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28/02/2008

Histoire (de goutte) d'eau : pour une fois que Georges Frêche ne dit pas que des conneries…

 

 

 

Eh, les aminches !

Vous reconnaissez ceci ? 

 

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Oui : c'est une goutte d'eau.

Bravo ! 

(Ceux qui y ont vu autre chose feraient mieux de se poser des questions…)

 

Tant que j'y suis…

Vous ne trouvez pas que cette goutte-ci (voir infra) ressemble beaucoup à cette goutte-là (voir supra) ? 

 

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Comment ? 

Ce sont les mêmes ?

C'est bien ce qu'il me semblait.

 

Je peux donc vous l'affirmer haut et fort.

Je suis d'accord avec Georges Frêche !

Et ça a beau être très désagréable d'approuver celui qui traite les harkis de sous-hommes et compte le nombre de blacks jouant dans l'équipe de France de football.

Je suis bien forcé de constater que pour une fois, le mégalo président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon a dit quelque chose de sensé.

 

Donc.

Oui : Georges Frêche a raison d'affirmer qu'il ressemble comme "une goutte d'eau" à Nicolas Sarkozy.  

 

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Et il aurait été dommage que ce "Le Pen de gauche" n'apporte pas son soutien à notre auguste président pour son si fleuri "casse-toi alors, pauvre con".

En une déclaration aussi ridicule que celles dont il s'est fait l'habitude en plus de 30 ans de vie politique : "Sarkozy me ressemble comme une goutte d'eau... Il lui arrive ce qui m'est arrivé. Il fait un discours intelligent au Salon de l'Agriculture puis il dit à un mec : "ferme ta gueule connard"... Moi, dans la vie courante, je trouve ça plutôt sympathique... Vous avez vu le truc : ça passe en boucle sur toutes les télés, les radios (...) Mon Dieu, mais Sarkozy ne mérite ni cet honneur ni cette indignité."

 

Euh…

Je ne sais pas pour vous.  

Mais j'ai l'impression que plus Sarkozy descend dans les sondages et s'entête dans sa politique.

(Ou l'inverse…)

Plus ceux qui viennent à son secours sont de vieux chevaux de retour de la politique. 

Marginaux, discrédités et dangereux. 

Comme si en ces temps troublés, les aigris et les rejetés de tous bords sentaient que leur heure est venue.

Vous ne trouvez pas ?

 

 

 

PS : puisqu'on parle de Frêche, il n'est peut-être pas inutile de rappeller que Ségolène Royal soutient sa candidature aux sénatoriales.

Et qu'en échange, celui qui a été exclu du PS l'appuie dans sa stratégie de conquête du parti.

 

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Je ne sais pas ce que ça vous inspire.

Mais moi, ça me file une grosse envie de gerber. 

Violente.

Très violente.

 

 

PPS : si vous avez du temps à perdre, je ne saurais que trop vous recommander de visionner ce reportage de Capital sur le système Frêche.

Documentaire plus qu'instructif, dans lequel le bonhomme laisse libre cours à sa vulgarité, à sa mégalomanie et à son sens du clientélisme. 

A un point tel qu'il ferait passer une république bannanière pour une démocratie exemplaire.

 

27/02/2008

Alerte à la rage en Seine-et-Marne : pas un chien, mais un blaireau !

 

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Il a l'air sympa, non ?

Doux ?

Et gentil ?

Oui, oui…

Mais méfiez-vous : les blaireaux ne sont pas toujours si amicaux que leur apparence pourrait le laisser croire.

D'autant qu'en bon carnivore qui se respecte, le meles meles (blaireau européen) est pourvu d'une dentition respectable. 

Jugez donc :

 

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Impressionnant, non ?

Oui : s'il lui en prend l'envie, le blaireau peut vous découper les doigts en deux secondes cinq dixième. 

Et pour cool qu'il puisse sembler, faut pas trop le chercher non plus…

 

Pourquoi je vous raconte ça ?

Tout bête : une alerte à la rage touche en ce moment le département de la Seine-et-Marne.

