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08/02/2008

Quotas migratoires et salut nazi : Brice Hortefeux tente de se persuader qu'il a encore une conscience ; ses supporteurs s'imaginent déjà revenus à cette époque où on saluait son supérieur en levant le bras droit.

 

 

C'est un rien dommage.

Il pourrait être tout à fait bien, le petit Brice.

S'il allait un peu au bout de ses idées.

 

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Mais voilà…

Il chouine.

Il mégotte.

Il tergiverse.

Il ergote.  

Il se retient.

Quand il devrait foncer.

Pour le salut de la France et la gloire du ministère de l'Identité nationale.

 

Que voulez-vous ?

On ne se refait pas.

Et Brices-couilles a des scrupules d'arrière-garde. 

Se prend pour un fichu droit-de-l'hommiste.

Et n'assume pas sa politique de garde-chiourme lepéniste. 

Un exemple ? 

Prenons les quotas éthniques (au hasard, hein…).

Que ce bon Brice-l'air-de-rien a évoqué à l'occasion de la mise en place de la Commission sur le cadre constitutionnel de la nouvelle politique d’immigration.

Machin chargé de "réfléchir au cadre juridique de deux réformes : la maîtrise quantitative de l’immigration et la simplification du contentieux des étrangers", explique Libération.

Le quotidien précisant que le gouvernement serait amené à fixer "un nombre annuel de migrants admis à entrer et séjourner en France, ce «quota global» pouvant se décliner «en quotas catégoriels» (par métiers)". 

 

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Rien de neuf sous le (noir) soleil sarkozyste ?

C'est vrai.

Sauf qu'il se passe ensuite, rapporte Libération, un truc vachement étrange.

Très surprenant.

Et même un peu obscène.

Oui : un très court instant, Brice Hortefeux fait comme s'il avait une conscience.

(Si, si)

Temps suspendu où il essaie de faire croire qu'il pourrait quitter son rôle d'exécutant sanglé dans l'un de ces uniformes semblables à ceux des féroces soldats teutons qui ont fait rien que mugir dans nos campagnes il y a cinquante ans.

Et qu'il aurait très bien pu consacrer sa vie à étudier les humanités pour un quelconque laboratoire de sciences-sociales de faculté plutôt que devenir ce ministre-ci. 

Bref : Brice Hortefeux tente de se faire passer pour autre.

Regardez bien…

 

Faut-il aller jusqu’à proposer des quotas par continent ou par nationalité ?», s’est interrogé le ministre."

 

Hein : le faut-il ?

Hein : s'est interrogé (benoîtement) le ministre.

Hein : quand même…

 

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Ne nous y trompons pas : cette apparente forme interrogative, sommet d'hypocrisie, en dit beaucoup. 

Autant sur ce qui sera mis en place (donc : "des quotas par continent ou par nationalité").

Que sur les apparences que souhaite préserver le ministre.

Lequel caresse sans doute le le secret espoir que cessent enfin ces nuits agitées et sans sommeil qu'il passe depuis sa nomination comme grand éloignateur en chef.

 

Heureusement…

Brice Hortefeux ne s'est pas longtemps laissé aller.

Et l'homme a vite retrouvé sa si naturelle absence de scrupules.

Laquelle fait dire à certains de mes amis que le bougre aurait pu en apprendre beaucoup à ces hauts-fonctionnaires français qui pérorèrent sur l'honneur national en des temps troublés. 

En un mot : Brice est redevenu Brice.

Affirmant fièrement "qu’il ne faut pas s’«interdire de réfléchir à une déclinaison géographique des quotas»". 

Sous entendu : attention, c'est après mûre réflexion.

Et la mort dans l'âme. 

 

Heureusement…

Certains se posent moins de questions.

Et ne tergiversent pas sans arrêt.

Tant ils ont compris que notre époque appellait des réactions catégoriques et sans compromissions.

Ainsi des trois débiles profonds.

Crétins patentés.  

Et membres de la Brigade anti-criminalité (je sais, je me répète…).

Qui ont cru malin de débouler dans un troquet d'Amiens en agitant fièrement le bras droit. 

Et en poussant de sordides beuglements nazis.

 

De ces trois déchets de l'humanité, dont on se plaît parfois à rêver que le rôle d'un véritable ministère de l'Immigration serait de les émigrer très loin de nos riantes contrées, on n'apprend pas grand-chose si ce n'est qu'ils sont membres du groupuscule néonazi White Power. 

Et que la ministre de l'Intérieur a demandé leur "suspension administrative immédiate".

En expliquant que "le comportement de ces fonctionnaires est en contradiction totale avec la déontologie de la police et son action quotidienne contre toutes les formes de discrimination".

Euh…

Eeeuuhhhhhh…

C'est une blague ? 

 

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Ces trois salopards ne sont pas, mais alors pas du tout, "en contradiction totale".

Pour la bonne raison qu'ils sont, tout au contraire, parfaitement dans l'air du temps.

Tant le gouvernement devrait savoir sait qu'en jouant du quota éthnique. 

Il souffle sur les flammes.

Attise les haines. 

Et créé ce terreau si favorable à tous les emportements animaux des gens de rien.

N'est-ce pas, Brice ?

 

07/02/2008

Quelquefois, le matin, Nicolas se réveille différent. Et ne se reconnaît même plus dans le miroir.

 

 

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Quelquefois… 

Il se réveille un brin différent.

Soulève une paupière.

Baille un petit coup.

Et se tourne à moitié sur sa royale couche.

Avec l'étrange sensation de ne pas être absolument le même que la veille.  

 

Il passe alors un bras autour des soyeuses épaules de Carla.

L'attirant à lui dans son demi-sommeil.

Avant de refermer les yeux.

