les imposteurs se mulitiplient.

Et que ce sont toujours les moins crédibles qui s'acharnent à nous faire croire à d'hypothétiques barricades.

Ainsi de l'avertissement lancé par le grand charlot de la CFDT à l'intention du gouvernement.

"Il n'est pas question que les entreprises puissent déroger à la durée légale des 35 heures et si le gouvernement veut ouvrir ce débat, il y aura un conflit majeur avec la CFDT", prévient François Chérèque.

Barbu qui s'est mis à rouler des mécaniques.

Et s'est décidé à exhiber ces gros biscottos que le monde syndical lui envie.

 

Pour un peu, le régime en tremblerait sur ses bases.

S'il n'avait déjà eu l'occasion de se féliciter de la vision qu'a la CFDT d'un "conflit majeur".

Et de vérifier combien le patron du syndicat était attentif à ne surtout pas précipiter les choses.

A tel point que l'avertissement fait au gouvernement sonne finalement de la même façon que le coup de gueule de Maurice.

Comme un avis de décès.

Et une reconnaissance anticipée de la défaite.

D'ailleurs : vous n'entendez rien ?

 

Gggggnnnniiiiiiiiihhhhhh

 

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Ps : aux lecteurs réguliers de ce bloug, je présente mes très officielles excuses pour le silence de ces cinq derniers jours. Cela ne se reproduira plus, dediou ! 

Cochon qui s'en dédit…

 
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