Et je sais de source sûre (évidemment…) que les secours font fausse route.

Quand ils affirment que c'est un molosse, depuis euthanasié, qui aurait transmis le virus à une petite fille. 

Pas de chien, donc : c'est un meles meles qui est à l'origine de la contamination.

Et l'animal, toujours vivant, vaque encore en liberté. 

Ignoré de tous.

La bave aux lèvres.

Et prêt à faire de nouvelles victimes.

Autant dire que si j'habitais le coin, j'y regarderais à deux fois avant d'aller me balader dans les bois…

 

J'exagère ?

Je joue la dramatisation ?

Même pas…

Tant il ne faudrait pas oublier que la Seine-et-Marne est la zone d'élection d'un meles meles particulier.

Plus imposant et dangereux que ses congénères.

Et beaucoup plus sauvage et sanguinaire.

La preuve : l'animal, déjà élu député dans le département, a été nommé porte-parole de l'UMP.

C'est dire…

 

Méchant, donc.

Et d'autant plus que de nombreux signes semblent indiquer que ce meles meles extraordinaire pourrait récemment avoir été contaminé par le virus de la rage.

Tant il a multiplié ces derniers temps les déclarations à l'emporte-pièce.

Présent sur tous les fronts pour secourir son saint-patron, victime d'une "forme de lynchage", d'une "chasse à l'homme" et d'une "campagne savamment orchestrée depuis quelques semaines" par "les forces les plus rétrogrades de ce pays", heureuses de trouver "un bon prétexte pour essayer de solder leur bile, voire leur haine".

Bref : un véritable climat de guerre civile.

Qui explique qu'un visiteur du salon de l'agriculture ait osé ce crime suprême de refuser la main tendue du président.

Suscitant cette "réaction humaine".

Si humaine…

 

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En un mot : notre meles meles sait se montrer compréhensif.

Tout au moins à l'égard du monarque.

Même si c'est vrai qu'il l'est beaucoup moins envers les fantôches qui tiennent lieu d'opposition.

A commencer par ces abominables anarcho-syndicalistes qui ont signé l'appel à la vigilance de Marianne.

Faisant ainsi oeuvre de "méthodes staliniennes".

Rien de moins…

 

Les signataires de l'appel à la vigilance ne sont pourtant pas les pires.

Tant ceux qui s'opposent au projet de rétention de sûreté du chef de l'Etat.

Condamnant sa volonté affichée de "passer en force" en piétinant au passage la Constitution et les valeurs républicaines. 

Sont de biens plus infâmes personnages.

Et sans doute des pédophiles en puissance.

"Contrairement au PS, nous ne voulons pas que des prédateurs sexuels […] menacent nos enfants", a ainsi déclaré le porte-parole de l'UMP.

Déclaration qui devrait valoir à l'impétrant le grand prix du démagogue de l'année.

Quand même…

 

C'est tout ?

Même pas… 

Car si notre meles meles n'a que peu de tendresse pour l'opposition.

Il en a encore moins pour ces fichus blougueurs qui ont l'outrecuidance de parler de lui en des termes peu amènes. 

Allant jusqu'à poursuivre Yves Poey, tenancier du bloug Flamberge, pour injures et diffamation, après que celui-ci ait osé suggéré qu'il aurait pu "grenouiller dans diverses officines, cabinets et autres distributeurs d'emplois publics réservés" et qu'il serait "un apparatchik de parti".

Oui : ça ne mange pas de pain.

Mais diantre : celui qui "a été le premier sur les antennes nationales à justifier au nom de la liberté d'expression et du droit au débat le terme de « dégueulasse » utilisé par Fadela Amara" aime beaucoup moins cette même liberté d'expression quand elle peut lui porter ombrage, ainsi que le souligne Yves Poey.

On ne se refait pas…

 

 

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Voilà.

C'était juste histoire de vous prévenir.

Si vous allez faire un tour en Seine-et-Marne, soyez sur vos gardes.

La rage y menace toujours.