En se concentrant sur l'agréable plaisir de se serrer contre une aussi jolie femme.

Et de la sentir dormir à ses côtés. 

Mais…

Cela ne suffit pas.  

Et il garde au coeur ce curieux sentiment de se sentir autre.

 

Il tente aussi de réveiller celle qui est sienne par de légers mouvements.

Petites caresses tendres et gazouillis dans le cou.

Fort de la certitude qu'un moment d'intimité avant de se plonger dans les affaires courantes, celles de la conduite de la nation (quand même… ), serait un parfait moyen pour dissiper cette impression bizarre. 

Mais… 

Elle dort à poings fermés, trop bien pour qu'il la réveille réellement.

Et il garde au coeur ce curieux sentiment de se sentir autre.

 

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Il jette alors un regard alentours.

Saisissant d'un même coup d'oeil ces détails familiers qui le rassurent chaque matin.

Ces dorures au plafond.

Ces grands miroirs imposants, disposés un peu partout. 

Et cette fenêtre aux rideaux à moitié tirés, donnant sur le si agréable parc de la Lanterne.

Vision désormais familière qui, d'ordinaire, suffit à le rassénérer. 

Façon de se convaincre que… oui : il est bien président.

Mais…

Ni les ors de la République ni la certitude de sa fonction ne suffisent. 

Et il garde au coeur ce curieux sentiment de se sentir autre.

 

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Il soulève lentement les draps.

Sortant de la couche royale pour se diriger vers la salle de bain.

Convaincu que la sensation d'étrangeté disparaîtra avec cette vision rassurante.

Lui se rasant face au miroir.

De la mousse plein la figure.

Le rasoir en action.

Et le plaisir de se regarder tout son saoûl, fort de sa propre importance.  

Cela ne rate jamais, d'habitude.

 

Il pousse la porte du vaste cabinet de toilettes.

Tend la main vers l'interrupteur tout en pénétrant dans la pièce. 

Parcours d'un même élan les quelques enjambées qui le séparent de l'évier. 

Avant de lever les yeux sur l'image renvoyée par le miroir.

Et…

Mais… 

Mon Dieu !

 

 

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Oui : certains matins, surtout quand sa cote de popularité est au plus bas, Nicolas Sarkozy se réveille marxiste.

Jours étrange où le (très) petit père du peuple n'a que les mots "usine" et "ouvriers" à la bouche.

Jusqu'à dire que "c'est (son) truc". 

 

Vous imaginez le choc… 

 

04/02/2008

Jean Sarkozy entre théâtre et politique : de l'aristocratie du nom comme principe de gouvernement et réalité sociale.

 

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Ce n'est qu'une petite dépêche AFP, reprise par Le Monde.fr. 

Evoquant le casting d'une pièce de théâtre bientôt jouée à Paris.

Enième reprise de l'un des grands succès du théâtre de boulevard, Oscar.

Monté dans les années 1960 par Pierre Mondy et Louis de Funès.

Et rejoué régulièrement depuis.  

 

Comment ? 

On s'en fout ? 

Euh… non, pas tout à fait.

Tant la dépêche de l'agence de presse traduit à la perfection un phénomène hier marginal, aujourd'hui de plus en plus courant.

 

Mais : jugez donc sur… pièces.

Voici le début de cette dépêche

"Davy Sardou, le fils du chanteur Michel Sardou, remplace Jean Sarkozy, l'un des fils du chef de l'Etat, à l'affiche de la pièce "Oscar", à laquelle il avait renoncé "après réflexion" peu avant le début des répétitions, a-t-on appris mardi auprès du service de presse (…). Prévue dès l'origine du projet, Sophie Tapie, la fille de l'ancien ministre et homme d'affaires, fait partie de la distribution."

Oui : c'est tout.

Mais c'est déjà beaucoup.

Tant il est rare que s'affiche aussi clairement le nouveau système de reconduction des élites, qu'elles soient culturelles, politiques ou économiques.  

Soit la transmission héréditaire.  

 

 

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J'exagère ?

Bien sûr que non.

Qu'ils s'appellent Jean Sarkozy, élève d'une école de théâtre et surtout grand manitou de la campagne de David Martinon à Neuilly

Davy Sardou, qui a débuté sa carrière à 10 ans en chantant auprès de son père. 

Ou Sophie Tapie, jeune fille qui a endossé quelques petits rôles à la télévision et se pique de chanter. 

Ils doivent à leur nom et au carnet d'adresse de leurs parents d'avoir sauté les pénibles étapes qui voient des milliers de candidats se casser les dents sur l'autel de leurs rêves.

Et ceci qu'ils soient doués ou non.

 

Un phénomène que l'on pourrait qualifier de peu d'importance.

Pour peu qu'on n'ait pas passé quelques minutes à lister les "filles et fils de" qui trustent les scènes médiatiques, culturelles ou politiques.

Longue énumération semblant sans fin.

Dont voici quelques noms : Vincent Delerm, Lou Doillon, Thomas Dutronc, Arthur Jugnot, Guillaume Depardieu, Julie Depardieu, Chiara Mastroianni, Marilou Berry, Aurore Auteuil, Lola Dewaere, Géraldine Giraud, Eva Green, Marie Modiano, Sophie Auster, Arnaud Lagardère, Delphine Arnault, Thomas Fabius, Guillaume Debré (promu correspondant à Washington sur TF1 au grand scandale de la rédaction), Arthur Villepin (acteur), Marie Villepin (mannequin), Thomas Hollande… 

 

Un constat poujadiste ?

Peut-être.

Sans grand intérêt ?

Peut-être aussi.

Mais pas si anodin que ça, puisque Sarkozy en a fait un principe de gouvernement.

Supprimant en bonne part, dans le cadre du paquet cadeau fiscal, l'impôt sur les successions.