Et un dangereux meles meles continue à roder dans ces riantes contrées.   

Gaffe !

 

 

 

PS : Ben oui, je ne donne pas son nom.

Pas fou…

L'homme est procédurier.

Et mon billet n'est pas particulièrement flatteur.

Si ce n'est complétement injurieux.

Donc : motus.

(D'autant qu'il n'est pas vraiment difficile de savoir de qui je parle…) 

 

Pour le reste, je n'ai pas de scrupules.

Que voulez-vous ?

Je "solde (ma) bile".

Voire "(ma) haine"… 

 

26/02/2008

Des appels à la pelle : vous aussi, signez pour défendre la sauvegarde des valeurs républicaines de la République laïque et républicaine…

"Quand on est plus de quatre, on est une bande de cons."

Pierre Desproges. 

 

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Euh…

Je ne sais pas si vous avez remarqué.

Mais en ce moment les appel se ramassent à… la pelle.  

Et les médias de gauche se poussent du col pour relayer leur petite pétition perso.

Faisant assaut de grands titres et de mobilisation citoyenne. 

Jouant à qui va fédérer le plus de lecteurs.

Et se posant en seule alternative de résistance au sarkozysme ambiant. 

Bref : la concurrence est rude…

 

J'exagère ?

Allons donc.

Marianne nous a déjà soûlé avec son appel citoyen.

Initiative pour "la vigilance républicaine" qui a eu au moins le mérite de faire sortir Sarkozy de ses gonds.

Mais dont il n'est carrément pas certain qu'elle fera autant avancer la cause de la défense de la République qu'elle n'a été positive pour les chiffres de vente de l'hebdomadaire. 

Mais alors pas du tout… 

 

Marianne, donc.

Et désormais Libé. 

Logique : à ce petit jeu de la démocratie du clic, de la mobilisation de la signature, de l'agitation pétitionnaire sociale-réformiste, le quotidien de la gauche mollassone ne pouvait être en reste.

Et il vient de le prouver en prenant brillament le train en marche. 

Balançant aujourd'hui son appel perso en Une.   

Simple relais de celui de la Ligue de l'enseignement qui invite à sauvegarder "la laïcité républicaine".

 

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Alors… 

Je ne sais pas pour vous.

Mais je trouve que ça commence à faire beaucoup.

En peu de temps. 

Et ça m'énerve…

(Grave)

Ce genre d'initiatives ne relèvant de rien d'autre que de l'opposition gagdet.

Et de la récupération pure et simple.

 

A ceux qui me reprocheraient de tirer contre mon camp.

Ou m'accuseraient de m'être levé du pied gauche.

Je n'opposerai que le ricanement dédaigneux.

De celui qui n'a jamais cru que quelques signatures en bas d'un texte pompeux pouvait changer quoi que ce soit à l'ordre malsain des choses. 

Ainsi que le haussement de sourcils méfiant.

De celui qui n'a pas oublié combien certaines causes pouvaient être récupérées et vidées de leur essence.

Particulièrement quand elles se résument à un affichage de bons sentiments.

 

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Parce qu'au fond…

Ces appels ne sont rien d'autre que la réédition du coup de SOS Racisme.

Officine destinée à syphonner la cause de l'anti-racisme au profit du PS.

Et qui, à force de réduire le militantisme au port d'un auto-collant et à la reprise de quelques slogans creux, aura fait beaucoup contre ce qu'il prétendrait défendre.

Et a surtout servi de tremplin à quelques ambitions aux dents longues. 



Donc : non.

Sans moi.  

Je ne signerai pas l'appel de Marianne.

Pas plus que je ne parapherai celui de Libération.

Et à tous ceux qui relayent ces appels.

Imaginant que de purs effets d'annonce pourraient réellement faire avancer les choses.

Je répondrai par un rire plein de mauvais esprit.

Mouahahah-ahah.

Mouahahah. 

Mouah-ah.

 

Sans déconner…  

 

25/02/2008

Et si celui qui a dit "non" avait lancé "l'opération mains propres" ? Et si celui qui a dit "con" en payait le prix fort ? Rêvons un peu…

 

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Dites.

J'ai fait un rêve.

Un songe si étrange que je ne peux le garder pour moi.

Alors : je vais vous le raconter.

 

Cela se passait quelques mois dans le futur.

En septembre prochain, ou peut-être en décembre.

Rien n'avait vraiment changé.

Si ce n'est que la cote de popularité du petit monier avait encore plongé.

Au fur et à mesure qu'il s'enferrait dans une attitude de chéfaillon méprisant les institutions.

De brasseur de vent multipliant les propositions plus débiles les unes que les autres.

Et de politique en campagne dont les promesses jamais ne se réalisent.

Bref : Nicolas Sarkozy était au fond du trou.

Tout au fond…

 

A force, il avait lassé tout un chacun.

Et même ceux de son camp ne tentaient plus de le défendre.

Tout juste le laissaient-ils s'agiter tout seul.

Pantin désespéré qui courrait partout pour reprendre la main.

Et président pathétique qui ne voulait voir qu'il avait tout perdu.

Que les Français le méprisaient.

Et le détestaient.  

 

 

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                                                                                                                  (*)

 

De lui, tous s'étaient détournés.

Et un silence glacial accompagnait chacun de ses déplacements.

Journalistes et badauts indifférents à sa présence.

Fatigués de voir le guignol en chef s'escrimer.

Si lassés de lui que plus un ne mordait à l'hameçon. 

Le laissant, lui et sa maigre escorte, arpenter tous lieux sans même lui accorder un regard.

 

De son côté, il avait pris peur.

N'osant plus s'adresser aux gens.

Effrayé devant ces Français qui le boudaient obstensiblement.

Et craignant, à chaque fois qu'il en rencontrait un, de le voir se dérober.

N'opposer qu'un visage fermé à son approche.

Et refuser sa main tendue. 

Gardant les bras impitoyablement croisés.

 

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C'est que la chose était devenue habituelle.

Courante.

Quotidienne.

Depuis ce fichu jour de février où une première poignée de main lui avait été refusée.

Où un français anonyme l'avait audacieusement envoyer paître.

Restant comme celui qui avait dit "non".

Et où lui l'avait vulgairement injurié.

Restant comme celui qui avait dit "con".

 

Bref : plus de poignées de main.

Jamais.

Tant le peuple frondeur s'était passé le mot. 

Prenant un malin plaisir à participer à cette "opération main propre".

Lancée par ce passant du salon de l'Agriculture qui ne voulait pas "se salir".

 

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Partout rejeté.

Ignoré.

Détesté.

Sarkozy n'avait plus aucun pouvoir de nuisance.

Réduit à rien par le mépris des électeurs et par le dédain des médias.

Baudruche présidentielle défintivement dégonflée.

 


Un rêve ?

Il ne tiendrait qu'à nous.

D'allumer un, deux, trois… salons de l'agriculture.

Pour que cette "opération main propre" se répande comme une traînée de poudre. 

Et que le guignol présidentiel perde tout écho.

On parie ?  

 

 

 

(*) Affiche piquée au bloug Sarkostique.

Que son tenancier, à qui je n'ai rien demandé, en soit remercié.  

23/02/2008

Le Conseil constitutionnel ? Une breloque sans valeur. L'Etat de droit ? De la verroterie sans intérêt. Les principes de la République ? Des colifichets de bas-étage. Il serait temps de vous mettre à la page…

 

 

Hé !

Hé-ho !

Vous avez vu ça ?

 

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Quoi ?

Des breloques quelconques et variées ?

Oh non, vous n'y êtes pas du tout.

Mais alors : pas du tout… 

Il s'agit des neuf membres du Conseil constitutionnel, en pleine réunion de travail.

(Si, si…)

(Je vous assure…)

 

 

Eh !

Eh-oh !

Vous avez vu ça, aussi ?

 

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Comment ? 

Encore de la verroterie sans valeur ?