Et affichant clairement sa volonté de mettre fin à un certain égalitarisme républicain.

Vague morale qui posait que la naissance une cuillère d'or à la bouche ne devait pas donner toutes les chances et sanctifier tous les espoirs.

Une initiative d'autant plus dangereuse que l'ascenceur social est en panne.


Bref : le principe aristocratique de reconduction des élites revient à grand pas.  

En même temps que la France se retrouve une famille royale, ainsi que l'illustre le camarade Birenbaum.

 

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Et ça, c'est tout sauf anodin… 

02/02/2008

Pendant que Nicolas et Carla se marient, Isabelle Balkani achète ses carottes et ses poireaux au marché. Ça, c'est de l'info, coco !

 

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On peut dire ce qu'on veut du Figaro. 

Critiquer sa proximité avec le régime. 

Et pointer son instrumentalisation par Dassault.  

Mais quand même…

Mâtin, quel journal !

 

C'est bien simple : ce quotidien est tout simplement la meilleure feuille de choux actuel.  

Statut décroché de haute lutte, et à la force des poignets, par ses obstinés journalistes.

Lesquels savent aller chercher le petit détail supplémentaire. 

Et trouver l'info qui fera la différence.

Quand leurs concurrents baissent les bras. 

Et se contentent du minimum syndical.

 

Tenez : sur le mariage du petit monier avec sa trendre envapée.

Les soutiers du Figaro.fr ont carrément pris une (énorme) longueur d'avance.

Apportant une réelle plus-value. 

Et offrant bien davantage au lecteur que ce qui était lisible partout ailleurs sur cette union célébré en catimini "au premier étage de l'Elysée". 

Soit…

(Tenez-vous bien) 

 Le témoignage…

(Je vous préviens : c'est du gros !)

De…

(Pour être honnête, ça dépote même un max !)

Isabelle Balkany !

 

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Et attention : si le tiers de l'article consacré au mariage présidentiel, platement titré Nicolas Sarkozy a épousé Carla Bruni ce matin, était consacré à la réaction de celle qui vient de recevoir la Légion d'Honneur, promotion 2008, c'était bien sûr pour une bonne raison. 

Tant l'épouse de ce paragon d'honnêteté qu'est le fieffé Patrick avait des choses à dire sur le convolage présidentiel.

Pas qu'elle ait été invitée à la cérémonie.

Oh non. 

Pour tout dire, au moment où les deux guignols de l'Elysée prononçaient le "oui" fatidique, Isabelle, révèle-t-elle au Figaro, s'était "accordée une matinée de break pour acheter (ses) carottes et (ses) poireaux au marché". 

Mais ça n'empêche pas la passionaria de Levallois-Perret de confier que le "président de la République a très bien fait d'être discret, car sinon les critiques auraient encore parlé d'instrumentalisation et de présidence «bling-bling»". 

(Oh… les gros méchants…) 

D'assurer qu'elle est "follement heureuse pour le président".

(Rien de moins…)

Et d'y aller d'un petit voeu de bonheur de circonstance : "A eux deux, je leur souhaite mille ans de bonheur", conclut-elle, s'emmêlant visiblement les pinceaux avec le Reich du même nom. 

 

Alors : je ne sais pas si le couple Sarkozy-Bruni tiendra mille ans.

Et j'ignore pourquoi le Figaro s'obstine ainsi à mettre en avant une femme, dont le seul titre de gloire est d'avoir épousé un homme incarnant à lui seul le dévoyement de la politique française.

Mais je suis sûr d'une chose : à la lecture du quotidien de Dassault, je préfère celle de ce quotidien suisse.

Qui hier publiait une interview de Méredith Duquesne, astrologue autoproclamée de Nicolas Sarkozy. 

 

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C'est que la gente dame s'est penchée sur le destin du petit monier. 

Et annonce carrément de durs moments à venir.

"Il est Verseau, soit réformateur, anticonformiste, branché. Un signe de progrès. Mais pour revenir à sa relation avec Carla Bruni, disons que ni lui ni elle ne sont équipés pour construire dans le long terme... Mais les ennuis commenceront dès cette année", parie-t-elle.

Avant de prédire le pire : "En septembre de l'an prochain, Nicolas Sarkozy traversera un passage extrêmement critique, politiquement comme personnellement. Il a de très mauvais aspects planétaires. Ce sera vraiment houleux. Alors oui, il peut s'agir d'une rupture."

Eheh…

Ça fait du bien, non ?

 

 

PS : je sais, ça ne vole pas haut…

Mais que voulez-vous ?

En ces temps troublés, on se rassure comme on peut.

Et on se raccroche à ce qu'on trouve.

 

01/02/2008

Toujours plus loin dans le foutage de gueule : Michèle Alliot-Marie ressort les (vieux) oripeaux de la lutte armée. Tant qu'on y est, vous n'auriez pas vu Raymond Marcellin traîner dans le coin ?

 

 

 

Euh… dites…

Je me demandais…

Vous n'auriez pas vu passer cet homme ?

 

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Non ?

Vous êtes sûrs ?

Vous n'avez pas croisé Ilich Ramirez Sanchez, dit aussi Carlos ou encore la grosse Bertha prolétarienne, en allant chercher votre baguette ?

Ou en achetant Libération au kiosquier du coin ?

Pas du tout ?

Je me disais aussi…

 

Tant qu'on y est (j'en profite, hein), elle non plus, vous ne l'auriez pas vue ?

 

 

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Nichts ?

Pas remarqué Brigitte Mohnhaupt, ex-membre, toujours vivante (ils ne sont pas lourds à avoir survécu), de la Fraction Armée Rouge, au supermarché en bas de la rue ?

Ni accordé vos pas sur les siens lors d'une quelconque manifestation gauchiste ?