Oh non (derechef) : vous n'y êtes pas plus que tout à l'heure.

Mais alors : encore moins… 

Il s'agit du contrôle de constitutionnalité, un vague principe juridique de la Ve République.  

(Si, si…)

(Je vous promets…)

 


Quoi ?

Où je veux en venir ?

Ben… je me mets au diapason de l'air du temps.

Qui voit les fondements de notre Etat de droit ravalées au rang de breloques sans importance

Par celui-là même qui est censé garantir le bon fonctionnement des institutions.


Je ne sais pas pour vous.

Mais puisque ce qu'on m'avait présenté comme principe inaliénable de la République. 

N'est rien d'autre que de la verroterie de bas-étage.

Je crois que je vais me convertir dans la joaillerie de gros et semi-gros.

Histoire d'écouler les quelques colifichets traînant encore dans les arrière-salles de la Ve.

Y en a un max…

 Je vous fais un prix ?

 

22/02/2008

Petit à petit, "l'homme aux rats" et ses petites souris grignotent les principes de la République. Qui va en faire tout un fromage ?

Ce grand nigaud de Joffre en 1915, à propos du cauchemard statique de la guerre de tranchées : "Je les grignote." 

 

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Quelle tactique !

Grandiose.

Et quel talent dans l'exécution !

Remarquable.

 

C'est que Sarkozy et ses sbires ont depuis longtemps compris comment il fallait faire.

Pour créer les conditions de "la rupture" et bousculer "les conservatismes".

Soit rien de trop massif ni de trop brutal.

Mais un patient grignotage.

Où celui qu'Alain Badiou a surnommé "l'homme aux rats" opère comme une petite souris.

Attaquant son morceau de fromage lentement.

A petites bouchées et à la façon d'un rongeur qui ne dévierait pas de sa ligne de boustifaille.

Convaincu qu'il a tout son temps pour terminer son repas. 

 

Dans le rôle du fromage ?

Les principes essentiels de la République.

Qui se voient peu à peu rognés par l'appétit de "l'homme aux rats".

Tellement affamé qu'il multiplie sans cesse les coups de dent. 

Par-ci et par-là.

 

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Le principe de légalité des peines ?

Juste un gros morceau de gruyère plein de petits trous.

Que la mus musculus (souris domestique) Rachida Dati a copieusement entamé.

(Squik-squik.)

Le dénaturant par un projet de loi que le Conseil constitutionnel a finalement validé hier en grande partie.

Ce qui fait dire à Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature : "C’est une grande déception, car le Conseil valide l’enfermement à vie au motif d’une dangerosité impossible à apprécier."

Et hop : un principe vidé de son essence.

Qui d'ici quelques années ne sera plus qu'un lointain souvenir.  

(Squik-squik-squik.)

 

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Le principe de laïcité ?

Juste un appétissant morceau de comté.

Que la micromys minutus (souris naine) Henri Guaino a, suivant l'exemple de beaucoup de ses collègues rongeurs, commencé à bouloter. 

(Squik-squik.)

Le conseiller présidentiel déplorant benoîtement les "tabous français autour de la laïcité".

Et convoquant ce pauvre fantôme de Jaurès (qui n'en peut mais…) pour mieux inviter à les remettre en cause. 

Et hop : un principe bientôt vidé de son essence.

Qui d'ici quelques années ne sera plus qu'un lointain souvenir.

(Squik-squik-squik.)

 

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Le principe du droit du sol ?

Juste un alléchant bout de cantal.

Que l'apodemus sylvaticus (mulot) Christian Estrosi s'apprête à déguster. 

(Squik-squik.)

Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer proposant qu'on supprime "exceptionnellement" son application à Mayotte.

Histoire de faire face à "l'invasion imminente" (rien de moins…) qui pourrait commencer dans "les heures qui viennent".

Et hop : un principe bientôt vidé de son essence.

Qui d'ici quelques années ne sera plus qu'un lointain souvenir.

(Squik-squik-squik.) 

 

C'est ainsi que les rongeurs de la droite font leur sale boulot.