C'est bien ce que je pensais… 

 

Un dernier : lui non plus, vous ne l'auriez pas entrevu ? 

 

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Nada ?

Pas de trace de Jean-Marc Rouillan, ancien militant d'Action Directe, au comptoir de votre bar favori ? 

Ni sur la piste de danse de votre discothèque préférée ?

Je m'en doutais un peu…

 

Où je veux en venir ? 

Oh, c'est juste histoire de vérifier.

De m'assurer que je ne suis pas en train de rater la renaissance de la lutte armée.

Et le nouveau grand soir du boum-boum prolétarien.

Lesquels ne sauraient tarder, à en croire la première fliquette de France, interviewée par le Figaro

Michèle Alliot-Marie assurant que le retour du terrorisme d'extrême-gauche est "incontestable". 

 

Disons-le tout net (au risque de décevoir ceux qui se rêveraient en nouveaux Baader) : notre sémillante ministre de l'Intérieur n'est pas très convaincante. 

Et elle piétine même pas mal dans ce qui est à la fois un exercice d'auto-promotion, destiné à montrer que son champ d'intervention ne se limite pas aux mini-motos.

Et un pitoyable tour d'horizon des supposés dangers terroristes, occasion d'enfiler les perles et les vagues généralités comme à la parade.

En un mot : la mère Michèle mélange tout et n'importe quoi.

 

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Sous le titre "Je veux mettre fin à la menace terroriste", MAM pérore ainsi sur le danger de groupes liés à al-Queida, prêts à s'en prendre à nos expatriés comme à perpétrer des "attentats sur notre sol". 

Dit sa volonté d'accroître les contrôles sur le net, où il faut que "nous puissions arrêter la propagande terroriste, découvrir les réseaux opérationnels, remonter jusqu'à eux et les empêcher de nuire".

Et brode sur l'éternel ennemi de l'intérieur.

Ces "fanatique isolés et fragiles", "kamikazes en puissance" ( et quelquefois bagagistes à Roissy) attendant avec gourmandise le moment idoine pour ôter leurs masques de braves citoyens et mettre la France à feu et à sang en plaçant des bombinettes partout. 

Un risque à ne pas prendre à la légère : il "y a quelques mois un islamiste (a été) interpellé par la Direction de la surveillance du territoire dans l'est de la France", explique la ministre.

Oui : "un" !

Et "il y a quelques mois".

Autant dire que la menace se précise sévère…

 

Et l'extrême-gauche, me direz-vous ?

J'y viens.

Car après avoir épuisé le filon du danger islamiste, la ministre de l'Intérieur nous ressort un vieux fantôme des placards.

Autre ennemi de l'intérieur, sentant férocement la naphtaline et qui n'avait pas servi depuis les années 1970.

Soit "les risques d'une résurgence violente de l'extrême gauche radicale".

Phénomène sur lequel la ministre n'a strictement rien à dire.

Si ce n'est que "nul ne peut le prévoir".

Que "la situation évolue extrêmement vite".

Et qu'il concernerait… "quelques dizaines d'individus".

Bref : le flou le plus total. 

Ou l'art d'ériger deux gugusses et trois clampins en danger national.

 

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On pourrait gloser sur ce retour de la lutte armée, ressorti comme un lapin d'un chapeau par une ministre en perte de vitesse.

En rire.

Et ne pas y accorder plus d'importance que ça.

A moins qu'on ne préfère s'étonner de voir l'extrême-gauche rejoindre les fanatiques islamistes au panthéon des ennemis à combattre.

En un rapprochement qui doit tirer de larges soupirs de contentement à Philippe Val, petit mogul de Charlie Hebdo et nouvel imprécateur des facismes verts et rouges.

A moins aussi qu'on ne s'irrite de l'obstination de ce gouvernement à tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.  

Quitte à ériger en danger des phénomènes inexistants.

Et à tout faire pour stigmatiser une extrême-gauche qui n'a pas lâché l'affaire. 

Et s'entête encore à lui mettre des bâtons dans la roue.  

 

Tiens au fait…

Tant qu'on y est…

Vous n'avez pas vu Raymond Marcellin ?

J'ai entendu dire que le fantôme de cet autre ministre de l'Intérieur, jamais fatigué de faire la chasse aux gauchistes, traînait de temps en temps dans le coin…

 

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31/01/2008

Mais oui, voilà la solution ! Que les détenu(e)s meurent à petit feu, comme des chiens. Et Rachida Dati n'aura même plus à s'emmerder à prouver la constitutionnalité de ses projets de loi.

 

 " Oui, Madame !
Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir
Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol d'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil
Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
Mesrine

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
Mesrine

 
Il tourne, il tourne, et tournera toujours,
Mesrine
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Mesrine
Il tombera à terre et se laissera crever."

Trust, le Mitard.  (*)

 

 

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(**) 

 

 

On peut reprocher beaucoup de choses à Rachida Dati. 

Harpie en jupon branché qui aurait fait une très bonne ministre de la Justice sous un certain (et lointain) reich allemand.

Ambitieuse sans scrupules prête à piétiner de ses bottes élégantes les principes les plus élémentaires du droit.

Parfait petit soldat de la cause sarkozyste, aussi peu respectueuse de l'histoire de notre pays qu'amoureuse de son image sur papier glacé. 

Froide égocentrique habituée à mener à la baguette ceux qui la servent et à briser ceux qui la desservent.  

Intelligente carriériste dont le coeur a un temps balancé, avant qu'elle ne choisisse son maître et ne trouve son marche-pied pour le pouvoir. 

On peut… 

 

Mais il y a une chose qu'on ne peut nier à Rachida Dati.

Elle s'accroche.

S'entête contre vents et marées.

Et ne lâche rien, sûre de son combat et droite dans ses bottines de luxe.  

Quitte à nier la réalité.  

Hier, elle s'est ainsi refusée à se ranger à l'avis de la Commission des lois de la haute assemblée, qui avait pourtant décidé de lui faciliter la tâche en aplanissant les dispositions les plus illégales de son texte.

Prête à dire tout et n'importe quoi pour nier que la rétroactivité de son projet de loi de rétention de sûreté contrevenait à la Constitution. 

De l'argument un brin absolutiste : "J'insiste pour que le principe d'une application immédiate de la nouvelle loi soit maintenu dans ce texte."

Qu'elle a sans doute accompagné d'une moue de petite fille en colère.

Et du claquement des talons de celle qui entend que sa volonté fasse loi. 

Au justicatif complétement fallacieux : "Il s'agit que, pour un même niveau de dangerosité, deux criminels soient traités de façon identique. La date de leur condamnation ne justifie pas de différence de traitement. S'ils réunissent les conditions, ils doivent tous deux pouvoir être placés en rétention de sûreté."

Un argumentaire si débile qu'il devrait suffire à nous faire descendre dans la rue.

Tant le rôle d'une ministre de la Justice est de garantir les principes du droit français.

Et non de chercher tous les moyens pour les réduire en charpie.

 

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                                                                                                              (***)

 

 

Qu'importe : la ministre ne s'en laisse pas conter.

Même si elle fini son intervention en se rangeant à l'avis de la Commission des lois.

Réclamant un "dispositif transitoire" à défaut d'obtenir pleine et entière satisfaction sur la rétroactivité.

"Après l'entrée en vigueur de la loi, il faudra que la cour d'assises prévoie l'éventualité d'une rétention de sûreté en fin de peine."

En un dernier bras d'honneur fait aux textes fondateurs de la République.

Et puis…

 

Et puis, Rachida Dati s'est offerte un petit plaisir.

Celui de dire combien comptaient peu les oppositions.

Et les critiques des rétifs à son projet. 

En donnant une première date de mise en oeuvre pratique pour une loi qui n'est pas encore adoptée ni promulguée. 

Annonçant qu'au terme d'une "bonne coopération" entre son ministère et celui de la Santé, "le premier centre socio-médico-judiciaire sera ouvert à titre expérimental au sein de l'hôpital de Fresnes dès le 1er septembre 2008".

Soit dans à peine six mois.

Bref : c'est comme si c'était fait. 

Et les ronchons n'ont qu'à remballer leurs états d'âme.

Les fichus droits-de-l'hommistes remiser leur bonne conscience.

 

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A la prison de Fesnes, dites-vous ?

Oui.

C'est marrant.

(Enfin : façon de parler…)

C'est dans cette même prison que Lucilia, 28 ans, vient de crever (il n'y a pas d'autre mot) dans les conditions les plus abjectes.

Animal qu'on a laissé mourir à petit feu dans sa cellule. 

Malgré ses cris et ses appels à l'aide.  

Sans même accorder à cette jeune mère de famille le droit le plus élémentaire à une visite médicale.  

 

Le scandale est si poignant qu'il a pris la poudre d'escampette.

Au lieu de rester confiner, comme à l'habitude, dans l'espace délétère de la prison.

Sautant les hauts-murs des cours d'enceinte et passant outre les blocages d'une administration obtuse.

Pour éclater à l'air libre. 

Histoire de rendre à Lucilia un peu de l'humanité qu'ils lui ont nié.

 

La chose ne s'est pas faite toute seule.

Evidemment.

Ce sont des co-détenues de la jeune femme qui ont encouru les brimades des matons pour dire à l'extérieur. 

Ce qui s'était passé à l'intérieur.

Prenant la plume et rédigeant une lettre collective.

Que voici : 

 


"Chers amis et camarades,

C’est un cri de colère, de douleur et d’alerte que nous vous transmettons suite au décès de Lu SEMEDO DA VEIGA, prisonnière, âgée de 28 ans, mère d’un enfant de 11 ans.

La prison tue. Depuis le mois de novembre, Lu se plaignait de maux de tête, de nausées, de vertiges. Elle en faisait part au service médical en recevant comme seule réponse du .... Doliprane. Lu n’était pas de caractère à « jouer la comédie », elle continuait à travailler tout en disant qu’elle se sentait de plus en plus malade et ça se voyait. Tout le monde le voyait, le personnel pénitentiaire, l’infirmière, les médecins.

Trois mois se sont écoulés jusqu’au 18 janvier. A 4 heures du matin son mal de tête devient insupportable, Lu n’est plus capable de bouger et répond à peine. L’après midi précédent, elle avait signalé à l’infirmière l’aggravation de son état et demandé d’être hospitalisée). A 4 heures du matin, donc, sa co-détenue appelle la surveillante, laquelle décide, sans ouvrir la porte, que Lu pourra attendre jusqu’à l’ouverture des cellules du matin. Lu sera hospitalisée à 14 heures de l’après-midi après avoir subi un arrêt cardiaque et avoir été réanimée en prison. Nous avons appris son décès à l’hôpital le 22 janvier. Nous avons rendu hommage à Lu le soir même, à la manière des prisonnières, avec un « concert » de casseroles tapées sur les barreaux et les portes.

Dénoncer le refus de secours à une personne en danger est la moindre des choses. Ce n’est pas un accident. C’est une infraction pénale ! Mais encore, quand a-t-elle commencé cette infraction pénale qui s’appelle refus de secours, à 4 heures du matin ? Ou alors, pendant les mois où Lu a été laissé en souffrance et son état de santé a été laissé se détériorer dans l’indifférence ?