Patients.

Méthodiques.

Et toujours affamés. 

 

C'est ainsi que la majorité de "l'homme aux rats" attaque les principes républicains.

Par petites bouchées.

Par la bande.

Par l'exception amenée à devenir la règle.

 

C'est ainsi qu'ils nous grignotent. 

Peu à peu.   

Mais quoi : on va pas en faire tout un fromage, non ?

Ah… si, en fait.

 

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21/02/2008

Morale et fierté nationale à l'école : il ne sera pas dit que ce qui est bon pour les élèves ne l'est pas pour vous. Alors : êtes-vous de bons patriotes ?

 

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Hey, les aminches !

J'y ai un peu réfléchi.

Et je me suis rendu compte que vous participiez peut-être au déclin moral qui touche notre pays.

(Si, si…)

 

C'est qu'à force de faire assaut de mauvais esprit.

De persiflages divers et variés sur notre glorieux président.

Et d'utiliser "les mots comme des bombes qui ont uniquement pour objectif de détruire". 

Vous ne grandissez pas la France.

(Oui : la France, Môsieur !)

Bref : ça ne me plaît pas. 

Et il ne sera pas dit que je laisserai ce bloug devenir le paillasson sur lequel vous essuyez vos croquenots pleins d'anti-patriotisme et de morgue envers le sentiment national.

 

Un sursaut, donc.

Et j'escompte bien que vous allez vous reprendre.

Sans qu'un séjour en camp de rééducation pour terroristes intellectuels ne soit nécessaire.

D'ailleurs… nous allons y travailler.

Tous ensemble.

Pour qu'il ne soit pas dit que ces pauvres élèves du primaire soient les seuls à subir ce retour vers les fondamentaux

Qui place la morale parmi les matières essentielles de l'enseignement. 

Et va enfin inculquer aux petits sauvageons à se lever à l'écoute de la Marseillaise. 

 

Pour vous aider, j'ai mis au point un petit jeu. 

Et nous allons nous entraîner à faire de vous d'ardents citoyens de la sarkozye.

Oh : rien de très difficile.

Juste quelques images à visionner.

Parmi lesquelles j'ai placé celles qui doivent gonfler de fierté votre petit coeur de patriote. 

Et réveiller en vous la fibre nationale.

Jusqu'à vous faire vous lever, devant votre ordinateur.

Au garde-à-vous, le torse bombé et les pieds joints.

Comme ça :

 

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Compris ?

Parfait.

Allons-y.

(Attention, il y aura peut-être des pièges…) 

Premier essai :

 

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Alors ?

Oui : dos droit et machoîres fièrement serrées, le regard fixe du vrai patriote.

Bravo (c'était facile).

On enchaîne : 

 

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Donc ?

Toujours oui : talonnettes qui claquent et torse cambré devant le Guide.

(Vous n'êtes pas si mauvais que ça, en fait…)

Bien joué, on continue : 

 

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Vous n'avez pas bougé ?

C'est bien, il ne fallait pas.

Tout juste pouvez-vous cracher sur votre écran.

Histoire de bien faire.

On continue encore un peu ?

Ok, celle-ci :

 

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Alors ?

Oui encore : debout, dos fixe et bras levé.

Tant il ne vous a pas échappé que l'agité du bocage revient à la mode en ce moment.

Et que son patriotisme ranci est bien dans l'air du temps.

 

Je m'étais trompé : vous n'êtes pas si anti-France que ça finalement.

Et on va arrêter là ce jeu stupide.

Tout juste vais-je vous infliger une dernière image en forme de test final.

Histoire d'être sûr que vous méritez bien votre diplôme de bon patriote. 

Donc :

 

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Euh…

Mince…

Je suis comme vous.

Je ne sais pas s'il faut se mettre au garde-à-vous.

Dans la doute : levez-vous à moitié.

Et restez bien courbés.

Le regard fuyant et les bras ballants.

Finalement, c'est comme ça que le régime vous préfère. 