Il y en a beaucoup d’entre nous affectées par des problèmes de santé sérieux, qui sont traitées avec la même indifférence, négligence. Et la totalité des prisonnières quand elles s’adressent au service médical, sont exposées au traitement et réflexions méprisantes, et le secret médical n’est pas garanti.

Nos corps enfermés, nos vies son laissés au bon vouloir, à la « sensibilité » ou au contrariété du personnel pénitencier et médical, dont la déontologie est « cibler les détenues qui jouent la comédie » et sanctionner celles qui sont peu ou moins soumises. La mort n’est pas égale pour tous. Celle des détenus est du... laissé pour compte. Voilà la prise en considération de l’être humain à l’heure des programmes de « humanisation des prisons ». La réalité est que la prison reflète la société. Dans notre société qui se dit consensuelle, la prison offre au corps de quoi s’occuper : travail surexploité, ateliers divers, formations, activités à souhait. Tant mieux. Mais la prison, comme toute institution totale, produit plus de malaise que celui qui a entraîné les personnes à commettre les infractions.

Quelles débouchées, alors ? La réinsertion, bien sûr : chacun son « réinséré » là d’où il vient ! Dans le rôle social qui lui est assigné ! Et encore plus méprisé et « habitué » à la méprise.

Autrefois on disait « les prisons, base de luttes ». Cela n’est pas toujours possible dans l’histoire des sociétés. Ce n’est pas pour autant que nous arrêterons de dénoncer les pratiques de méprise de la dignité.

Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sur la mort de Lu et sur le service médical de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes."


 

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Bien sûr : rien ne permet de relier ce drame au projet de loi voulu par Nicolas Sarkozy, Rachida Dati et leurs sbires de peu d'humanité.

Et rien ne permet non plus de dire que la rétention de sûreté, immonde enfermement arbitraire, sera la même chose que cette mort à petit feu, dans l'isolement d'un cachot et l'abandon de tous. 

Rien…

Rien ? 

Vous êtes sûrs ?

 

 

(*) Cette chanson de Trust a été conçue comme hommage à Mesrine. 

Mais elle touche si juste qu'elle dépasse sa cible.

Et vaut requiem pour tous ceux qui sont morts en prison.

Soumis à cet arbitraire carcéral français que tous s'accordent à décrire comme indigne d'une démocratie.

 

Quant à Trust.

Nul doute que le groupe, du temps de sa grandeur, aurait botté les fesses de Rachida Dati comme elle mérite.  

Dommage : nul les a vraiment remplacés.

 

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(**) Les deux visions stylisées de Rachida Dati ont été piquées sur le blog Rimbus.

Que son tenancier en soit remercié (même si je ne lui ai pas demandé son avis…) 

 

29/01/2008

L'opposition permanente, maladie infantile de l'anti-sarkozysme ? Oui. Et je fais mon mea-culpa : Nicolas Sarkozy est capable de tenir certaines de ses promesses. Tenez : sur les sdf…

 

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Ah ça…

On me l'a seriné sur tous les tons. 

Et je l'ai assez entendu.

Ce diagnostic d'oppositionnite aïgue. 

 

Un refrain qu'on m'a chanté maintes et maintes fois.  

Style : "Oui, oui, c'est gentil, ton bloug… Mais tu n'as pas l'impresssion de tout voir par le mauvais côté de la lorgnette ?"

Euh…

Ou encore : "Marrant, ton machin. Sauf que c'est un peu répétitif : tu craches sur tout, c'est chiant."

Euh-euh…

Et même : "A force de taper sur Sarko sans cesse et sans arrêt, tu finis par conforter ses supporters les plus fervents. Il faudrait davantage de neutralité et moins de manichéisme."

Euh-euh-euh…

 

Autant vous le dire tout de suite : ce genre de remarques avait toujours eu le don de me mettre en boule. 

D'abord parce que c'est mon bloug.

Et que j'y fais ce que je veux.

(Quand même…)

Et surtout parce qu'il me semblait évident que toute personne douée d'un minimum de jugeotte et d'esprit critique ne pouvait que pointer les mêmes travers et dénoncer les mêmes transgressions que celles qui me choquaient.

Et puis…

 

Et puis, j'ai réfléchi.

Je me suis remis en cause.

Et j'ai changé.

 

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Oui !

Je vous le dis : en vérité, j'ai changé, chers amis !

Oh, pas depuis longtemps : ça m'a pris cette nuit, comme une mauvaise grippe.

J'ai mal dormi.

Et je me suis réveillé différent. 

Plus neutre.

Plus objectif.

Et tout à fait disposé à voir désormais les bons côtés du sarkozysme.

(Si, si : il y en a…)

 

Bref : s'alignant sur l'évolution du taulier, ce bloug va prendre un visage radical.

Devenir moins démagogique et partisan. 

Et gagner en crédibilité.

Alors, je sais : ça va grincer des dents.

Protester dans quelques chaumières.

Et crier à la trahison dans quelques autres.

Mais enfin : il était temps que je grandisse.

Et j'ai décidé que je n'avais cure des critiques ou des mauvais procès.

 

Un gage de mon changement ? 

Facile.  

Pas plus que tard ce matin, après m'être réveillé opposant constructif plutôt que dénonceur enragé, le bide un peu en vrac et l'haleine lourde (oui, une transformation si rapide de l'organisme ne peut que peser sur l'estomac), j'ai lancé mon ordi.

Ouvert un site au hasard.

Et cliqué sur le premier article venu.

Et bien… devinez quoi ?

Ça a marché : j'ai réussi à voir le bon côté des choses.

 

Remarquez : c'était facile.  

Puisque le papier traitait de l'une des premières promesses de Nicolas Sarkozy que celui-ci avait l'air décidé à respecter. 

Soit l'engagement ferme et définitif (croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer…), pris lors d'un meeting de campagne dans les Ardennes en décembre 2006, que "plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir d'ici deux ans" s'il était élu président. 

"Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui se trouvera remis en cause", avait-il claironné. 

Touchant, non ?

Oui…

 

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Bon : comme vous le savez, il a été élu.

(Si, si…)

Deux ans presque se sont écoulés.

Et cette promesse de campagne est en passe d'être tenue.

Ce que révèle le site Rue 89.

Expliquant que, parallèlement au rapport Pinte sur les SDF rendu aujourd'hui, le gouvernement songe à d'autres solutions pour régler définitivement le problème des sans -abris.

Beaucoup plus efficaces, celles-ci.

Jugez donc : "Nous nous sommes procuré un "projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure", estampillé du dudit ministère. Son article 43 porte sur "l'occupation abusive et irrégulière du domaine public". C'est cet article qui prévoit de rétablir une peine de "six mois d'emprisonnement et 3750 euros d'amende" pour tout sans abri qui continuerait à occuper la rue", avance l'article, intitulé Le délit de vagabondage va t-il être rétabli ?

Et son auteur de noter que "la police pourrait saisir la tente ou le duvet du sans abri qui se sera, par exemple, installé sous un pont. Et selon ce texte, dormir dans la rue est passible d'emprisonnement". 

 

En un autre temps (hier, par exemple), je me serais insurgé. 

Hurlant contre ce qui est une évidente preuve de déguelasserie sarkozienne.

Mais…

Depuis que j'ai changé, je sais voir par-delà les apparences.

Et comprendre le bon côté des choses.

Car enfin…

S'ils sont en prison, ils ne "dormiront plus sur le trottoir", n'est-ce pas ?  

Et ils auront "un toit lorsqu'il fait froid", non ?

Sans compter que la soupe sera gratos.

Et qu'il sera possible de prendre une douche chaude une fois par semaine.

Le bonheur… 

 

Pas convaincus ?

Ça viendra.

Et vous aussi, vous finirez par vous convertir.

Patience… 

 

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(Euh… le plus tôt serait le mieux, parce que je me fais un peu chier tout seul… En plus, je ne suis pas trop rassuré : depuis j'ai changé, il y a plein de gens chelous autour de moi et une vague puanteur flotte dans l'air. Ça craint un max…)

 

28/01/2008

C'est peut-être l'anniversaire de Sarkozy. Mais ça va surtout être notre fête…

 

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Et oui : même lui…

Après tout, il a bien le droit de fêter son anniversaire.

Quand même…

 

Attention : rien de grandiose au programme, aujourd'hui, de la célébration des 53 ans de notre bateleur en chef.

Ni fastueuse réception prévue dans le parc de l'Elysée.

Ni concerts privés de Johnny et Barbelivien, chantant "Happy birthday, mister president" d'une voix suave et sexy.

Ni bref séjour sur un yacht ami.

Non : les bougies seront soufflées en toute simplicité.

 

Comment je le sais ?

Qu'importe la façon dont j'ai eu l'info.

Mais apprenez qu'après avoir un temps envisagé de retourner chez Mickey.

Et de fêter son anniversaire à Eurodisney.

Le petit monier a finalement décidé de célèbrer cette année supplémentaire chez…

 

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Oui : chez McDonald's.

Le choix du coeur.

Tant notre tambour-major a été séduit par l'offre du fast-food.

Et convaincu par sa campagne de promotion.

"C'est génial, un anniversaire chez McDonald's. Vous avez envie d'offrir un splendide anniversaire à votre petit coquin ou votre petite coquine ? Avec une table pleine de couleurs, des chouettes cadeaux et une fête sur des rythmes endiablés en compagnie de ses petits camarades ? Ça tombe bien : la musique est le nouveau thème des fêtes d'anniversaire de McDonald's."

Ben oui : "petite coquine" et "la musique".

De quoi séduire notre royal amoureux.

 

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Ne reste plus qu'à espérer qu'il se brûle aux bougies.

S'étouffe avec le gâteau.

Et s'étrangle avec le champomy.

 

Sinon ?

Sinon, on n'a pas fini d'en prendre plein la tronche.

Tant le bougre n'est pas décidé à lever le pied.

Ce que souligne l'espiègle Nadine Morano, expliquant au Parisien qu'il "va continuer, comme il le dit souvent, à fond".

Tandis que l'intéressé, se félicitant d'avoir été nommé "homme de l'année" par les Chinois et "par le journal espagnol El Mundo" (ça pète…), a profité de son voyage indien pour redire, en un discours à la communauté française, toute l'importance qu'il attachait à la réforme de la justice.

Se réjouissant d'abord que "les peines planchers -oui, cela a protesté un peu, mais, écoutez, vous connaissez des moments où l'on ne proteste pas en France, mais cela a changé quoi la protestation, rien du tout- dont on disait qu'elles ne correspondaient pas à la société française, vous savez, que les multirécidivistes soient plus fortement condamnées. Cela a été voté".

(Autant pour les protestations : rien ne sert de se fatiguer…)

Avant d'ajouter : "Je dis d'ailleurs, à Rachida, que le texte qu'elle défend au Sénat sur la peine de sûreté sur les serials-killers ou les serial-violeurs, qu'ils ne ressortent pas une fois la peine effectuée parce qu'ils sont dangereux. Je me battrai pour faire passer ce texte. Je ne laisserai pas des monstres en liberté dans notre pays. (…) J'ai été élu, d'abord, pour penser aux victimes."

(Autant pour les victimes, qui n'en demandaient pas tant…)

 

Rien de neuf ?

C'est vrai.

Si ce n'est que Sarkozy a su se faire touchant à la fin de son discours.