 

20/02/2008

Ravissante. Idiote. Et noire. Rien d'incompatible…

 

 

 

Il faudrait que quelqu'un lui dise.

Mais elle est si ravissante que ça briserait le coeur du plus insensible des goujats.

Et je ne connais personne qui aurait le courage de se planter en face d'elle.

De prendre un sourire compatissant.

D'accrocher son regard, pour être sûr qu'elle écoute.

De se balancer un brin sur les jambes, histoire d'assurer son équilibre.

De cambrer le dos, pour se sentir plus fort.

 

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Puis de prendre une longue inspiration.

Et de lui sortir tout à tract :

 

            "Rama, on s'en fout que tu sois noire. Par contre… euh… qu'est-ce que tu peux être conne…"

 

Ah, ben tiens… c'est fait. 

 


 

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Ps : rien de plus.

Pour tout dire, je me sens un peu fatigué.

Et j'en ai ras le pompon d'entendre les plus hauts responsables politiques accumuler des mensonges et des contre-vérités aussi évidentes, jouant avec le racisme et attisant le communautarisme. 

A l'image de cette sortie de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, dénonçant "une gauche qui s'en prend à (elle) parce qu'(elle est) noire". 

Et accusant l'opposition socialiste de remettre en cause la validité de ses diplômes en raison de sa conviction supposée qu'un "noir ne peut réussir sans tricher".

Des propos indignes et lamentables que l'excellent bloug des rédacteurs de Politis replace dans la longue lignée des idioties proférées par la ravissante péronnelle : ICI

 

Quant à moi, si j'étais un rien plus énergique, je n'aurais manqué de me gausser de telles déclarations.

Alors même que les ténors de la majorité confessent réfléchir à l'entrée de Philippe de Villiers au gouvernement (merci à Skalpa pour l'info).

Soit un authentique réactionnaire, islamophobe qui a fait campagne pour l'élection présidentielle à grand renfort de slogans ravageurs : "Vous êtes contre le mariage homo… moi aussi", "Vous préférez l'artisanat à l'assistanat… moi aussi", "Vous êtes pour l'immigration zéro… moi aussi". 

Et contre lequel, n'en doutons pas, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme prendra position.

Non ?  

 

19/02/2008

Filiation et banlieue, épisode 2 : à Neuilly, le désordre républicain éloigne les fils de leurs pères. Sans pitié.

 

 

 

Il n'y a pas qu'à Villiers-le-Bel que les rapports filiaux peuvent se trouver un brin compliqués par la force des choses.

Non : à Neuilly aussi.

Autre banlieue chaude.

Où on connaît des fils que l'ordre républicain éloigne de leurs pères. 

Un, tout au moins.

 

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Soit Jean Sarkozy, cheveux au vent et toute verve dehors, qui s'en prend à l'interventionnisme de l'Elysée dans sa cité.

Prévenant son papa président que c'est lui le chef de la cage d'escalier.

Et qu'il va falloir preuve de davantage de considération avant d'empiéter sur son territoire. 

"Notre ville, ce n’est pas une ville comme les autres. C’est une ville capable d’élire à 80% un homme, qui a été son maire, et de lui dire, quelque temps après, «Monsieur le maire, qui est aujourd’hui président, on vous aime beaucoup, mais laissez-nous choisir»", s'est ainsi emporté le caïd.

 

Bref : ça chauffe…

Et je serais vous, j'irais voir cette vidéo

Qui, pour désopilante qu'elle soit, est surtout inquiétante.

Tant elle laisse deviner qu'on a pas fini d'en chier avec la famille Sarkozy.

Et que le fils, qui se sent déjà pousser des ailes de conseiller général, n'aura aucun scrupules à tuer très vite le père. 

Quitte à se monter une conjuration vite-fait, histoire de le larder de coups de couteaux.

 

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Je sais, je sais : difficile de faire le lien entre Villiers-le-Bel et Neuilly.

Si ce n'est…

Si ce n'est que les vraies cailleras ne sont pas là où l'on croit.

 
 
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