Concluant par ces mots  : "Vous pensiez que j'allais parler de mon anniversaire et bien c'est raté. Mais si en plus, vous voulez me souhaiter un anniversaire, pensez à moi lundi !"

Alors… je ne sais pas ce qu'il en est pour vous.

Mais je voudrais dire à Nicolas que je pense à lui aujourd'hui.

Fort…

Très fort…

 

La preuve : j'ai même songé à des cadeaux.

Rien de bien folichon, juste des petites bricoles qui pourront lui servir.

Soit un code pénal.

Pour qu'il arrête de dire n'importe quoi sur la justice.

 

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Et un Bescherelle.

Pour qu'il apprenne enfin à parler correctement français dans ses discours.

 

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Ce n'est pas gentil, ça ?

Si, je sais.

Alors : on dit merci qui ?

 

26/01/2008

Histoire de se relancer dans la course à la direction du PS, Ségolène nous rejoue le coup de la femme trompée. Pourquoi se priver ?

 

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Euh…

C'est un peu délicat…

Mais : je peux me permettre une ou deux questions un chouia indiscrètes ?

 

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Oui ?

Cool.

Donc : certains d'entre vous, honorables lecteurs et lectrices, vivent en couple, n'est-ce pas ?

Oui ?

Je m'en doutais.

Formidable !

(Si, si)

 

Euh…

Tant que j'y suis…

 

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Dans le tas (façon de parler) des casés, je ne doute pas qu'il y en a dont le couple a récemment connu quelques rebondissements, heurts ou péripéties, non ?

Oui ?

J'en étais sûr.

Fantastique !

(Si, si)

 

Où je veux en venir ?

Tout bête, j'ai une proposition à vous faire.

Basée sur une idée simple : pour peu que vous ne répugniez pas à évoquer dans le détail et en public les secrets de votre couple, un brillant avenir politique s'ouvre à vous.

Que ce soit à droite.

Ou à gauche.

(On s'en fiche)

 

Pas convaincu ?

Vous avez tort.

Tant en ce moment fourmillent les exemples d'hommes politiques relançant leur carrière en évoquant leurs petits et grands secrets d'alcôve.

Enfin… fourmillent… j'exagère un brin.

Disons qu'il n'y a encore que deux champions en la matière.

Ce qui laisse pas mal de place pour d'éventuels nouveaux prétendants à la je-me-présente-à-un-mandat-ou-à-des-responsabilités-politiques-mais-comme-je-suis-sûr-que-les-électeurs-s'en-contre-balancent-je-vais-plutôt-vous-parler-des-petites-tromperies-et-des-grandes-passions-qui-agitent-mon-ménage.

 

Deux champions, donc.

A ma droite : le tombeur en rollex et talonnette.

 

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Qui, depuis qu'il a mis la main sur la (jolie) soporifique de la chanson française, n'en peut plus de regarder les photos de son idylle innonder les médias du monde entier.

Assez malin pour savoir qu'aussi longtemps qu'on évoquera son amourette de bas-étage, personne ne s'intéressera réellement aux lois scélérates qu'il fait passer.

Tant, malgré leur prétendu désintérêt pour la chose, les Français adorent scruter cette union présidentielle.

Bref : du pain (bénit) et des jeux (amoureux).

Tout bénef…

 

Et à ma gauche ?

 

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A ma gauche : la péronelle de Melle.

Manipulatrice experte à faire passer les sordides secrets de sa vieille histoire avec le (moins joli) soporifique du parti socialiste pour des informations dignes d'intérêt.

Et qui ressort l'histoire de son couple à la Une des médias à chaque fois qu'elle veut revenir au premier plan politique.

Eternel coup qu'elle joue avec une régularité désarmante tous les six mois.

Et qu'elle a choisi de rééditer aujourd'hui, à l'occasion de son passage chez le (pas joli du tout) soporifique présentateur Michel Drucker.

Emission annoncée à grands renfort d'articles mettant en avant cette énième confession conjugale.

Soit…

(Tenez-vous bien)

… cette révélation incroyable : "J'ai été trompée", claironne Ségolène Royal.

Avant d'ajouter : "Et pendant lontemps."

(Si, si)

 

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Autant dire que ça va pleurer sec dans les chaumières.

La noble dame de Melle ayant même réussi à émouvoir Michel Drucker.

Lequel n'a pu s'empêcher de préciser, après l'enregistrement, que c'était "l'une des émissions les plus fortes" qu'il ait jamais réalisé.

Sans avoir l'outrecuidance de mentionner que cette énième mise en scène de l'adultère tombait, pour la femme "trompée", fort a propos dans la course à la direction du PS.

Parce que bon…

Quand même…

Faut pas déconner, non plus.

 

Bref.

Je ne sais pas ce que vous en pensez.

Mais je ne peux m'empêcher de noter que dans cette course effrénée à l'instrumentalisation de la vie privée, il reste des créneaux à exploiter.

Que ce soit au Modem.

Où François Bayrou n'a toujours pas révélé s'il forniquait encore avec sa tendre épouse.

Au Parti Radical Valoisien.

Où Jean-Louis Borloo ne se presse pas de raconter combien l'abus d'alcool peut être nuisible aux relations sexuelles.

Ou bien à la LCR.

Où Olivier Besancenot se refuse encore à révéler s'il lui arrive de livrer le courrier en tandem.

Hein ?

 

Et je me dis aussi.

Juste comme ça…

Que le premier militant venu, même totalement inconnu au bataillon, a toutes les chances de rafler la mise.

Pour peu qu'il conte en public ses crapuleries sentimentales ou ses déceptions amoureuses. 

C'est vrai : je suis sûr qu'il y a là de quoi se faire un nom.

Ainsi que pas mal de fric.

Alors…

Ça ne vous tente pas ?

 

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